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 New perso 1/2 (Work in progress :p)

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Date d'inscription : 07/07/2015
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MessageSujet: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Mar 7 Juil - 19:01           
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~ Identité de votre personnage : ~

 
Nom(s) :FABER
Prénom(s) : X



Âge :
-Vous voudriez connaitre son âge ? Mais les mythes et les légendes sont intemporelle mes enfants. On a beau dire qu’il arpente nos terres encore aujourd’hui, personne d’autre que lui-même ne connait son âge véritable. Et puis, que vous apporterait cette connaissance pour apprécier mon histoire ?
Date et lieu de naissance :
-Comme je vous l’ai dit, nous ne connaissons pas la date de naissance de cette personne, mais selon les premières occurrences de sa légende, il était contemporain du roi Arönré.
-Du premier roi lui-même ?
-Personne ne peut être si vieux ! Même les dragons ne vivent pas autant !
-Les enfants, une légende est une légende ! Ce que je vous conte ce soir n’est pas un récit comme les autres. C’est un mythe très anciens du Royaume. Où en étais-je ?
Race :
-Cette personne à été humaine dans le passé, mais je ne suis pas ici pour vous faire un cours d’histoire. Je vous conte la légende qui est la sienne, aussi vous vous doutez bien mes chers petits qu’il n’était pas un simple humain. Et il a d’ailleurs bien évolué au fils des siècles.  
Classe :
-Comme vous y aller ! Me laisserez-vous finir la présentation de cet être hors du commun sans m’interrompre ? Alala, quelle jeunesse… Bien, je vais vous répondre. C’était un enchanteur. Le meilleur de son temps, et sans doute même le meilleur que ces terres aient jamais porté. Pourtant, c’était un homme simple. En dépit de son immense talent, il s’est contenté de l’artisanat toute sa vie. Du moins, c’est ce qu’il semble. On trouve toutefois différentes version de sa légende dans lesquelles il était un guerrier, ou bien un mage. Peut être a-t-il été tout cela à la fois, mais j’en doute. La légende à sans doute été grossis au fil des siècles. Mais quelque soit la version de ce mythe, il a toujours été reconnu comme le plus grand enchanteur de l’époque. 
Métier :
-Un enchanteur ? Mais ce sont presque tous des artisans ! Comment un artisan aussi bon soit-il peut-il avoir une légende s’étendant sur presque mille ans ?
-Tu as raison, c’était bien un artisan. Et le meilleur qui soit, ce point est certain. Bien qu’il ait appris à presque tout faire, à l’origine il était forgeron. Et si sa légende éclipse celle des armes qu’il a créées, sachez que chacune de ses lames à sa légende propre. Mais qu’importe ses armes, ce ne sont pas elle qui ont traversé le temps. Non, ce qu’il nous a légué est bien plus commun, quoique effroyablement plus dangereux.
-Je ne comprends pas.
-Et c’est normal mon enfant, vous m’avez demandé de vous présentez l’homme avant même d’avoir entendu son histoire. 
Lieu de résidence :
-Seriez vous assez fou pour croire que je serais capable de vous dire ou rencontrer une légende ? Vous me surestimez. 
Lieu de présence actuel :
-Il se dit qu’il arpente encore le monde, je vous l’ai déjà dit. Mais cela parait impossible… A moins que… Enfin, quoi qu’il soit, il ne sera sans doute jamais là où vous l’attendrez.  
~ Description de votre personnage : ~
 
Description physique :
-Décidément, vous ne m’épargnerez rien… Il se dit qu’il était un homme mais vous n’en verrez sans doute jamais de semblables. L’apparence que je vous décrirez est celle de la légende, celle qui devait être la sienne à l’apogée de son œuvre.  Vous ne rencontrez sans doute jamais personne de semblable parce que comme il façonnait les armes sous son marteau, il a façonné son corps par magie.
-Mais… Qu’a-t-il pu bien faire à son corps ? Modifier magiquement un corps, n’est-ce pas temporaire ?
-Pour un mage, peut être, mais Faber était un enchanteur de génie. Il a accomplie des choses que personne n’aurait pu imaginer. Et si je peux en placer une, je vous le décrirais. Je peux ?
-
-Merci. Donc, comme je l’ai dit, son corps a été modifié. Deux traits sont particulièrement connus. Ses yeux qui avait, disait-on, la couleur du métal, et scintiller de la même façon. La légende veut que ses yeux aient pris cette couleur un jour de travaille à la forge alors qu’il purifiait un métal inconnu venu des étoiles. Incapable de se fier à ses connaissances seules, il avait du lire l’âme du métal pour parvenir à le purifier. Et c’est lorsqu’il présenta une épée forgé dans ce métal que l’on découvrit que ses yeux avait changé.
-Mais comment est-ce possible ?
-Ce n’était pas de la magie plutôt ?
-Et quels genres de réponse attendez-vous de moi ? C’est une légende que je vous conte. Ce genre de chose est courant dans les mythes.
-Ah… fis l’enfant déçu. Et la deuxième caractéristique ?
-La deuxième est plus connu, car bien plus visible. C’était sa chevelure blanche.
-Il était déjà vieux ?... Oups, pardon. J’ai rien dit, continuez s'il vous plait.
-tss… Toujours selon la légende, ses cheveux sont devenus progressivement de cette couleur. En effet, il est dit que lorsqu’il travaillait, il infusait une partie de lui-même dans chacune de ses créations. Une partie de sa vie, et de son humanité. Et petit à petit, ses cheveux se sont décoloré et sont devenu blanc.
-Mais… il ressemblait à quoi à part ça, je veux dire si c’était un artisan aussi génial il devait avoir des vêtements somptueux, non ?
-Toi ma petite tu ne perds pas le Nord. Mais tu te trompes. Cet homme ne vivait que pour son art. Et si je dis cela c’est que cela se voyait dans son physique. Pour créer des œuvres parfaites, il faut d’abord que l’artisan maîtrise parfaitement son corps. La première œuvre de Faber, ce fut son corps. Outre le fait que la forge forme le corps du forgeron, on pourrait dire que Faber a voulu forger sa vie selon l’image qu’il s’était donné.
-Il a forgé son corps comme un forgeron forge une épée ?
-On pourrait penser cela en effet. Mais je pense que la réalité était beaucoup plus simple. Je pense qu’il était le pragmatisme incarné. Ah, laissez moi finir pour une fois, et répondez plutôt à ma question. Si vous deviez construire quelque chose, pensez-vous être capable de construire quoi que ce soit sans savoir comment cet objet fonctionnera ? Je vois que non. Et vous avez raison. Pour savoir comment forger ses armes, il a d’abord appris à les utiliser comme un guerrier.
-C’était donc un guerrier ?!
-Mais non, enfin ! Savoir manier les armes ne veut pas dire qu’il se battait. Sans doute aurait-il pu. Mais aucun des récits que je connais ne parle de lui comme un combattant. Il en existe bien certain, mais je doute qu’il soit authentique. Pourquoi un enchanteur aussi brillant que lui aurait-il eu un jour besoin de se battre ? Non, je ne pense pas qu’il ne se soit jamais battu, même s’il ressemblait à un guerrier mince et athlétique.
-Et ses vêtements alors ?
-Décidément, que de questions ! Il ne sortait pas beaucoup de sa forge, et presque jamais de son atelier à tout faire. Mais suite à une certaine requête, il a du aller chercher lui-même certains matériaux et les transformer loin de chez lui. Et la tenu qu’il portait se jour là est celle qu’on lui attribue couramment. Il était vêtu d'un ensemble noir qui lui fait office de seconde peau tout particulièrement au niveau du buste. Cette ensemble était unique car tissé et forgé par lui-même. Il parait que cette seconde peau était aussi résistante que l’acier, tout en étant aussi souple que du tissu.  Et sa tenue était complété par une veste rouge écarlate qui s'étend en deux parties distinctes : une le long de ses bras et l'autre recouvrait son bassin et ses jambes jusqu’au mi tibias.
-Whaouu ! Mais comment est-ce possible ? Une telle armure aurait du devenir la norme si elle était si efficace.
Le conteur soupira.
-C’est un mythe, rien ne dit qu’elle était aussi solide…


