Les Terres Suspendues vous accueillent ...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Dim 6 Nov - 14:23

Aujourd'hui il pleut. Ce n'est pas que ça fasse grand chose, non. Ce n'est n'est même pas que ça puisse intéresser. Les gouttes tombaient dans l'éclat matinal, une à une arrachées au ciel. C'étaient autant de larmes pour laver les pêchers de la terre, il pleuvait énormément à Kerdéreth en ce moment. Les rapports qu'on lui avait fait parvenir d'Évola avait laissé entrevoir à la souveraine qu'il n'y avait jamais autant plu. Le désert qu'était en général la steppe aux alentours de la ville s'était brusquement métamorphosée en un marécage inextricable. Elle avait dû faire quérir des ensorceleurs pour que la route qui reliait la ville marchande à l'extérieur soit imperméabilisée, aplanie, et qu'elle change de niveau avec les crues et les décrues pour toujours se maintenir au-dessus de la boue qui composait à présent le paysage. Riéza avait heureusement était protégée de ce désagrément grâce aux fossés qui entouraient la ville et qui s'étaient promptement métamorphosés en douves. Néanmoins, elle restait inaccessible par la route, et les ravitaillements qui venaient des campagnes approvisionner chaque semaine la capitale n'étaient toujours pas arrivés.

Les volets claquent contre les murs. L'un des valets a oublié de les attacher. Le ciel est voilé par les nuages, et une chape de buée s'est répandue sur les carreaux. Myriam était assise dans un fauteuil confortable, elle allait parfois vérifier si le temps s'améliorer, quoiqu'on entendit encore la pluie battre les vitres. Alidane, elle, lisaient un essai philosophique que lui avait vivement recommandé le baron d'elle ne savait plus où qui étaient venu « lui rendre visite » la veille au soir. La thèse reposait sur les raisons en faveur de l'anéantissement des Guides. Myriam disait qu'elle trouvait ce livre ennuyeux. Ce pourquoi elle s'était d'abord consacré en début de matinée à des travaux de nettoyage, selon elle bien plus enrichissants. Elle avait longuement discouru, dans l'espoir d'échapper au bruit des gouttes, quant au fait que les balais du palais étaient défectueux, arguant que le manche était trop court. Si la personne à laquelle elle avait parlé n'avait pas été sa souveraine, elle l'aurait prouvé, démonstration à l'appui, en le lui mettant entre les mains. Mais comme sa Majesté lui lançait un regard réprobateur, elle avait fini par abandonner l'idée.

C'était loin d'être passionnant. Elle luttait au fil des lignes pour ne pas sombrer dans le sommeil. « Les archives du VII°... Les archives... confirmaient cette hypothèse... le grand embarquement. »
Quoi ? Elle reprit le paragraphe depuis le début. Ah oui. La fuite des Guides, l'attaque qu'avaient menée ses prédécesseurs en Équalza. Oui, les Guides avaient auparavant voulu voler elle ne savait quoi dans ce qui était à présent son royaume. Ses connaissances, très étendues, en histoire, avaient décidé de lui jouer des tours aujourd'hui car elle n'arrivait pas à se souvenirs des événement dans leur intégralité.


Myriam, vous souvenez-vous d'un passage d'histoire sur le grand embarquement ? Qu'avaient volé les Guides à Kerdéreth pour que les Guardiens les attaquent ?

Vous devriez le savoir votre Majesté, votre mère...

N'est plus là et je t'ai posé une question.

Le ton était brutal, même si la reine n'y avait pas prêté attention. Myriam devait répondre, on lui en avait donné l'ordre.

Un joyau précieux. Il a été perdu par la suite.

Vraiment rien de passionnant... comment quelqu'un avait-il pu écrire ceci ? Enfin, cela aurait au moins le mérite de lui faire un peu de propagande. Alidane compta le nombre de pages restantes. Découragée, elle préféra fermer le livre. En face d'elle, Myriam avait commencé à coudre un mouchoir. La souveraine savait que sa fille avait mis au monde un quatrième enfant, ce mouchoir devait être pour lui.
Mais rapidement, sans aucune occupation, Alidane s'ennuya. Et la pluie n'arrangeait rien. Elle tenta d'abord de compter les gouttes d'eau sur la vitre, puis chercha à déterminer quel serait le dessin que sa suivante cousait sur le tissu.


Qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui déjà au château ?

Et bien vous avez organisé une réception ce soir en l'honneur de l'expédition que vous avez organisé la semaine dernière, le ravitaillement ne devrait pas tarder à arriver, et l'intendant se charge des audiences en ce moment.

Il y en a beaucoup des audiences ?

Un certain nombre...

Sur ce, sortant de son état proche de la somnolence, Alidane se leva et se prépara à quitter la pièce.

Mais que faîtes-vous Mademoiselle ?

Je vais reprendre les audiences !

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Ven 11 Nov - 23:48

Les audiences menées par Alidane Dextrae étaient particulièrement craintes. Déjà qu'une simple audience à Kerdéreth donnait des frissons à bien plus d'un homme, le simple visage de la reine suffisait à faire régner une ambiance pesante, comme si la mort passait au dessus des prévenus dans la salle. Un ange, les fers aux poignets, était tenu à genoux au fond de la pièce. Il ne cessait de marmonner « que sa souveraine libérerait un jour toutes les âmes prisonnières de l'emprise de la reine des Gardiens », ce qui lui valait les coups de fouets de son geôlier. Un peu plus loin, contre une colonne, deux enfants étaient maintenus sous la surveillance d'un garde, tous deux à même le sol et pelotonnés l'un contre l'autre. Lorsqu'elle entra dans la pièce, et comme elle les voyait si sales, Alidane craignit qu'ils puissent souiller le sol qu'elle faisait entretenir avec tant de fermeté et les fit lever. Une jeune femme, qu'elle reconnut comme l'une de ses domestiques, baissa les yeux en croisant son regard ; elle aussi était enchaînée. Elle s'enquérit aussitôt de ce qu'elle avait fait pour apprendre de la bouche du seigneur qui la retenait prisonnière qu'elle avait tenté de voler dans les cuisines et qu'il l'y avait suppris.

Soit, vous n'avez qu'à la faire pendre.

La petite devint blanche comme le marbre. Ses jambes tremblaient nettement et la faisaient vaciller. Sa respiration se fit heurtée alors que les larmes lui montaient au yeux. Alidane était juste en face d'elle mais gardait son regard fixé sur le seigneur... comment déjà ? Ordénor ? Quelque-chose du genre. Elle savait qu'il était vampire pour l'avoir appris d'un comte qu'il l'avait lui-même appris d'un duc dont la femme lui avait répété qu'une amie de sa connaissance l'avait découvert. Le regard dépité qu'il avait eu à l'annonce de la sentence et celui qu'il portait sur la jeune fille ne laissait aucun doute sur ses intentions.

Oh nous ne sommes pas obligés d'en arriver à de telles extrémités...

Il se passa la langue sur les lèvres. Alidane eut brusquement la nausée, d'autant plus que son corset était vraiment trop serré. Cet homme était un malade, ni plus ni moins. Elle avait déjà entendu de multiples plaintes à son sujet. Et pire que tout, il réfutait certaines de ses lois sur son territoire et faisait baisser la population de sa région de manière éloquente. Cet homme était une plaie, ni plus ni moins.

Je pourrais plutôt vous en débarrasser à la prenant à mon propre service...

Alidane imaginait aisément quel genre de service elle pourrait lui rendre. À quelques pas, elle avisa la pile des armes confisquées aux prisonniers. À l'autre bout de la salle, son intendant avait suspendu l'audience qu'il menait quand il l'avait vue et l'observait à présent sans s'arrêter. Elle retourna son attention sur les deux personnes qui lui faisaient face. La jeune domestique tremblait toujours mais était moins pâle. La pauvre ne savait pas à quoi elle devait s'attendre... Elle regardait toujours ses pieds. Peut-être pensait-elle que si elle croisait les yeux de la suzeraine elle mourrait instantanément (ce qui n'était pas très loin de la vérité). Alidane lui trouvait un peu l'air d'une poupée de cire, de celles si fragiles que l'on voyait parfois, si fragile qu'on pense qu'elles vont se briser sous le poids d'un simple regard.

Faîtes-en ce que vous voulez. Je n'y attache guère d'importance.

La gamine eut un hoquet de soulagement. Non, elle ne savait décidément pas à quoi elle devait s'attendre. Si la souveraine avait été charitable, elle l'aurait faite pendre sur le champ plutôt que de la livrer à cet énergumène, toutefois ce n'était pas le cas, et elle avait une toute autre idée en tête. Pendant que le seigneur « peut-être Ordénor », lui confiait à quel point elle avait fait le bon choix (ce qui aurait pu l'irriter) sans même porter les yeux sur elle, elle s'éclipsa un court instant pour se saisir d'un couteau de cuisine dans la pile des armes confisquées et le fourrer dans la main de la domestique. Elle ne chercha même pas à comprendre et le masqua dans un repli de sa robe. Ce n'est que quand le seigneur, toujours bavassant, l'entraîna à ses côtés vers la sortie qu'elle se décida à lui lancer un regard interrogateur. Les yeux de la souveraine restèrent énigmatique. La petite comprendrait bien assez tôt. Et à ce moment-là, Alidane se débarrasserait de l'un des deux nuisibles qui continuaient d'avancer vers la sortie.

À propos Monsieur, cria la reine dans leur direction, faisant se retourner plus d'une tête, vous ne m'avez pas dit ce que vous faisiez dans les cuisines pour y surprendre ma domestique.

Le vampire ne sut quoi répondre

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Dim 25 Déc - 17:24

Le vieil homme se tenait debout près du siège. Son air était grave, sec, ses gestes cérémonieux. Dans l'assemblée, le silence régnait toujours. Une petite fille pleurait au fond de la salle, toutefois elle s'arrêta immédiatement quand elle reçu la magistrale gifle d'un des gardes. Alors que l'intendant s'inclinait devant la reine, elle prit place dans le siège d'où elle dominait toute la salle. Son regard traîna sur ceux qui la regardait avec effroi, ou avec haine suivant les cas. Au fur et à mesure, ses traits s'éclairaient d'une lueur froide. Les audiences pouvaient reprendre.

Alidane s'empara de la liste des personnes en attente dont elle déroula le parchemin. À l'en croire, une dizaine d'audience étaient programmées pour ce jour-là. Elle n'aurait pas le temps de s'ennuyer. Dans la salle régnait toujours un calme plat. La pénombre était maintenue constante grâce aux épais rideaux de velour rouge tendus devant les fenêtres. S'il avait fait un temps meilleurs et s'il n'y avait pas eu les audiences, la lumière aurait pénétré plus amplement dans la pièce qui se serait retrouvée illuminé grâce à un merveilleux jeu de miroir. Les richesses que contenaient habituellement la pièce, retirées pour les audiences, auraient alors été immanquablement mises en valeur. Si la chef des Gardiens prônait l'Ombre comme règle de vie, il n'en était pas moins qu'elle aimait tout particulièrement faire étalage de son pouvoir devant ses éventuels invités. Néanmoins ce jour-là, l'atmosphère de la pièce était changée du tout au tout, et nul autre que les habitants du palais ne pouvaient ne serait-ce que se douter qu'elle pouvait être un endroit chaleureux.

Les suivants sur la liste furent appelés. un couple de paysans qui traînaient derrière eux de lourds boulets métalliques. Le silence se rompit pour faire place au tintement et chaînes et au criaillement que provoquait le frottement du métal contre le sol. Puis ce fut de nouveau le silence. L'intendant se pencha à l'oreille de sa souveraine, expliquant tout bas que ces deux personnes avaient facilité la fuite d'anges prisonniers à Swold en Jasdéran contre une importante somme d'argent.


Ce sont des traîtres, ajouta-t-il toujours à voix basse et avec un ton propre à persifler, d'infâmes petits voleurs qui trament quelque-chose contre votre royaume, je peux vous l'assurer. Peut-être même ont-ils pactisé avec Lynn Eleskan. Je ne me suis jamais fié à cette femme.

Lynn Eleskan ne serait même pas capable d'hausser le ton lors d'une dispute. Il n'y a pas à s'inquiéter de ce côté-là. En revanche, je reconnais bien là de la traîtrise !

L'intendant parut ravi de le lui entendre dire. Son sourire carnassier s'étira et il recula un peu, afin de laisser plus d'espace à la suzeraine. Il avait alors le même air servile que ces petits chiens hargneux toujours fourrés dans les pattes de leur maîtresse. Peut-être devrait-elle un jour lui apporter un nonos ? Elle se reprit en s'apercevant que tout le monde attendait qu'elle prenne la parole. Elle s'éclaircit la voix et parcourut des yeux les chefs d'accusations. Eh bien...