Description mentale :
-Je ne m’étendrais pas sur ce point, parce qu’il est vain de vouloir le comprendre ou de comprendre sa façon de voir le monde sans connaitre son histoire. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il était perçu comme extrêmement pragmatique, et était totalement obnubilé par son art. Il semble qu’il ait tout sacrifié pour celui-ci. Sa famille, sa santé, et même sa vie. Mais il est dit aussi qu’il était effronté. Il parait même qu’il aurait forcé le Roi Arönré lui-même à se déplacer pour qu'il accepte de réaliser ses commandes. Et cela parce qu’il n’acceptait que les commandes de ceux qui avaient fait l’effort de venir le voir en personne.  En tant que bon artisan il allait toujours au bon de ce qu’il commençait, et cela aussi bien dans sa vie que dans ses œuvres. On n’en sait pas beaucoup plus sur lui. Mais je sais aussi que…
-Tu devrais t’arrêter là, le vieux. Coupa une voix grave et assuré venant du fond de l’auberge.
-Comment ? Et qui es-tu pour me dire ce que dois faire ? Si mon histoire ne t’intéresse pas, passe ton chemin, elle n'est pas pour toi.
-L’histoire n’a pas commencé.
-Oui, mais …
-Certaine chose devrait rester dans les limbes du passé. Croyez moi, vous n’avez pas envie de voir les démons du passé resurgir. Et pourtant eux, ne demande que ça … interrompit une voix plus claire, sans doute celle d’un enfant. La voix venait aussi du fond de l’auberge, mais si la voix d’homme était parfaitement neutre, celle-ci porter un je-ne-sais-quoi qui fit frissonner le vieux conteur.
-C’est assez.  

Histoire du personnage :


-Tu n’aimes pas que l’on te rappelle ton histoire ?
-Ce n'est pas mon histoire. Plus maintenant. Je n'ai rien en commun avec celui que j'étais il y a un millénaire. 
-Le temps passe, les gens changent. Mais pas nous. Et tu le sais mieux que moi.
-Flandre...
-Tu as déjà choisi. Je sais.
-Alors n'en parlons plus.
 
---

Toute légende à une origine. Et chaque mythe une source. On dit souvent qu’il y a un fond de vérité dans chaque légende. Mais celle de Faber est sans nul doute unique en son genre. Il a accompli de grande chose. De belle chose. D’autres, qui ont affecté à jamais le monde entier. Mais ce n’est pas pour cela que sa légende est si spéciale. Au contraire, il n’y a plus guère que dans les archives que l’on retrouve une vague trace de son existence. Aujourd’hui, même sa plus grande œuvre ne lui ait plus attribué et son nom a disparu de l’histoire. Mais alors pourquoi sa légende est-elle si incroyable pour ceux qui la connaissent ?  Lui-même n’a jamais vraiment cherché à laisser sa marque dans l’histoire, ni a faire parler de lui. Non, ce qui rend Faber aussi exceptionnel, c’est que sa légende traverse les siècles. Il semble avoir marqué chacune des époques de sa marque. Bien involontairement, cela va de soi, mais pour celui qui cherche, découvrir qu’un homme a été capable de traverser ainsi les siècles à quelque chose de fascinant. Bien sûr, beaucoup crient à l’affabulation.  Comment un conteur saint d’esprit pourrait-il envisager qu’un simple humain puisse vivre aussi longtemps ? C’est impossible. Et en cela ils auraient raison de croire qu’une partie de sa légende n’est que fiction. Mais qui a dit que Faber n’était qu’un homme parmi tant d’autre ? En ce qui le concerne, la fiction n’est jamais que le reflet de la vérité. 
-Va me chercher le gamin, femme.
-Il n’a pas encore quatre ans !
-Tu ne m’a pas entendu peut être ?

La jeune femme sentis les larmes lui monter aux yeux. Ce pauvre orphelin qui avait était apparu un jour devant la porte du forgeron personnel du Roi ne savait pas ce qu’il l’attendait. Greant était le meilleur forgeron de tout le continent double. Cet homme était une montagne de muscle, aussi brutale que doué dans son art. Il était également considéré comme l’un des meilleurs enchanteurs du royaume, et cela malgré les apparences. Mais pour Merry, ce n’était qu’une brute sans cœur. Un démon de la forge fait homme. Pauvre enfant pensa-t-elle encore en allant le chercher, honteuse de sa propre faiblesse. Elle-même enceinte, elle ne pouvait prendre le risque de se faire frapper par son maître sans mettre son enfant en danger. Elle sortit de la forge alors que Greant et ses deux apprenties s’affairaient dans leurs coins comme ils en avaient l’habitude. Elle traversa la cour, entra dans la maison puis se dirigea vers la chambre de l’enfant.

L’enfant. C’était son nom. Ou plutôt, le seul moyen qu’on avait de parler de lui. Il était apparu la semaine passé et personne ne lui en avait donné. Il était resté l’enfant aux yeux de tous. En repensant à la façon dont il était apparu, Merry ne put empêcher un frison de courir le long de son dos.  
 
Il était arrivé en pleine journée. Merry était à la cuisine, préparant le déjeuner pour le forgeron et ses disciples quand un bruit terrible avait retentit dans la cour. Puis une violente secousse avait ébranlé le bâtiment. Elle était sortie paniquer, craignant que la maison ne s’effondre, mais une fois sur le seuil le spectacle devant elle l’avait figé sur place. Un énorme cratère venait d’apparaitre au milieu de la cour. Elle observait celui-ci avec crainte quand soudain, elle s’était sentie faiblir et s’était écroulé inconsciente. La future maman avait repris connaissance presque immédiatement. Du moins, c’est ce qu’elle avait d’abord pensé. En effet, si elle ne s’était retrouvé le nez dans la poussière, elle aurait même douté du fait d’avoir perdu conscience. Bien qu’encore confuse, elle n’avait pas eu le temps d’essayer d’y voir plus clair : elle avait repris conscience au moment même ou Greant lâchait un effroyable cri de douleur. Le cri lui glaça le sang, elle allait se lever pour s’enfuir, mais elle n’avait pas fini de se relever que le forgeron quittait son antre. Apparemment indemne. Merry s’était sentit soulagé et perdu à la fois. A demi rassuré, elle regarda son maître se diriger vers le cratère et s’immobiliser à la limite de celui-ci. Il posa son regard sur quelque chose en son sein, mais depuis le pallier Merry ne pouvait pas voir ce qu’il voyait.

Greant l’avait alors hélé sans quitté des yeux le centre du cratère. Inquiète, elle l’avait donc rejoint prudemment. Et lorsqu’elle vit ce que regardait son maître, elle manqua de défaillir. Un jeune enfant, pas plus de trois ou quatre ans, se tenait debout au milieu du cratère et regardait fixement Greant dans les yeux. L’enfant était dos à elle, puisqu’il regardait vers Greant et la forge alors que Merry venait de la maison. Mais cela n’empêcha pas la jeune femme de comprendre que l’enfant était sans doute un démon. Il était parfaitement nu et semblait être tombé du ciel lui-même. Il ressemblait à n’importe quel autre enfant humain de cet âge, pourtant Merry n’envisagea pas une seule seconde qu’il puisse l’être. Comment aurait-elle pu le penser humain alors qu’il se tenait debout dans une énorme flaque de sang ? Car il n’y avait aucun doute possible, ce liquide rouge qui le recouvrait et qui formait une flaque écarlate à ses pieds ne pouvait être que du sang.
-Par le Roi… Qu’est ce que ce démon fait ici ?