Vous est-il insupportable de vivre sous mon règne ?

L'intendant fut soudain pris d'une quinte de toux et se colora de rouge vif. Pour tous les autres membres de l'assistance, aucun moyen de savoir si elle était sérieuse, et elle était réputée pour recourir à des stratagèmes retors pour arriver à ses fins. Les paysans debouts devant l'estrade s'interrogèrent du regard, la gorge nouée. Ils s'entreregardèrent longtemps, mais un garde les rappela à l'ordre d'un : « Sa Majesté vous a posé une question ! ». L'homme déglutit, il parut se trémousser un instant sous le regard imperturbable de la souveraine et se décida à prendre la parole.

Bien sûr non.
Haussement de sourcil.
Cela décrocherait-il la langue de votre femme de me dire ce qu'elle en pense ?
Nouvelle quinte de toux suivie d'un profond silence dans la salle.
Je... non.
Ma présence alors, vous est peut-être insupportable ?

Toutes les personnes présentes avaient senti le ton monter. C'était quasiment insensible. Un « peut-être » sûrement un peu trop aigu... Pour l'intendant, le message était clair, il allait y avoir du grabuge. Alidane crut le voir passer sa langue sur ses lèvres mais ne s'attarda pas sur ce détail. Elle savait maintenant que ce couple avait encore l'espoir de s'en tirer en pliant l'échine. C'était tout ce qu'il lui fallait. Elle se pencha un peu plus vers l'avant, faisant grincer le siège sur lequel elle était assise. Dans ses yeux, une lumière nouvelle s'était allumée.

Non...
La souveraine bondit de son siège.
En ce cas comment se fait-il, hurla-t-elle, que vous ayez fait évader mes prisonniers ?
Nous n'avons rien fait !, répliqua l'homme qui se plaça instinctivement devant sa femme.
VOUS ÊTES UN MENTEUR ! Vous les avez aidés à s'échapper ! Pourquoi ?
C'est faux !

La souveraine vola une épée dans la main du garde le plus proche et se leva. Elle avança à grand pas vers le couple. L'homme s'était redressé, prêt à prendre les coups qui lui étaient destinés, mais il s'aperçut vite qu'Alidane se dirigeait vers sa femme. Il sa supplia d'arrêter. Cela ne servait à rien, elle l'écarta du plat de la lame. Arrivée devant la pauvrette morte de peur, elle resta un instant immobile. Autour d'eux un cercle s'était formé.

Toujours rien à dire ?

Elle saisit la femme par les cheveux. Celle-ci poussa un cri bref et tenta de se débattre. Elle était toutefois retenue par une poigne de fer qui n'en avait pas fini avec elle. La suzeraine la traîna au centre de la pièce, au milieu de l'atttrouppement des condamnés par avance et de leurs bourreaux. Comme elle n'obtenait aucune réponse elle la projeta au sol et leva son épée.

Avouez ou je l'exécute ici et maintenant.
Des pleurs désespérés retentirent à ses pieds. Elle fixa son regard dans celui de l'homme.
Cinq !
Ne faîtes pas ça !
Quatre !
Vous faîtes fausse route, nous sommes innocents !
Trois !
ELLE N'A RIEN FAIT LAISSEZ-LA !
Deux !
Non... non ! Je vous en supplie ! NE LA TUEZ PAS !
UN !
La lame se dressa en un arc de cercle meurtrier.
NOOOOON ! Je vais tout vous expliquer !

Alidane arrêta son geste, un sourire meurtrier aux lèvres. Laissant tomber l'épée à terre à ses côtés, elle saisit la femme prostrée au sol et la jeta dans les bras de son mari. L'homme, soulagé passa ses bras autour d'elle, bien décidé à ne plus jamais la lâcher. L'intendant, déçu, baissa des bras défaitiste. La reine, elle attendit, elle savait maintenant que les aveux allaient venir.

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Jeu 16 Fév - 14:31

L'attroupement se détacha autour d'eux. Les « spectateurs » s'étaient légèrement éloignés de la suite des événements. On aurait très bien pu croire qu'ils n'y attachaient aucune importance, mais la vérité était tout autre. Ils écoutaient d'une oreille attentive, tout en prenant l'air désintéressé. C'était une attitude courante au palais. S'il se disait quelque chose de compromettant pour la reine, ils pourraient faire comme s'ils n'avaient rien entendu. En revanche si le sujet s'avérait délicat pour les futures victimes, alors ils s'attroupaient à nouveau comme une armée de vautours affamés.
Alidane elle-même s'écarta un peu. Il fallait que le couple ne se sente plus sous son emprise pour qu'une lueur d'espoir meurtrier puisse jaillir dans leur esprit. Tous deux s'étaient en effet accrochés l'un à l'autre comme à une bouée de sauvetage. La femme était en pleur, ce qui provoquait bien sûr l'hilarité de l'intendant, et l'homme s'employait à la rassurer. La souveraine compta jusqu'à 10 avant d'intervenir à nouveau, presqu'avec gentillesse.


Est-il vraiment nécessaire de gaspiller des vies pour un mensonge ?
Elle s'accroupit à leur hauteur, comme on faisait avec les enfants. Ils tournèrent un visage moitié effrayé moitié larmoyant vers elle.
Vous voyez bien que non, conclut-elle. Alors, vous pouvez donc me le dire.

L'intendant se rapprocha à pas de loup. Alidane l'entendit venir. Son souffle grinçant pouvait être perçu même de dos. Il parvint jusqu'à elle puis, les yeux comme affolés, parut chercher une explication à elle ne savait quoi dans les alentours. Il hésita un court instant à s'accroupir aussi puis, jugeant déjà que pour la souveraine seule cette position était disgracieuse, il préféra se maintenir debout. Il se pencha juste ce qu'il fallait pour pouvoir arriver au niveau de l'oreille de la reine. Sa respiration agitait une boucle rebelle, et son haleine fétide faisait par avance frémir intérieurement Alidane.

Votre Majesté ne peut pas les gracier !, marmonna-t-il avec des accents plaintifs. Ce sont des rebelles, des êtres fourbes vous ai-je dit. Il faudrait leur couper la langue pour les empêcher dorénavant de dire des infamies envers la couronne !
Manquez-vous donc tant de foi en ma personne...Elle secoua la tête, l'air dépité[i].Vous me décevez grandement... Je n'aurais jamais cru cela possible de votre part. Enfin, laissez-moi donc m'occuper de mes affaires. Je sais ce que je fais il me semble, et vous n'êtes que mon intendant. Retournez à votre place.