Greant semblait hypnotisé. Il ne répondit rien. Mais l’enfant se retourna, lui. Il planta son regard vert émeraude dans celui de la future maman et répondit d’une petite voix, mais avec l’assurance d’un roi.
-Je ne suis pas un démon. Je suis humain. Et je suis là parce que je me tiens ici. Votre question est étrange.
La phrase avait paru totalement irréelle à Merry. Mais étrangement, elle ne trouva pas la force de douter de ces paroles. L’enfant était humain. Il l’avait dit. Aujourd’hui encore, elle ne comprenait pas comment cette simple phrase avait pu lui faire autant d’effet.
-Mais… comment est-tu arrivé ici ? Où sont tes parents ? Comment t’appelles-tu ?
Le jeune garçon, qui s’était remis à regarder Greant, lui répondit à nouveau mais sans détourner le regard du maître forgeron cette fois-ci.
-Je ne sais pas. Pas ici. Je n'ai pas de nom. Je n'en ai pas besoin.  
-Mais enfin, tout le monde à un nom !
-Pas moi.
C’est alors que Greant s’était secoué et avait fait demi tour pour retourner dans la forge, comme si de rien n’était.
-Et bien quoi, femme ! Tu vas laisser mon apprentie ainsi, il a besoin d’aide, réagis bon sang !
-Votre… quoi ? Mais enfin, vous ne le connaissez même pas ! Personne ne le connait ! C’est un dé… Non…
-Cesse de déblatérer ce genre de sornettes, et amène le plutôt dans sa chambre ! Et dépêche toi, j’ai faim, et il est bientôt l’heure du diner, conclut-il en disparaissant dans la forge.
-Le diner … ?

Merry était de plus en plus perdu. Elle avait levé les yeux au ciel et en effet, déjà le soleil avait commencé sa descente. Elle secoua la tête incrédule, puis réalisa qu’elle était déjà dans le cratère. Quand donc avait-elle autant avancé ? Et plus important, quand donc l’enfant avait-il saisit la main qu’elle lui tendait ? Abasourdis par ses propres actions, Merru tira l’enfant du cratère. Il lui lâcha la main une fois sortis du cratère.
-Je payerai ma dette. Soi en sûr, dit l’enfant face au cratère, en direction de la flaque de sang, puis il se retourna et regarda Merry comme s’il attendait qu’elle le guide. 
La suite prenait l’aspect d’un rêve éveillé dans la mémoire de la jeune femme. Elle se revoyait encore le guider jusqu’au puits pour lui permettre de se débarrasser de tout le sang qui le couvrait. Une fois propre, elle lui fit signe de la suivre et sans un mot, ils se dirigèrent vers la maison. A ce moment précis, Merry s’était sentis comme dans un état second. Elle savait ce qu’elle avait à faire, sans savoir d’où lui venait ce savoir. Elle guida l’enfant jusqu’à une salle vide et inoccupé de la grande maison du forgeron. Mais alors que sa raison lui criait que la chambre serait vide, elle s’attendait à y trouver un lit et une armoire qu’elle savait pleine de vêtement pour enfant. Et cela alors que cette maison n’avait jamais accueilli d’enfant en son sein !
L’enfant s’était habillé avait ce qu’elle lui avait donné, l’avait remercié, puis elle était sorti faire le diner comme si de rien n’était. Une fois de retour dans la cuisine, elle se plongea dans sa tache en essayant de comprendre ce qui avait bien pu se produire. Finalement la conclusion la plus logique qu’elle trouva était qu’elle avait du rêver. Remplacer Mathieu, son mari blessé pour qu’il ne perde pas sa place de servant auprès de Greant avait du la fatigué plus qu’elle ne l’avait pensé. Et elle avait du s’endormir pendant sa pause. Elle avait donc rêvé tout ça. C’était la seule  explication logique. 
-Ce n'est pas un rêve, fis un petit garçon assis à la table mangé, devant un cinquième couvert que Merry ne se souvenait même pas d’avoir déposé. 

Merry secoua la tête pour s’arracher à son souvenir. Elle était devant la porte de la chambre du garçon. Elle toqua doucement à la porte, puis entra. Elle allait lui dire que Greant le voulait à la forge et qu’il devait s’habiller. Mais à peine la porte fut-elle ouverte que l’enfant se glissait hors de sa chambre pour prendre le chemin de la forge. En passant il lui expliqua :
-Je suis prêt. Aujourd'hui, j'ai quatre ans. Je peux commencer. 
 
Cela faisait une semaine qu’il était arrivé. Et d’une manière assez étrange, tout le monde avait accepté l’enfant. Merry elle-même ne faisait pas exception. Ses craintes avaient été balayées au cours de la semaine. Le premier pas avait eu lieu le soir même de l’arrivé de l’enfant, lorsque celui-ci, après avoir mangé l’avait aidé à faire la vaisselle. Le repas avait été silencieux comme à son habitude. Greant ne parlait pas, et ses deux apprenties ne s’y seraient pas risquées. Personne n’avait donc fait le moindre commentaire sur la présence de l’enfant. Dans le cas des hommes, on aurait même dit qu’ils avaient toujours vécu avec cet enfant tant sa présence ne semblait pas les déranger. Merry, elle, l’avait observé avec attention. Et elle s’était peu à peu rassurait en le voyant manger.

Puis, une fois le repas fini, il l’avait aidé à débarrasser et a laver les assiettes. En cette première soirée, elle était encore trop surprise pour dire quoique ce soit, et l’avait laissé faire quand il avait pris une assiette et avait commencé à la lavé dans la bassine qu’elle utilisait habituellement seule. Et il avait recommencé le lendemain. Cette fois, elle avait protesté. Elle avait essayé de lui dire que ce n’était pas nécessaire, mais il l’avait regardé dans les yeux et dit que si, c’était nécessaire. Quand surprise, elle lui avait demandé pourquoi, il lui avait répondu sans détourné le regard « parce qu’une femme enceinte ne devrait pas travailler ainsi pour un tel homme ». Étonnée, Merry avait posé une mains sur son ventre. Elle n’en revenait pas. Merry n’était enceinte que de deux mois, même Greant ne savait pas ! Il ne lui aurait jamais permis de remplacer Mathieu sinon. Son mari lui avait même redit ce matin que cela ne se voyait pas encore trop ! Comment un enfant si jeune avait-il pu le deviner aussi facilement ? Elle ne comprenait pas. Mais elle s’était attendrie en le regardant tout concentrer sur le nettoyage de son assiette. Il est bizarre, mais je ne pense pas qu’il soit dangereux s’était-elle dit. Et la semaine qui s’était écoulé avait renforcé son jugement.

L’enfant ne parlait pas beaucoup. En fait, il ne répondait qu’aux questions qui lui étaient posé. Le reste du temps, il jouait avec toutes sortes d’objet qu’il trouvait dans la maison. Merry avait d’abord eu l’impression qu’il essayait de comprendre comment pouvait bien être fait ses différentes trouvailles, puis elle avait compris qu’il jouait plus probablement avec. Qu’aurait-il bien pu faire d’autre d’ailleurs ? Comme il était resté à la maison la première semaine, elle avait essayé d’en savoir davantage sur lui. Mais elle n’avait pas réussi. Quand elle lui posait des questions remontant à avant leur rencontre l’enfant se contentait de garder le silence. Merry en avait donc déduite qu’il ne s’en souvenait pas. Elle l’avait très vite pris en sympathie, et s’était attaché à lui, mais jamais l’idée de lui donner un nom ne lui était venu. « Je n'ai pas de nom. Je n'en ai pas besoin. » Ces phrases avaient du la marquer plus qu'elle n'en avait eu l'impression.

La dernière chose qu’elle avait notée, était que l’enfant était brillant. Le soir il discutait avec les apprenties de Greant. C’était Klein qui lui en avait touché deux mots avant qu’elle ne rejoigne son mari. Il lui avait demandé si elle avait vu l’enfant parlé avec le forgeron. Quand elle ne les avait jamais vus parler ensemble, il avait été surpris par cette réponse, puis lui s’était expliqué : l’enfant avait l’habitude lui demandait ce qu’il faisait tout les soirs. Klein, qui aimait les enfants, prenait plaisir à lui répondre et lui décrivait précisément ce qu’il faisait et comment il le faisait. Mais le matin-même, l’enfant l’avait surpris en lui conseillant de changer sa manière de faire. Amusé, il l’avait écouté un sourire aux lèvres quand le petit lui avait décris une autre façon de faire. Jusque là, rien de bien méchant. Klein n’en avait pas tenu compte et avait continué comme d’habitude. Il travaillait actuellement sur une commande de M Nicolas, qui avait besoin d’une nouvelle roue pour sa charrette. Ce n’était pas une commande habituelle, mais il se savait capable de la réaliser. M Nicolas étant un ami de Greant, celui-ci était venu vérifier la façon dont travailler son apprentie. C’était déjà peu courant en soi. Mais pas encore notable. Greant après avoir observé son travail, lui demanda de renforcer chaque partie, et lui montra comment procéder pour renforcer le tout sans rajouter davantage de fer. Il rompit la structure pour la refondre et la relier sur elle-même. Greant avait continué jusqu’à obtenir le résultat voulu, mais Klein ne l’écoutait plus. Ce que venait de lui montrer son maître… C’était exactement ce que lui avait dit de faire le gamin le matin même ! Klein n’en revenait pas.
Le soir même, Merry avait vu revenir Klein un peu plus tôt de la forge, et comme à son habitude, l’enfant s’était absenté pour aller lui parler. Intrigué par ce que lui avait dit l’apprentie plus tôt, Merry les avaient écoutés.
-Hey gamin ! Tu as parlé à Greant ? Il m’a conseillé de faire exactement ce que tu m’avais dit de faire ce matin, si c’est pas incroyable ça !, et l’homme s’était mis à rire.
-Non.
Klein avait aussitôt cessé de rire.
-Comment ça, non ?
-Je n’ai pas parlé à Greant
-Mais… ce n’est pas possible. Comment aurait-tu savoir ce qu’il fallait faire autrement ?
-Cela m’a paru plus adéquate quand j’y ai réfléchis. Ta façon de faire est correct, mais si une partie de la roue vient à s’abimer, la totalité de la roue est alors fichu. En traitant les parties séparément puis en les rattachant, une partie cassé peut être volontairement détruite pour séparer la partie abimer de la partie de la roue encore intact. Si les dégâts ne sont pas trop important, alors la roue continuera de tourner, même si la stabilité sera touchée. C’est logique quand on y pense.
Klein avait ouvert de grands yeux étonnés. Puis s’était éclaffé.
-Et bien petit, toi, je te promets un grand avenir ! Pour être capable d’élaborer une idée pareille juste à partir de ce que je t’ai décris, il faut avoir un sacré potentiel !
Un tel raisonnement dépassait de loin tout ce qu’aurait pu produire un élève au potentiel surdéveloppé. Mais Gréant n’aimant pas spécialement parlé n’avait pas expliqué à son apprentie que c’était une toute nouvelle façon de forger que seul les meilleurs forgeront commençait tout juste à mettre en œuvre. L’apprentie lui avait simplement supposé que c’était une simple astuce qu’il ne connaissait pas. Après tout, il était chez Greant pour apprendre. Et ce n’était pas Merry qui aurait pu voir le génie de l’enfant à travers cet exemple. N’y connaissant rien en technique de forge, elle s’était contentée de sourire et de se dire que leur petit invité avait de la ressource.
 
Deux jours après cet événement, le gamin faisait son entrer dans la forge pour la première fois. Un enfant, de quatre ans tout juste, commençait à découvrir la forge. C’est ainsi que Faber fis les premiers pas sur la route qu’il s’était choisi. Orphelin mystérieux surgit de nulle part, il avait été intégré de manière presque surnaturelle dans la forge de Gréant. Bien sûr, le fait qu’il ait accès à la forge ne signifiait pas qu’il commença à forger aussi tôt. Il était encore bien trop jeune pour manier le marteau. Mais il put observer tous les mouvements du maître, ses techniques et la façon dont fonctionne la forge. Comme un véritable gouffre sans fond, il assimilait les techniques et les améliorais dans le secret de son esprit. Quand il devait faire un test, il demandait à Klein de le faire pour lui. Il pouvait alors voir si son idée fonctionnait, ou si elle devait être révisée.  Le prestige de la forge de Greant ne fit que accroître avec le temps, et quand à sept ans Faber pris le marteau et commença à travailler, il égalait déjà presque le maître. Et une fois encore, aussi surprenant que cela puisse être pour tout personne extérieure à la forge, cela paru normal aux habitants de celles-ci.

Mais si l’on avait pu résumer la naissance de Faber à cette histoire, sa légende n’aurait jamais pu être si grande. Aussi l’histoire de sa naissance devra être continuée. Mais même l’histoire complète ne suffit pas à dissiper la chape de mystère autour de l’arrivé de Faber chez Greant. Comment sa seule histoire aurait-elle pu expliquer ce prodige alors qu’une autre histoire tout aussi grande et belle, quoi que terrible et sanglante était à l’origine de cet ombre ? 
~ Ce qui accompagne votre personnage : ~
 
Armes : Surprise à suivre !
Animaux familiers : Surprise à suivre !
Personne : Flandre
 
~ Précisions sur votre personnage :
 
Capacités personelles : Surprise à suivre !
Informations personnelles : Surprise à suivre ! 
 
~ Partie HRP : ~
 

Votre découverte du forum : J'y étais déjà ?
Votre expérience dans le RP : On va dire assez longue en dépit d'une pause contrainte. 
Avez-vous lu le règlement ? Y'a longtemps. Mais y retourner à la fin de la présa est prévu. 
Que-pensez vous du forum, le design, le contexte en général ? J'attend la nouvelle version ;p


Autre :
Je vais voir si l'histoire ne peut pas se poser en légende. 



Dernière édition par Faber le Ven 10 Juil - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Mer 8 Juil - 16:36           
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Coucouuuuuuuuuuuuuuuuuu <3 <3 <3

Un super perso en perspective ! Pour la suite, si tu peux éditer le doc c'est parfait. Tu pourras UP le sujet en postant à la suite ensuite.
Je donnerais mon avis sur le sujet au complet plus tard hahaha ! En attendant ... *fait tomber une pluie de cookies sur sa tête* REBIENVENUUUUUUUUUUE !!! Heureuse de te recompter parmi nous pour de nouvelles aventuuuuuuures !
En tout cas j'aime beaucoup l'idée (ouiiii je donnerais mon avis plus tard) mais il y a quelques fautes que je corrigerais si tu veux Wink

A très bientôt !!!!!!!!!!

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~


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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Ven 10 Juil - 0:16           
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Maj faite.

*Se tape la tête contre les murs*
Dieu, que c'est chiant de programmer autant de couleur >< Je perd la bonne couleur d'une phrase à l'autre et je passe un tout fou à retrouver la couleur correspondante pour harmoniser le tout T_T

J'ai perdu 20 minutes justes pour les couleurs... Je suis trop nul >< Du coup si la présa est pas parfaite parfaite je m'excuse... Idem pour l’orthographe qui doit pas suivre partout... 

En espérant quand même que cela plaira, voici la toute première partie de l'histoire de Faber : 

L'arrivé !

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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Sam 11 Juil - 15:20           
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Ouuuuuuh mais ça promet, ça promet ! Toujours quelques fautes d'orthographe. Bon après c'est pas bien grave.
Est-ce qu'on peut avoir un indice de localisation, et dans le temps, savoir où tu te situe ? Arönré est encore roi ? Où est-ce que tu es sur le Continent Double (en te localisant par rapport à la carte de notre époque, puisqu'il est évident que la géographie a bien changé depuis) ?
Ce gamin est très talentueux, très intelligent et s'exprime très bien. J'attends bien évident la justification à tout ça dans la suite.
Est-il démon ou humain ? Pourquoi tant de sang ? Pourquoi un cratère ? Pourquoi cet endroit ? Les gens ont l'air manipulés, par qui ? Voilà voilà, encore les choses que j'attends de voir développées plus tard.
En tout cas c'est très très bien, il me tarde d'en apprendre plus, sur Faber, mais aussi sur Flandre qui fait juste une très courte apparition à ce que j'ai compris. Félicitations pour ton idée d'histoire.