[i]L'intendant s'inclina mille fois en reculant, signe que l'on pouvait à juste titre prendre pour une marque de soumission. Il parcourut dix bons mètres de la sorte et remonta même les escaliers de l'estrade, si bien qu'il était impossible de ne pas penser que ce vieillard étaient l'exemple même du sujet obéissant. Son air meurtrier lui, au contraire de sa dignité, était toujours là. Il regardait les deux traîtres prostrés dans la pénombre oppressante avec hargne. La souveraine laissa un moment s'écouler avant de reprendre la parole.


Alors, qu'avez-vous à me raconter ?
L'homme se redressa un peu, surprenant sa femme.
Rien.

Un « Oh ! » scandalisé s'éleva dans l'assistance. Alidane ne parvint que de justesse à masquer sa stupéfaction. Celui-là était plus solide qu'elle ne l'avait pensé. Puisque debout il ne souhaitait rien lui apprendre, elle n'avait plus qu'à le briser pour voir ce qu'elle pouvait en retirer. D'un signe, elle appela un garde. Celui-ci fendit la foule jusqu'à elle avant de se mettre au garde à vous. La souveraine prêta bien attention à ce que tout le monde la voit lui parler, sans que personne ne l'entende.

Vous allez mettre cette femme au fer et me tenir cet homme dans un coin de la pièce. Je veux qu'aucun d'eux ne s'échappe. Surtout pas celui-là qui, je crois, va me donner du fil à retordre. Amenez la et ne faîtes pas attention à ce que je pourrais vous dire en parlant à haute voix par la suite. N'obéissez strictement qu'à ce que je viens de vous souffler.

Il y eut un hochement de tête puis le regard incompréhensif de ceux qui observaient. Le couple conversait rapidement à voix basse. La souveraine devina qu'ils redoutaient quelque chose.

Gardes emmenez-la ! Faîtes lui cracher ce qu'elle a à nous dire d'une manière ou d'une autre. Je me fiche qu'elle en meure. Quant à lui, maintenait le fermement ici.

Des cris s'élevèrent dans un chaos général. Chacun y allait de sa remarque ou de son appréciation haineuse. Les deux en bas faisaient tout pour qu'on ne parvienne pas à les séparer mais ce n'était pas une mince affaire face à ceux qui les tiraient irrémédiablement loin l'un de l'autre. Alidane se désintéressa de la suite des événements pour remonter jusqu'à son trône. Elle s'assit dans une posture avantageuse, un sourire sadique collé aux lèvres. Lorsque ses hommes eurent enfin traîné la traître hors de sa vue, elle reprit en main l'assemblée.

Suivant !, imposa-t-elle.

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ezio Sanghin



Messages: 23
Date d'inscription: 08/01/2012
Age: 19

Carnet de Voyage
Race: Semis et Hybrides
Classe: Traqueur
En général: Ange-Naleï

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Dim 8 Avr - 3:21

Un lourd fracas se fit entendre dans le couloir ou les gardes avait emmener la jeune femme qui venait d’être jugé. Le silence de la salle fut brisée par un léger murmure des spectateurs présent ce demandant ce qui pouvais bien ce tramer par ici. Alors que les gardes de la porte s'en allait l'ouvrir pour mettre fin a tout ce tapage, celle ci s'ouvrit avec fracas envoyant l'un des deux hommes valser a travers la pièce et glisser inconscient jusqu'au pieds du trône. L'autre tenta de se défendre mais ne fit pas meilleur figure face a l'ombre qui c’était immiscer à l’intérieur. un homme, vêtu d'une cape noir cachant sont identité, avança d'un pas calme et gracieux vers la reine. S’arrêtant a bonne distance du trône, il mis un genou a terre pour saluer sa majesté.

-Ma reine, c'est un honneur pour moi de vous revoir.

L'homme releva sa tête et enleva sa cape pour dévoilé sont visage. Ezio Sanghin faisais face a la reine, sont sourire énigmatique au lèvres. Les murmures de la foule reprirent de plus belle mais l'hybride n'y fit gère attention. Il repris.

-J'ai cru comprendre que j’étaie arrivé en retard pour la plaidoirie de deux de vos serviteurs accusées de haute trahison pour avoir libérée plusieurs de vos prisonniers, donc j'aimerais que l'on revienne sur cette affaire.

Il jetât un rapide coup d’œil autour de lui pour voir les gens captivés par la tournure que prenaient les événements mais aussi il inspecta les quelque gardes qui commencer a faire cercle autour de lui.

-J'aimerai tout d'abords vous expliquer que ceux si sont coupable, mais en aucun cas de leurs plein grès. C'est moi qui leurs aient demander d'agir de la sorte, en les menaçants de mort. Les anges qui on était libérés font partis d'un contrat qui ma était demander d’honorée. Ne pouvait pas le faire seul, du fait de ma haute notoriété dans votre royaume, à cause des nombreux meurtres commis par moi même, j'ai donc engager par la force ces deux paysans pour faire ce travail. Je ne suis pas ici pour me faire jugée a leur place mais pour les libérés d"une sanctions émise contre le fait qu'il ai agis pour survivre, d'ailleurs Il se tourna vers le paysan entouré de ses gardes Votre femme est déjà partie hors du château et n'attend que vous, vous ne tarderai pas à la rejoindre.

ps:jespere que je n'en ai pas trop fait et que tout est cohérent, je suis assez fatiguer la donc il se peut que j'ai fait quelque erreurs dans le texte

Il se tourna a nouveau vers la souveraine et repris.

-ho et pendant que j'y pense, l'un des hommes, sortit avec la première femme que vous venez de juger, et bien il est mort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Lun 9 Avr - 18:15

[Hrp : Désolée s'il y a des fautes ou quelques maladresses, je voulais poster avant de partir, je me suis dépêchée ;p]

Votre décision a fait grand bruit dans la salle. Avez-vous vu tous ses indignés ? Lorsque vous prônait l'emprisonnement et la torture, ils prêchent à contre-sens. Tous des rebelles, je vous le dis. Tous avides de pouvoir. Ils ne vous passeront pas la moindre incartade. Plus que jamais, vous devez maintenir ces gens, les écraser jusqu'à ce qu'ils comprennent...

Alidane se cala plus confortablement dans son trône, heureuse de la tournure que prenaient les événements. Les prisonniers avaient à présent très peur pour leur vie, c'était bon signe. Ils livreraient leurs renseignements plus facilement. Alidane n'aurait qu'à les cueillir lorsqu'ils seraient mûrs. Nouveau rictus. Son intendant passa sa langue sur ses lèvres dans un geste qu'elle lui connaissait bien.
* Cet homme est fou... ! *
Néanmoins le silence ne se faisait toujours pas dans la salle. Alidane frappa un grand coup dans ses mains et hurla pour commander le silence. Il se fit dans la seconde. Mais pour une toute autre raison. Il y eut un grand fracas dans le couloir et les portes s'ouvrir d'un coup, projetant l'un des gardes de la reine à terre. L'intendant au trône poussa un cri de stupeur mêlé d'indignation. Il fallut attendre qu'un homme capé de noir pénètre dans la salle pour qu'il puisse à nouveau formuler une parole cohérente.
Qui est donc cet homme qui ose faire son entrée dans le palais de la reine sans se faire annoncer ? Qui êtes-vous donc imprudent ?
Les gardes se concertèrent mais la souveraine n'avait toujours pas donné l'alerte. L'air inexplicablement décontractée, elle s'était une fois de plus rencognée dans son fauteuil, en attente des événements qui risquaient sans nul doute d'être intéressants. L'inconnu capé s'arrêta à une distance respectable et lui transmit ses salutations. « Vous revoir »..., nota-t-elle, toujours imperturbable. Toutefois l'inconnu avait éveillé sa curiosité.

Lorsqu'il ôta sa capuche et qu'elle reconnut son sourire, Alidane sourit à son tour. Elle était étonnée de le voir là et son entrée, pour le moins fracassante, lui faisait plaisir à voir. Il y eut grand bruit dans la salle mais l'attention d'Alidane était toute focalisée sur le nouvel arrivant. Lorsqu'il parla, elle écouta très attentivement ce qu'il avait à dire, et son sourire s'épanouit sur ses lèvres. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas revu Ezio, à une certaine réception, et des souvenirs de sa première rencontre avec lui défilèrent en masse devant ses yeux.
Ainsi donc, il voulait qu'elle reprenne l'affaire à laquelle elle venait de mettre un terme.

* Cet homme a toujours autant de verve ! ... Et de culot ! *
Il eut un regard pour le reste de la salle. Alidane n'avait toujours pas esquissé un geste ou une parole. Son intendant, lui, était livide d'indignation. Alidane attendait des explications, qu'elle obtint rapidement. Il avait commandité l'affaire ? C'était à peine croyable aux yeux d'Alidane. Et pourtant... elle avait appris à ses dépends qu'il fallait bien croire à ce que disait le traqueur. Il échangea ensuite quelques paroles avec l'homme, dont le regard s'emplit soudain d'espoir. Il finit enfin par dire que l'un de ses homme était mort. Là, la reine tiqua. Mais elle ne laissa rien transparaître de plus. Elle devait avoir des précision sur le rôle d'Ezio, sur ce qu'il s'était passé exactement.

Votre Majestée... cet homme est coupable de félonie sur vos terres, il vous prend de haut, il...
J'en ai assez entendu !, déclara-t-elle d'une voix forte.
[i]Le silence était complet dans la salle. Personne n'osait bouger. Pourtant ce fut ce moment qu'Alidane choisit pour descendre de son trône. Sur son visage était plaquée une expression indéchiffable, proche de l'indifférence. Elle quitta l'estrade et s'avança dans la salle au milieu des prisonniers sous le regard médusé de son intendant. Elle s'approcha d'Ezio et ne s'arrêta qu'une fois qu'elle fut tout juste devant lui.

GARDES !, tona-t-elle. Allez chercher le corps de l'homme que Monsieur dit avoir tué. Et détachez le prisonnier au coin de la salle et relâchez-le.
La demande saugrenue fut accueillie par les hourras des prisonniers, le soulagement du concerné et l'incompréhension des autres, plus particulièrement de l'intendant toujours bouche bée. Les premiers gardes à portée s'exécutèrent puis quittèrent la pièce. Ce ne fut qu'alors que la souveraine reprit la parole.
GARDES ! Saisissez-vous de Monsieur...
Elle désignait Ezio. Les gardes encore présents, surpris, relevèrent la tête et s'exécutèrent avec empressement. Le sourire d'Alidane revint, imperturbable.
... Et menez-le dans mes appartements privés ! Monsieur l'intendant prenait la suite des audiences.
Alidane quitta le flottement de la salle dans la seconde pour rejoindre ses appartements privés, suivie de près par ses gardes et Ezio. Ils traversèrent une bonne moitié du palais avant d'atteindre le lieu, richement meublé. Les gardes ne partirent qu'une fois passée la porte. Alidane s'installa à son aise dans un fauteuil, invita Ezio à faire de même, et fit apporter une bouteille du meilleur vin par un valet.
Enfin, toute forme de protocole levée, elle se détendit et fixa son regard sur Ezio. Elle le détailla ainsi pendant un dizaine de seconde, avant de lui demander comment il allait, et de lui expliquer l'étrange rôle qu'il avait trouvé dans une rébellion.

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ezio Sanghin



Messages: 23
Date d'inscription: 08/01/2012
Age: 19

Carnet de Voyage
Race: Semis et Hybrides
Classe: Traqueur
En général: Ange-Naleï

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Mar 10 Avr - 2:09

Quand l'intendant avait prit la parole juste après sont entré, Ezio manqua de lui envoyer une lame dans la gorge mais voyant que les gardes était a cran, il n'avait aucune envie de tous les mettre K.O. Il se retint donc et attendit de voir comment la reine réagirait a ses parole. Au furent est a mesure qu'elle donner ses ordres Ezio ne pouvais s’empêcher de répliquer des petite pointe qui passé presque inaperçu.premièrement elle libéra le paysan.

-Votre majesté est trop bonne...

Puis elle somma ses hommes de l’arrêter sur le champs.

-Aaah ben non...aurait-je était trop loin?

Pour finalement le conduire dans ses appartement privé. La sont sourire ne fut jamais aussi grand.

-Finalement je crois que si.