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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Sam 18 Juil - 1:20           
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Cela ne faisait que trois mois que l’enfant avait rejoint la forge. Et même Greant, pourtant peu bavard, vantait les mérites de son nouvelle apprenti. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, ses productions étaient déjà meilleures que les siennes. Et si le petit prodige manquait encore de force pour tout faire par lui-même, il compensait largement sa faiblesse physique par un coup de marteau d’une précision extraordinaire. Des dires même de Greant, pourtant peu enclin aux citations, « Il n’utilise pas de marteau. Et le marteau ne frappe pas le métal. Il confie sa volonté au marteau, et celui-ci ne fait qu’apparaitre ce que son esprit à déjà conçu ».
En l’entendant décrire ainsi le travaille de son meilleur apprentie, on aurait pu croire que celui-ci n’avait pas changé depuis son arrivé. On aurait pu croire qu’il était resté tout aussi exceptionnel et inaccessible. La vérité était tout autre.

-GAMIN !!
Le cri résonna au milieu de la forge. Une fois. Puis deux. La forge restait silencieuse.
-Ce foutu gamin… le forgeron soupira, Bon sang, je devrai vraiment interdire à Merry de remettre les pieds ici avec son foutu mioche.
Greant soupira une fois de plus puis se mit au travail. Mais au fond de lui, il souriait. Le gamin avait changé. En bien selon lui. Sans insister davantage, il entreprit de finir ce qu’il avait commençé la veille.  Ce n’était pas comme si le gamin croulait sous les commandes. Au contraire, celles dont il pouvait s’occuper commençaient à se faire rare tant son travail était rapide. Le maître de la forge pouvait bien pardonner cette incartade… comme toutes les précédentes d’ailleurs.  

L’enfant n’était pourtant pas si loin de la forge : Il jouait dans la cour sous le regard bienveillant de Merry.
-Attrape-moi si tu peux Tim !

Tim le surnom qu’avait donné le gamin à l’enfant de Merry et de Mathieu. Il était né sept mois après l’arrivé du « p’tit ». C’était le qualificatif que Mathieu lui avait donné à son retour de convalescence. « P’tit » avait fureur dans la forge et avait été adopté par la majorité à l’exception de Greant et de Merry. Le p’tit adorait Thomas qu’il avait surnommé affectueusement « Tim ». Ce petit n’avait pas encore trois ans, mais il était pourtant le compagnon de jeu favori du petit génie de la forge. Il pouvait passer des heures à le regarder. Il était resté des heures à le regarder quand Merry l’avait amené à la forge pour la première fois. Le lendemain, Merry n’était pas venu. Elle n’était revenue qu’une semaine après. Mais à son retour, un berceau était apparu dans la pièce principale. Klein avait fini par céder. Le nouveau résidant de la forge avait tellement insisté qu’il s’était résigné à l’aider à faire ce que son corps d’enfant ne pouvait pas encore faire. En revanche, c’était bien lui qui avait conçu la petite couette et le petit matelas pour l’enfant.

En effet, Merry, qui n’avait à l’origine qu’une seule hâte, à savoir que Mathieu se rétablisse au plus vite pour fuir Greant, avait personnellement demandé à assister son mari dans ses taches pour pouvoir continuer de voir et de s’occuper de son démon personnel. Si elle considérait les deux enfants comme les siens, elle savait néanmoins que son petit démon ne la percevait pas tout à fait comme une mère. Mais elle s’en moquait. Ils formaient à eux tous, si on comptait Greant comme le vieux grincheux de la bande, une famille. Et c’était dans cet environnement que le gamin s’était épanoui.

L’arrivé du fils de Merry avait transformé le p’tit. Le démon de la forge s’était ouvert. Bien sûr, il avait toujours des comportements étranges par moment, mais rien de bien préoccupant à son âge. Au contraire, il avait progressivement perdu son attitude d’adulte froid et implacable pour redevenir un petit garçon. Et ce petit garçon adorait le bébé. Elle se souvenait encore de la fois où il avait failli faire s’étrangler Greant avec son bout de pain. Cela s’était passé après le diner. L’été touchait à sa fin, et l’autonome s’annonçait déjà.

Merry et l’enfant lavaient la vaisselle ensemble pendant que Mathieu s’occupait du petit et que Greant finissait son bout de pain en se reposant. Le p’tit était distrait. Et Merry ne tarda pas à le lui faire remarquer.
-Qu’est ce qui occupe ainsi tes pensées ?
-Je me demandais si Tim n’allait pas avoir froid avec l’automne qui approche ?
Merry avait éclaté de rire, ce qui avait fait bouder son petit démon.
-De froid ? Avec la forge à côté ? Tu veux rire ?
-...
-Ohh, le pauvre chou ! Il boude ?
-Je boude pas !
-Mais oui, mais oui ! lachat-elle négligement, Bon, qu’est ce que tu voulais vraiment me demander ?
Merry était probablement celle qui connaissait le mieux le petit démon de la forge.  Elle avait fini par retenir toute ses mimiques et savait exactement où appuyer pour faire ressortir le côté petit garçon de l’enfant.
-JE BOUDE PAS !
-Oui oui… excuse moi d’avoir douté de toi. Je sais bien que tu ne boudes jamais, fit-elle dans un sourire.
-Hrm… Fit l’enfant peu convaincu. Mais il se décida quand même à parler. Je me demandais si tu pourrais m’apprendre à tisser ? J’ai entendu dire que t’a sœur était tisseuse. Tu dois savoir tissé toi aussi, non ? Tu pourrais m’apprendre ? demanda-t-il plein d’espoir en regardant Merry droit dans les yeux.
La question avait tellement surpris Merry qu’elle fit les yeux ronds. Et avant même qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, un grand bruit de toux monta à travers la fenêtre. La tête Greant sortit immédiatement après.
-Garhhar … GLUPS. QUOOIIIIII ?
-Merry, je crois qu’il a failli s’étouffer là, chuchota l’enfant.
En effet, Greant était encore un peu cramoisie. Il suivait la conversion, intrigué par le fait que son gamin puisse demander une faveur à quiconque, et ce qu’il avait entendu lui avait fait avalé de travers son bout de pain.
-Tu veux… Apprendre à tisser ? Mais, mais mais…
-Mais mais tu vas réussir à finir ta phrase ? reprit le p’tit démon moqueur en imitant Greant.
-Mais tu ne peux pas ! L’année prochaine, tu commenceras à travailler à la forge ! Tu ne peux pas apprendre à tisser maintenant ! Et Elle avait dit que tu deviendrais forgeron !
-C’est ce que j’ai choisi. Mais si je peux faire une couette pour Tim en attendant de pouvoir commencer la forge, pourquoi pas ? Je connais déjà presque toutes les techniques que tu connais.

Merry surprise avait mis du temps à réagir. Ce n’est qu’en comprenant la raison de la demande son démon qu’elle reprit contact avec la réalité. Elle sourit puis lui ébouriffa les cheveux  avec une main encore savonneuse.
-Et pourquoi pas ? Il apprend tout à une vitesse hallucinante. Je pourrais lui expliquer les bases et l’emmener chez ma sœur l’espace d’une semaine pour qu’il voie ce que c’est. Il n’a encore rien vu d’autre que la forge et le marché !
-Mais… un apprenti forgeron qui s’intéresse à la couture… ça ne s’est jamais vu !
-Je serai le premier !

Merry se rappelait encore de la façon dont la mâchoire de Greant avait chu. D’ailleurs entre ça, et l’air complètement hagard qui s’était peint sur son visage, elle était même certaine de ne jamais oublier cet instant. Et si la discussion s’était un peu prolongée, la conclusion était déjà tombée.