Le traqueur fut entouré de trois gardes qui l’escortèrent avec la reine jusqu'au appartement. une fois a l’intérieur les gardes furent congédier. Ezio détailla la salle du regard. La décoration était somptueuse, la lumière était peut présente et un petit chandelier était posé sur la table basse entre les deux fauteuil. Alidane invita son hôte a s'assoir ce qu'il fit sans dire un mot. Ils se regardèrent pendant quelque seconde puis elle prit la parole et lui demanda comment allait il. Il lui répondit que tout allait bien mis a part cette fichu pluie qui allait finir par le rendre fou. Ensuite aborda t'elle le sujet de sont implication dans l'affaire de la libération des anges.

-Cette affaire est bien plus complexe qu'elle n'y parait. Sans doute savais vous que les prisonniers qui on était libéré sont des anges. Et il faut dire que vos gardes on fait une très belle prise.Vous devez savoir que les anges sont arriver sur ce monde a la suite de la guerre qui éclata contre les Démons. Une fois arriver sur ce continent plusieurs groupe ce sont former due a des avis d’intégration différent. Certain se sentait supérieur au autre race ici présente tandis que d'autre ne chercher qu'un lieu ou se réfugier. Ainsi furent crées les deux actuelle clan Angélique. Les trois anges enfermer dans vos geôles...deux d'entre eux était des représentants des différent camps tandis que le troisième était chargé de la sécurité de l'un des deux. Il y aurait du y avoir une quatrième personne d’arrêter...mais elle a réussi a évite l'embuscade que vos hommes avait tendu. il faut dire que j'ai ça dans le sang...

Ezio c’était lever tendit qu'il parler a la reine. Il marchait dans la pièce et s’arrêta de parler quand l'un des serviteurs apporta la bouteille que sa majesté avait demander et servis le vin dans les verres avant de repartir. Ezio posa sa main sur le dossier du siège de la reine et se pencha pour prendre l'un des verre posé sur la table et le proposa à la reine.Leur visage était très proche et Ezio regardait Alidane droit dans les yeux, presque avec insolence, un air sérieux qui était rarement dessiner sur sont visage. Puis il repris la conversation calmement.

-Vous ne devez pas essayer d’interférer dans les affaires des anges, ne serai ce que pour ne pas vous engager dans une autre guerres qui pourrai ravager votre pays et votre peuple. Et je suis sur que vous ne voulez pas de cela.

Il sourit puis se redressa,sont vers a la main, et se posa debout devant une fenêtre ou la pluie coulait doucement. Il goutta le vin, qui assurément était d'une qualité exceptionnel ce qui surpris l'hybride qu'un tel cru lui sois servit.

-Vous savez que votre manière de gouvernée fait polémique...Combien de temps compter vous laisser cette situation s'empirer ? Votre pays est au bord de la guerre civile...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Mar 17 Avr - 14:23

Alidane avait laissé un sourire en coin courir sur ses lèvres. Elle se souvenait bien d'Ezio et appréciait de le revoir. Ce n'était certes pas dans un contexte heureux et festif, mais les retrouvailles étaient là. Alors que la pluie tapait inlassablement contre les carreaux des appartements de la souveraine, Ezio commença son histoire. Elle ne s'était pas doutée en abordant cette affaire qu'elle la mènerait jusqu'à l'origine de l'arrivée des Anges sur cette terre, qui remontait déjà à un certain temps. Elle laissa Ezio terminer sa réplique avant d'entreprendre certaines réflexions sur ce qu'elle avait appris. Elle avait fait faire prisonniers des Anges soupçonnés de haute trahison envers sa personne et de détenir des renseignements qu'elle-même n'aurait pas possédés. Ces Anges s'étaient évadés, avec l'aide de deux paysans. Ces deux paysans étaient sous l'ordre d'Ezio qui avait un contrat à honorer concernant les Anges emprisonnés. Elle ignorait la nature de ce contrat ou qui le lui avait fait signer. Par contre elle savait qu'Ezio aurait dû se trouver parmi les prisonniers.
* Étrange comme on avait oublié de me le préciser. *
Le valet qu'elle avait fait appelé apporta le vin. Il en servit deux coupes avant de quitter la pièce. Alidane le suivit des yeux. Elle n'oubliait pas tous les problèmes qu'elle avait eu avec son personnel. Celui-ci s'en aperçut et quitta la pièce au pas de course. Alidane se détendit à nouveau. Elle allait tendre la main vers une coupe lorsqu'Ezio s'approcha. L'expression de son visage était étonnamment sérieuse, même si elle lui trouvait un air mutin. Le sourire en coin de la souveraine s'accentua. Elle aimait bien parlementer avec le traqueur. Elle lui était toujours reconnaissante pour ce qu'il avait fait pour elle et elle le trouvait de plus très plaisant en tant qu'interlocuteur. Un homme plein de surprises de surcroît. Si elle ne lui faisait toujours pas tout à fait confiance, elle était assez confiante pour le faire venir dans ses appartements...
Il lui tendit un verre. Il était penché sur elle. Très, très près. Elle accepta et porta la coupe à ses lèvres. Elle s'attendait presque à s'évanouir à ce stade. Elle se rappelait la dernière venue d'Allen Dionack au palais et la manière dont on avait placé des somnifères dans leurs coupes. Elle dégusta un court instant le breuvage, ses yeux fixés sur ceux d'Ezio, qui lui adressa quelques « petits conseils ». Alidane prit un air faussement outré.

Ezio Sanghin, sont-ce là des menaces ? Je ne vois pas encore très bien comment les affaires des Anges pourraient conduire à une guerre. Mon peuple est à feu et à sang ces derniers temps, il est vrai que j'ai eu quelques petits problèmes. Mais si les Anges se trouvent sur mon territoire, alors leurs affaires me concernent.

Ezio finit par s'éloigner et rejoindre la fenêtre. Elle garda son regard sur lui. La vitre donnait une superbe vue sur le parc principal du palais et sur la ville plus loin derrière les plantes. On voyait également les écuries à gauches et à droite le prolongement du terrain et du parc, qu'elle avait rendu publique, avant de laisser à nouveau la place aux habitations. Mais aujourd'hui le paysage était noyé de pluie et ne méritait pas vraiment le coup d'oeil. La silhouette du traqueur se découpait dans la faible lueur de l'extérieur qui passait par la vitre. Alidane but une autre gorgée de vin.
Sans qu'elle ne sache quelles pensées l'avaient soudain conduit à ses paroles, Ezio se mit à parler de sa façon de gouverner. De son point de vue à elle, ce n'était pas vraiment les affaires du semi. Puis elle se rendit compte qu'elle ne savait même pas où il vivait.

Et dans quel royaume avez-vous donc vous même élu refuge pour échapper aux tumultes ?
La reine de Kerdéreth se leva à son tour et s'approcha d'Ezio. Elle posa son verre sur un guéridon et se plaça face à la vitre sur laquelle les gouttes dessinaient des arabesques énigmatiques.
Mon royaume est peut-être au bord de la guerre civile, mais j'ai un point de vue tout particulier sur celle-ci voyez-vous. Je dirige mon pays. Les gens me versent des impôts. Mes miliciens écument le pays pour trouver les dissidents à mon régime. Les nobles font tout ce que je leur demande pour s'attirer mes bonnes intentions. Quoiqu'on fasse les choses seront toujours ainsi. C'est un ordre immuable. Les plus pauvres sont dans le doute et commencent à organiser une rébellion. Les plus riches sont sous mon contrôle et suivront mes ordres si je leur en donne. Voyez-vous, une guerre civile serait nuisible à mes gens, car il y aurait forcément des pertes humaines. Mais tant que les révolutionnaires ne prennent pas le palais et ne tranchent pas ma tête, l'ordre reste l'ordre. Et la guerre civile me sera toujours bénéfique puisqu'elle verra la plupart des rebelles anéantis pendant que j'assurerai mon pouvoir sur les autres. Ma manière de gouverner continuera donc à valoir, jusqu'à ce qu'elle ne m'apporte plus aucun bénéfice. Alors, je la changerai. Et puis, reprit-elle après une courte pause,, vous savez, à ce jour, la guerre est devenue inévitable. Elle arrivera, soyez-en sûr. Le tout est de savoir pour qui on veut qu'elle penche et de mettre tous les poids dans la balance, du bon côté.

Alidane reprit la coupe sur le guéridon et poursuivit sa dégustation. Le vin d'Évola était décidément le meilleur du royaume, et peut-être même du Continent. Elle se tourna vers Ezio et lui laissa le temps de méditer à ses paroles. Elle attendait bien évidemment de nombreuses objections de sa part. Puis après quelques instants, elle poursuivit son exposé sur le sujet qui l'intéressait le plus.
Pour en revenir à mes prisonniers, je ne savais pas que vous deviez en faire partie. Nos opinions politiques divergeraient-elles ? Enfin... si j'avais arrêté ces Anges, c'était d'abord et avant tout parce qu'on m'avait informé qu'ils possédaient des renseignements que j'aurais pu mettre à profit. On m'a informé que quelqu'un, je ne sais trop qui, avait, certainement sous l'orde de Mademoiselle Eleskan, trouvé quelque-chose, d'une grande importance, sur le Continent Inférieur. C'est avant tout pour ça que j'ai décidé de l'arrestation, avant les raisons politiques. Je me suis dit que quoi que Lynn Eleskan ait pu découvrir, il fallait que je le trouve avant elle, vous comprenez ? Ainsi j'aimerais vous demander, si vous ne sauriez pas quelque-chose là-dessus, puisque vous semblez informé de tout ? Un objet précieux peut-être, ancien à ce que j'ai cru comprendre, occulté à la face du monde et détenant un très grand pouvoir, cela ne vous dit rien ?

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ezio Sanghin



Messages: 23
Date d'inscription: 08/01/2012
Age: 19

Carnet de Voyage
Race: Semis et Hybrides
Classe: Traqueur
En général: Ange-Naleï

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Mer 18 Avr - 2:57

-Ma reine, en aucun cas je n’oserai jamais vous menacer. Je ne fait que vous mettre en garde, contre des personnes puissantes...Une fois que la guerre civil aura frapper,ils n’attendrons plus et frapperont le royaume le plus fragile et le plus facilement colonisable.

Ezio soupira. Sa façon de gouverner était bien loin des idéologies soutenus par l'hybride. Cependant il appréciais la jeune femme, la respectais autant que les autre souverain du monde et ceux car il c’était renseignez sur la vie de la reine et il avait par ailleurs apprit les circonstance de la mort de l'ancien Roi, le défunt père d'Alidane, ainsi que la mort du prétendant de celle-ci. Il Était pertinemment sur que c’était cela qui avait changé la Reine. Il gardais donc espoir qu'avec le temps et peut être même la compagnie du traqueur ramènerait la femme qu'elle avait du être autrefois. Soudain il sortit de ses pensées lors quelle repris la conversation sur les prisonniers et plus précisément quand elle parla de ce mystérieux artefact qui aurait était découvert sur les mondes inférieurs. Il fit volte face se planta a quelque centimètre d'elle un aire telement sérieux qu'il en était presque menaçant.

-Qui vous a mis au courant? Êtes vous certaine que ce sont les anges de Mademoiselle Eleskan qui serait en possession de ce pouvoir??Comment avait vous était informer ?!

Il soupira a nouveau et s'éloigna doucement de la Reine. Il y eu un silence de quelque minutes le temps qu'il réfléchissent puis il reprit finalement

-écoutez je ne sais rien de trés précis a propos de ceci. Je ne sais qu'est ce que c'est, ni même qu'elle sont ses pouvoirs. La seul chose que je sais c'est que le clan angélique dans lequel je suis née a toujours chercher a récupérer cet artéfact. Ce clan était autrefois composé d'ange de sang pur, et aucun mélange avec les autre race n’était tolérer. Si un tel acte avait lieu, alors la femme devait partir en exil hors du clan. Mais depuis déjà une vingtaine années, il y a eu un revirement de situation et tout les hybride ou semis anges sont accueilli a bras ouverts et je n'ai appris que depuis peut les vrais raison de se revirement de situation. Le clan cherche a construire une armée, la meilleur de toute. Et pour cela il tente de faire le plus de mélange hybride possible, pour ainsi créée des sortent de super soldats redoutable. Hors ils cherche désormais a mettre a tout prix la mains sur ce fameux pouvoir des terres inférieurs, de façon a rendre selon eux totalement invincible leur armée...Alors si jamais ce sont eux qui dés a présent on cette objets ou je ne sais quel chose en leur pouvoir...le monde que nous connaissons actuellement changerait a jamais...