Il savait déjà coudre, elle lui avait appris alors qu’elle était encore enceinte et qu’il l’avait vu coudre un vêtement pour son futur enfant. Maîtriser la technique ne lui avait pas pris plus de cinq minutes, et un quart d’heure après, elle avait l’impression qu’il savait mieux coudre qu’elle. Il avait une maîtrise de ses gestes absolument diabolique. Lier fil et aiguille ne lui prenait pas plus d’une seconde. En fait, il donnait l’impression de tout pouvoir faire aussi naturellement qu’un être vivant respire. Pour elle qui maudissait toujours ce maudit fil et cette maudite aiguille, c’était proprement injuste. C’était pour cela qu’elle ne se faisait pas de souci pour ce qui était d’apprendre à tisser. Il y arriverait. Elle en était certaine. Et ses prévisions s’étaient réalisées.

Devenu ange, son petit démon l’avait accompagné chez sa sœur qui travaillait dans une tisserie. Il y était resté un mois complet. Greant avait beaucoup râlé et aujourd’hui encore, il râlait quand on évoquait cet événement. A l’origine, il n’aurait du rester qu’une semaine. Mais il s’était fait tellement mignon auprès des femmes qui travaillait à l’atelier, qu’il avait réussit à glaner une journée par-ci et par-là. Le pouvoir des enfants, c’est fou. Les adultes ne peuvent rien leur refuser. Et Merry soupçonnait vivement son petit démon d’avoir tout manigancer à l’avance. Toujours était-il qu’au bout de la deuxième semaine, c’était toute une délégation de femme motivé qui avait envahi la forge de Greant pour obtenir la garde de son protégé un peu plus longtemps. Le forgeron ne s’était toujours par remis de l’assaut simultané fait par autant de femme. Merry qui l’avait d’abord cru profondément sexiste se demandait maintenant s’il n’avait pas en réalité peur des femmes tout simplement.

Mais surtout, et à sa grande surprise, le forgeron avait cédé. Le gamin pouvait rester un mois. Et celui-ci mis tout son temps à profit. En journée, il était partout, discutant avec tout le monde, observant tout, et se portait volontaire pour toutes les petites choses comme aller chercher à boire. Le soir, il jouait avec Thomas quand il était réveillé, où le regarder dormir. Il lui arrivait même de s’endormir pendant qu’il regardait le bébé dormir. Merry le mettait alors au lit comme une mère. Et le lendemain une journée similaire se répétait. Cela dura trois semaines. Au début de la quatrième, quelqu’un lui fit mettre en pratique ses connaissances. Son travail était simple, sobre, mais efficace. La couette qu’il destinait à Thomas fut achevée très vite. Il en profita alors pour faire des gants pour Greant, Klein et Alexandre, le deuxième disciple. Le talent inné de cet enfant ne semblait souffrir d’aucune limite.
Quand le mois s’était terminé, le p’tit était docilement revenu à la forge, fort d’une nouvelle technique. Devant des progrès aussi rapide, Merry s’était demandé pour quelle raison son petit démon pouvait-il bien avoir choisie de devenir forgeron. Pourquoi est-il venu ici en particulier ? Son instinct lui soufflait que même s’il n’avait encore rien produit, ce petit était déjà un maître forgeron. Enfin, il le deviendrait sans doute s’il était aussi doué pour forger que pour tisser.

La validité de cette intuition fut confirmée quand il commença à forger. En trois mois il avait dépassé Greant, et au bout de six mois, les acheteurs comparait ses créations aux œuvres des nains tant ses œuvres étaient dénué du moindre défaut. Son travail était même si bon que pour éviter des problèmes, Greant avait due attacher son nom aux créations de son gamin. De forgeron royal, Greant devint le meilleur forgeron du Royaume. Aussi, c’est tout naturellement que le Roi Arönré passa commande auprès d’eux pour la couronne en or qu’il destinait à la naissance de son premier enfant. Commande qui fut produite par le gamin. Cette commande fut à l’origine de la première rencontre entre le Roi Arönré et le gamin.

Un roi ne se serait jamais déplacé lui-même pour une commande. D’ailleurs, c’était même un serviteur qui avait apporté la demande du roi ainsi que l’or qui devait être fondu pour devenir la couronne. Le p’tit avait décidé d’associer le verre et l’or pour un résultat à couper le souffle. Il avait épuré et affiné chaque arrête, chaque courbe jusqu’à obtenir une couronne qui captait la lumière comme l’aurait fait une pierre précieuse. Et la lumière réfléchit par cette couronne était sublimé par mille petits reflets dorée qui semblait danser au gré de l’éclairage. De plus, avec l’or qu’il n’avait pas utilisé, il avait forgé un collier magnifique, alliant lui aussi verre et or. Il avait même poussé le détail en allant jusqu’à graver le nom du prince sur le cœur du bijou. Ce fut ce collier qui surprit et émerveilla le plus Arönré. D’abord parce qu’il n’était pas prévu. Mais ensuite et surtout parce que le nom de son fils gravé sur le collier mettait en évidence le talent du bijoutier. Son nom avait été choisi la veille au soir de la cérémonie. Le fait que le collier ait pu être gravé de manière aussi stylisé si rapidement  que le collier avait été prêt pour la cérémonie le laissait sans voix.

Greant avait assisté à la cérémonie, puisque c’était lui qui avait accompagné le serviteur pour remettre au roi en personne le fruit du labeur de son disciple. Le forgeron était prudent, et quand il recevait une commande du roi, il se chargeait toujours de la lui apporter en personne. Le roi, sachant cela l’avait convoqué pour le féliciter de son travail et connaitre le nom du bijoutier qui avait contribué à ce magnifique ouvrage. Ne pouvant, ni ne voulant mentir au Roi, Greant lui avait parlé de son apprentie. Il lui avait parlé du gamin. Evidemment, le Roi fut vivement surpris. Il connaissait son forgeron, et il savait que celui-ci n’aurai jamais permis à un disciple de réaliser une commande royal sans la certitude absolue que le résultat serait meilleur que ce que lui-même aurait pu produire.

Quelques jours plus tard, c’était l’enfant qui était convoqué auprès du Roi. Merry, Mathieu et Greant furent chargé de le conduire auprès du roi. Enfin, Merry fut forcé d’accompagné Greant parce que le p’tit refusait de quitter Thomas même pour quelques jours, et Mathieu suivit parce qu’il ne voulait pas laisser sa femme s’occupait seul de l’enfant.

L’atelier de Greant était en dehors de Kaélène, quoique non loin. Mais il fallait bien une demi-journée de route pour rejoindre le palais royal, et une autre demi-journée pour remonter le véritable barrage administratif,  de passe droit et autre vérification d’identité.  Si Greant avait échappé à ce barrage administratif pour la cérémonie, c’était grâce au serviteur qui l’avait guidé. Sans serviteur, le forgeron était conscient que leur visite au palais s’étendrait bien sur deux, et plus probablement trois jours. En conséquence, il avait libéré Klein et Alexandre le temps de leur absence. Merry avait ensuite négocié un jour de plus pour que le gamin puisse visiter la capitale. Greant avait évidement refusé. Mais le petit démon à la langue bien pendu lui avait rappelé qu’il devait remercié son collègue bijoutier pour le stage qu’il lui avait permis de faire chez lui. Et Mathieu avait enfoncé le clou en lui proposant de rendre visite à ses fournisseurs de minerai. Greant avait cédé, et le voyage avait été organisé.  Le roi serait évidement prioritaire, mais après, ils auraient une journée de temps libre pour visiter Kaélène.

Comme prévu, le voyage se passa sans incident, si ce n’est que Greant failli devenir fou à cause d’une phrase qui revenait un peu trop souvent à son goût. Le fameux : « On arrive quaaaand ? » du gamin avait le don de lui taper sur les nerfs. Mais son irritation s’envola lorsque le petit démon rendit fou les divers membres de l’administration avec des questions qu’un adulte ne se serait jamais permis de poser.
-Donc, si je comprends bien, votre travail est inutile, vous ne servez rien à rien, mais vous devez quand même le faire ?
-Heuu… à quel moment j’ai dit ça, petit ?
-A l’instant. Bien sûr, ce n’est pas ce que vous venez de dire, mais j’ai traduis. Votre vie est vraiment triste. J’ai de la peine pour vous. Vous êtes en disgrâce c’est ça ? Vous avez fait quelque chose de mal ?