[hrp : Bon j’espère que je n'ai pas était trop loin parce que il est un peut tard et j'ai eu un mal fou a le finir ce Rp donc si il y a la moindre incohérence dis le moi Wink ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alidane Dextrae



Messages: 182
Date d'inscription: 12/04/2011

Carnet de Voyage
Race: Humains
Classe: Mage
En général: ~Chef des Gardiens, reine de Kerdéreth~

MessageSujet: Re: Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]   Mer 9 Mai - 18:00

La reine était accoudée au mur. Ezio s'était déjà éloigné et avait répondu en partie à ses questions. Elle avait tenté mentalement de mettre un mot sur son attitude, mais distance et humeur, étaient les seuls qui lui venaient. Le « tic toc » de la pluie sur les vitres la détournait constamment de ses réflexions. Elle ressentait les larmes du ciel qui imprégnaient la terre de son royaume. Elle ne ressentait plus la pièce autour d'elle. Tout ce qui pouvait bien se passer... « le monde que nous connaissons actuellement changerait à jamais ». C'était bien ce qu'il avait dit non ? L'eau cesserait-elle d'imprégner le sol, le sang de couler et d'abreuver les règnes ? Il était une question dans la tête de la souveraine, à laquelle elle ne parvenait pas à trouver de réponse satisfaisante. Que savait l'hybride, qu'elle-même ignorait ?
Les interrogations sur son royaume n'étaient plus d'actualité. Ezio avait des renseignements. Elle les recueillerait. Il lui semblait déjà comprendre que ceux qu'on lui avait décrit comme des hommes de Lynn Eleskan étaient en fait des anges, qui n'appartenaient vraisemblablement à aucun camp en particulier. Il était néanmoins hors de question pour la reine de les laisser trouver l'objet si mystérieux dont elle avait entendu parler avant elle. Et pour que cela soit possible, elle allait avoir besoin d'Ezio.

Elle aurait voulu se rapprocher de lui pour pouvoir lui parler, mais décida finalement de lui accorder la distance qu'il avait instauré en s'éloignant. Elle s'éclaircit la gorge pour s'assurer qu'il l'écoutait toujours, et reprit donc la parole.

Ainsi vous affirmez connaître cet objet... Il me semble qu'il ne doive pas tomber entre les mains des anges, d'après de que vous en laissez entendre. Que diriez-vous qu'il tombe entre les miennes ?

Elle eut un sourire carnassier, de très mauvaise augure. Finalement elle n'y tint plus et se rapprocha du semi. Elle ne comptait pas sérieusement s'approprier le mystérieux artefact qu'on lui cachait, mais tenait en tout cas à en découvrir toutes les propriétés, quitte à se rendre sur les lieux de son entreposition pour ce faire. Mais avant cela, elle devait savoir où était cet endroit et se renseigner un peu sur lui, et elle était certaine qu'Ezio pourrait l'aider dans sa tâche. Elle désigna un canapé à Ezio et le poussa à s'asseoir dans le moelleux siège. Elle-même s'assit à ses côtés, évitant du mieux possible de froisser sa royale robe et se tourna vers le semi. Elle lui offrit un regard qui voulait tout dire : « fais-moi confiance... tu n'as rien à y perdre voyons » et se rapprocha encore. Ses yeux cherchaient à présent les siens afin de mieux pouvoir les capturer.

Ces derniers temps, la reine détestait se servir des gens. L'idée même de manipuler semblait commencer à la révulser. Mais aujourd'hui, elle avait d'autres intérêts à servir que ceux de la morale.[i]
*Ezio savait, elle voulait savoir, elle saurait*, [i]se répétait-elle intérieurement.
Elle doutait que le traqueur soit facile à amadouer. Il avait un caractère très marqué et semblait attaché à ses convictions. Mais qui ne tente rien n'a rien.

Il n'avait toujours pas cessé de pleuvoir. La reine jeta un coup d'oeil à la vitre avant de saisir la main du semi à ses côtés. Ce n'était qu'un très faible lien entre eux, cependant peut-être suffirait-il à faire passer le courant voulu par la souveraine, celui qui pousserait Ezio à tout lui dire. Elle était persuadé qu'il lui cachait quelque-chose, il s'était montré bien trop sur la défensive lorsqu'elle avait mentionné l'objet de ses convoitises. Elle reprit donc la parole sur un ton conciliant, presque ce ton mielleux et horrible qu'elle adoptait avec les gens de la cour, quoique bien plus maîtrisé, sans que toutefois elle ne puisse en ôter une pointe de fourberie.

Montrons-nous sincères. Le fait que les anges mettent la main sur l'objet en question ne servirait apparemment pas vos intérêts, et il ne servira pas les miens non plus. Je ne veux pas que naisse soudain un mouvement trop fort pour moi, vous comprenez bien cela ? Bien. Je ne souhaite pas m'emparer de l'objet, soyons clairs. Il ne me servirait en rien... il me semble. Mais j'ai besoin de savoir de quoi il s'agit. Vous pourriez m'aider, non ? Vous semblez connaître votre sujet. Où se cache-t-il, et quels pouvoirs recèle-t-il ?
Pas sûr encore qu'elle ait ferré le poisson. Elle n'était pas patiente de nature et elle espéra tout de même qu'il lui livrerait quelques brides d'information. Il n'avait aucune raison de lui cacher quelque-chose... il lui avait sauvé la vie, ce n'était pas pour comploter dans son dos. La reine se trouvait à présent avide d'information. La curiosité et l'envie étaient là, deux grands vices qui ne se tairaient pas avant d'être assouvis.

Alidane tourna la tête, elle avait entendu un pas à la jointure du petit salon de ses appartements avec sa chambre. Un serviteur s'affairait dans la pièce d'en face. Sa tenue sombre se fondait avec le papier peint, ce qui n'empêchait pas la reine de le voir distinctement. Elle n'aimait pas qu'on traîne dans ses appartement, même lorsqu'il s'agissait d'un serviteur sans importance, et en particulier lorsqu'elle y recevait. Seule était exempte à la règle Myriam, qui semblait ici plus conseiller la reine que d'être sous ses ordres. Alidane réprima son envie de crier à l'importun qu'il s'en aille. Après l'affaire qui avait trouvé la source chez ses domestiques, elle n'avait plus du tout confiance en eux. Parfois elle voulait plus que tout les anéantir tous afin de les changer et de les montrer en exemple, puis elle se ravisait en se disant que les remplaçants ne ferait pas mieux.
La souveraine se rencogna dans le canapé bordeaux et retourna son attention sur le traqueur, prête à écouter tout ce qu'il voudrait bien lui laisser entendre.

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Parfois c'est dur, et parfois ça s'arrange [PV ou demande de participation]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Plonger parfois dans un nouvel univers. [PV Libre]
» - Participation
» Demande de partenariat
» Demande de partenariat
» Partenariats en demande

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Kerdéreth :: Rièza-