Dans ces cas là, Merry, Mathieu et Greant faisait semblant de s’intéresser vivement au mur et a l’architecture. Greant en particulier était aux anges. Lorsque vingt ans avant, il devait apporter de nouvelles armes aux palais, il avait maudit ces fichus psychorigide de l’étiquette qui lui faisait perdre bêtement son temps. Les voir aux prises d’un sale gamin à la langue sacrément bien pendu lui offrait une délicieuse vengeance.

Le point culminant de cette vengeance avait été atteint avec le dernier maillon à franchir. En ce début d’après midi du deuxième jour, le p’tit en avait déjà plus qu’assez de ces fichus répétitions. Deux heures avant, ils avaient encore été contrôlés, et même si cette fois devait être la dernière, loin d’être soulagé, il n’en fut que plus pénible. Et ce secrétaire plein de morgue et hautain ne savait pas apparemment pas ce qu’était un enfant irrité. Lorsqu’il demanda à confirmer une toute dernière fois le motif de la visite, le gamin s’était lancé.  
-Vous devez être sacrément malheureux dans la vie, non ?
L’homme avait tiqué.
-Et dans quel mesure ais je bien pu vous faire penser cela jeune homme ?
-C’est écrit sur votre visage : je suis malheureux et je m’ennui, donc je me venge.
-Détrompez-vous, je suis pleinement satisfait de mon travail. Celui-ci est d’autant plus passionnant que je sers le Roi et que je suis utile pour le Royaume.  
-Pourrir la vie aux gens et leur faire leur temps, c’est ça qui vous inspire ?
-Je ne…
-Ou alors c’est vous qui avez fait en sorte que tout le monde vérifie et revérifie ces fichus papiers ?
-Mais enfin, c’est nécessaire pour…
-Nous faire perdre notre temps ? Vous tous, vous ressemblez à des horloges cassé qui compte encore et encore la même seconde. Sauf que vous n’indiquez pas le temps, vous le faites disparaitre. Et en plus, vous êtes irréparable. Une horloge, ça se répare au moins… se désola l’enfant.

La discussion était semblable à d’autre, la seule différence était que deux gardes étaient présent de part et d’autre du petit homme. Et que Greant avait clairement vu naitre et s’élargir un franc sourire sur leur visage. Et lorsque le gamin avait comparé leur supérieure à une horloge cassé, l’un d’eux n’avait pas pu résister et avait laissé s’échappé un petit éclat de rire très bref. Le soldat avait aussitôt reçu un regard assassin, mais l’autre soldat en avait profité pour hocher vivement la tête et faire un clin d’œil complice à l’enfant. De toute évidence, eux aussi devait s’ennuyer à mourir en pareil compagnie.

C’était donc un petit homme rouge de colère retenu qui les avaient laissés passé et les avaient invités à attendre le Roi. On sentait que l’homme aurait volonté collé une bonne paire de baffe à l’insolent gamin, mais les papiers concernaient justement le petit insolent, et corriger l’invité du Roi n’était clairement pas une bonne façon de se faire remarquer par le Roi en personne. Mais il avait déjà sa vengeance toute prête en tête, il lui suffirait de ne pas avertir le roi de leur arrivé.  Et ils attendraient longtemps pour rien. En savourant cette idée, ils les avaient conduits dans l’antichambre. Mais sa victoire avait de courte durée. En revenant, il constata qu’un soldat n’était plus là.
-Où est Ernst ? demanda-t-il.
-Parti prévenir le roi, comme vous alliez lui demander de le faire. C’est la procédure habituelle.
-Mais…
-Oui, bon il a anticipé votre demande, mais le gamin n’a pas tort : vous êtes comme une horloge cassé, vous faites toujours la même chose. Depuis le temps qu’on se fait ch… qu’on est avec vous, on connait la procédure par cœur. J’allais le faire, mais il a été plus rapide. Ne vous en faite pas, le roi sera prévenu dans les plus bref délais.

Le pauvre homme s’était mordu les joues de frustration, alors que le soldat lui se consolait de s’être fait voler la place de messager par la baffe violente qu’il venait de mettre à l’ego de son supérieur. L’éclat de rire tonitruant venant de l’antichambre fini de démoralisé complètement ce pauvre fonctionnaire.

Greant n’avait pas résisté. Il avait du se mordre la langue quand le soldat avait hoché la tête pour encourager le gamin. Merry plus discrète avait caché ses gloussements derrière une toux prudente et Mathieu lui s’était content de sourire comme un idiot. Le petit démon lui n’avait pas compris la réaction de Greant, se demandait si le forgeron n’allait pas réveiller Tim en riant aussi fort. Fort heureusement, ce ne fut pas le cas.

Le roi était arrivé peu de temps après. Encore en train de se demander pourquoi la sentinelle était pliée de rire en lui apportant ce message, il ne remarqua pas tout de suite l’enfant. Tous s’était agenouiller à son entré, et il salua Greant avant de les autoriser à se relever.  La surprise du roi grandit encore en découvrant la petite compagnie. La sentinelle trop hilare n’avait pas pu faire la description du groupe, et le roi s’était attendu à ne rencontrer que son forgeron et le génial apprenti.
-Ainsi, c’est donc toi qui a réalisé la couronne de mon fils ? demanda Arönré.
-Non, sire. Je ne suis qu’un modeste serviteur.
Le roi fronça les sourcils un instant, puis sourit en voyant la jeune femme à côté de Mathieu. Il se tourna vers le forgeron et repris tout sourire :
-Greant, tu m’avais caché le fait que tu prenais des femmes à la forge ! Tu as finalement dominé ta peur des femmes ?

Greant roula des yeux horrifiés par les dernières paroles de son monarque. Personne a la forge n’était au courant ! Le forgeron senti très clairement trois pairs d’yeux moqueurs se posait sur lui pendant qu’il répondit d’une voix qui se voulait neutre.
-Moi roi, ce problème est… toujours d’actualité. Et si je puis me permettre, j’aurai apprécié que vous n’en fassiez pas mention de va maisonnée.
-Oh, je vois. Je m’excuse pour cette bavure. Mais dans ce cas, où est ton apprentie ? Est-il sorti ?
-Je suis celui que vous cherchez.
-Cet enfant ? Mais enfin, tu ne dois même pas avoir dix ans ! Greant qu’est ce que cela signifie ?

Indigné, le p’tit allait répondre vertement mais Greant brutalement inquiet à l’idée qu’il pourrait être aussi effronté envers le roi qu’envers son secrétaire le devança.
-Je savais que la vérité allait vous surprendre, aussi n’ais je pas mentionné son âge. Mais ce petit est bien mon disciple.  Et pour confirmer votre intuition, ce petit n’a que sept ans et cela fait un peu moins d'un an qu'il a commencé à forger. 
Le Roi tiqua. Il croyait son forgeron, mais ses yeux refusaient d’admettre la vérité. Un si petit forgeron ! Cela paraissait incroyable ! Puis le monarque avait chassé le doute et s’était repris.
-Ce petit est donc aussi bon forgeron et joaillier que toi ?
Encore une fois, trois pairs d’yeux se reposèrent sur Greant. Ce gros tas de muscle, capable de concevoir quelque chose de raffiné ? Le roi devait se tromper. Il avait sans doute confondu.
-Sans doute même meilleur, sire, répondit pourtant Greant qui commençait à se demander comment il pourrait bien acheter le silence des trois individus qui découvraient ses secrets les uns après les autres. 
-C’est assez impressionnant… Dis moi petit, quel est ton nom ?
Une chape de plomb sembla brutalement tomber sur chacun des invités. La question tant redouté venait de tomber.
-Je n’en ai pas.
Le roi fut tellement surpris qu’il ne se formalisa même pas de l’oublie du sire.
-Tu quoi ?
-Je n’en ai pas, répéta l’enfant en penchant la tête sur le côté ne comprenant pas ce qui était si dure à comprendre dans cette phrase. Je n’en ai pas besoin.
-Mais… mais tout le monde à un nom ! Ce sont les parents qui le donnent à leur enfant !
-Dans ce cas, je n’ai pas de nom parce que je n’ai pas de parent.
-Greant, je crois que je vais avoir besoin de quelques explications là… Comment ce gamin a-t-il atterri chez toi ?
Le forgeron, qui était en train de maudire poliment son apprenti dans le secret de son esprit, sourit au roi et répondit.
-Je vous répondrais bien mon roi, mais son histoire est longue et vous me prendriez sans doute pour un fou. Vous avez sans doute mieux à faire…
Le roi qui n’était pas dupe sourit aimablement à son forgeron, ce qui fit espérer pendant un temps le dit forgeron : peut être pourrait-il échapper à son destin ? Le Roi laissa passer une seconde, puis reprit en écrasant fermement cette espoir.
-Il se trouve que rien de bien urgent ne requiert mon attention aujourd'hui... et que je suis maintenant intrigué par l’histoire de ton jeune prodige. Mettons nous à l’aise et tu pourras commencer.

Alors que le roi les invitais à s’assoir dans les fauteuils prévu à cette effet, Greant chercha du soutient du côté de Mathieu. Mais celui-ci, pas fou, fit en sorte d’évité son regard. En désespoir de cause le forgeron décida de chercher de l’aide auprès de Merry. Cette dernière plus conciliante lui adressa un joli sourire puis se détourna. Piégé, le forgeron retint un sourire puis se résigna à son sort.
-Si vous voulez entendre mon histoire, pourquoi ne pas me la demander à moi ?
Tous les regards se fixèrent alors sur l’enfant. Greant en particulier se jura d’accéder aux dix prochaines demandes du petit s’il le sortait de ce mauvais pas.
-Mais…
-C'est mon histoire. Je suis donc le plus indiqué, non ?
Le roi amusé décida de laisser sa chance à ce petit.
-D’accord, mais d’abord dis moi qui t’as appris l’orfèvrerie. Greant a beau être doué, je doute que ce soit lui qui t’ais appris cet art. Il n’aime pas que cela se sache il me semble.


Un horrible doute effleura alors l’esprit du forgeron. Le roi se vengeait-il en divulguant, par mégarde ses secrets devant son serviteur ? Une façon de lui faire comprendre qu’ils n’auraient pas du être là ?
-C’est maître Ystallus. Greant disait que précis comme j’étais, je devais découvrir cette façon de travailler. Que j’aurais beaucoup de chance à apprendre. Et il avait raison.
-Maître Ystallus ? Et bien, Greant tu n’y es pas allé de main morte. Le meilleur joailler de Kaélène. Je suis même surpris qu’il ait accepté. Il me semblait pourtant que tu ne pouvais pas le supporter et qu’il te prenait pour un tas de muscle sans cervelle.
-C’est… C’est toujours le cas mon seigneur. Mais ce petit à un vrai don. Aussi ais je ravaler ma fierté pour qu’il ait le meilleur maître possible. Ystallus a refusé, mais je l’ai eu par orgueil. Je lui ait dit qu’en une journée à peine mon disciple deviendrait meilleur que les siens, et vexé, il l’a mis à l’épreuve. Le collier et la couronne que vous lui avait commandé atteste de sa réussite.
-Surprenant. Dit le roi, il réfléchit quelques secondes, une idée commençant à naître dans son esprit, puis il reprit : Jeune homme, je te laisse maintenant la parole. Conte-moi ton histoire.

L’histoire que conta l’enfant fut relativement courte. Le petit ne cacha rien, mais n’expliqua rien non plus.  Merry ne s’attendait pas spécialement à découvrir de nouvelle chose sur l’histoire de son petit démon, mais au fond d’elle, un espoir subsistait. Celui-ci fut déçu. Son petit démon commença son histoire par son arrivé à la forge et continua avec sa vie à la forge. Le roi tiqua et interrompis le petit plusieurs fois, mais n’obtint pas plus de réponse que Merry n'en avait eu en son temps.
-De sang ?
-Oui, j’en étais couvert. C’est pour ça que Merry m’a amené au puits, pour essayer de m’en laver. Il baissa la tête et ajouta tout bas : Comme si c’était possible…
Merry seulement entendis cette dernière phrase, d'abord parce qu'elle était la plus proche de lui mais aussi parce que l'histoire de son petit démon l’intéressait plus que les paroles du roi contrairement aux deux autres invités.
-Mais d’où venait-il ? Et à qui appartenait-il ?
-Je ne sais pas.

La réponse sur laquelle Merry avait tant buté revenait ainsi occasionnellement. Toutefois, réentendre son petit démon conter son histoire alors qu'elle le connaissait bien sema le doute dans son esprit. Quand elle l'avait interrogé durant les semaines qui avaient suivi son arrivé, elle l'avait cru amnésique. Mais aujourd'hui, Merry le connaissait bien. Alors que l'enfant disait ne pas savoir d'où venait le sang ni ce qui avait pu faire le cratère, elle douta de l’authenticité de cette réponse. Ce n'était qu'une impression, mais il lui semblait que son petit démon savait.

Finalement l’histoire s’acheva avec l’aide de Greant qui prit sur lui pour décrire l’excellence du travail de son apprentie. Il ne comprenait pas ce qui avait bien pu se produire le jour de la rencontre, mais il voulait donnait sa chance au talent de ce petit. Satisfait le roi se leva et d’une voix solennel, il annonça.
-Petit, Greant semble estimer beaucoup tes capacités, et je veux te récompenser pour les merveilleux présents que tu as produits pour mon fils. Dorénavant tu travailleras au Palais pour devenir enchanteur si tu en as les capacités, et ensuite je t’offre un nom. A partir de maintenant tu répondras au nom de …
-Alors là, certainement pas.

[HRP : 
Et voilà la deuxième partie ! Celle-ci s'inscrit dans la suite de l'arrivé, donc pas de nom particulier. 
Deux petites choses à noter : je n'ai pas édité pour cause de message trop long. T_T (Alors que j'avais tout bien mis au propre, couleur, texte justifié etc... du coup, là j'ai pas eu le courage de tout refaire vu l'heure)
Et ensuite, la fin abrupte est volontaire et sera commenté dans la partie suivante Very Happy
En espérant que cela vous plaira ! Wink ]

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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Sam 18 Juil - 13:41           
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C'est super ^^ Je ne vois rien à redire! Il me tarde d'avoir le reste ! J'aime beaucoup la tournure que ça prend.
Après je me répète mais... le p'tit est très jeune, donc pour qu'il ait taaaant de talent... je veux l'explication ! xD
Je suis trop impatiente.

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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Ven 27 Nov - 23:50           
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-Te rends-tu comptes de ce que tu as fait ! Je n’y crois pas ! Tu as bien de la chance que la guerre soit fini et que notre Roi soit aussi tolérant !

Merry avait fulminé pendant toute une journée après l’entrevu avec le roi. Greant était resté à Kaélène pour s’occuper de ses fournisseurs, mais avait renvoyé Merry et son apprentie à la forge sans se soucier de l’heure du départ. Le Roi ne s’était pas formalisé trop ouvertement devant le refus d’un enfant, mais Greant le connaissait suffisamment pour savoir que lui, allait sentir sa douleur. Et pour la première fois il avait punis le gamin en chargeant Merry de le ramener à la forge pour lui faire la morale.

Le petit démon avait donc subis d’abondante réprimande sur une bonne partie du chemin du retour. Merry n’avait fini par s’interrompre que lorsque Tim s’était réveillé, mais son air laissé présagé qu’une fois l’enfant couché, l’orage reprendrait. Ce qui n’était pas spécialement pour plaire au gamin.

Comme ils arrivèrent tard à la forge, Merry décida de dormir sur place avec Tim pour ne pas avoir à se déplacer encore. Qui plus, est, sans les assistants de Greant, la maison pouvait bien accueillir en enfant en bas âges. A peine arrivé, elle envoya son garnement leur préparer quelques choses à manger pendant qu’elle allait coucher son fils. Tim s’étant endormie avec l’arrivé de la nuit, Merry eu vite fait de le coucher dans son lit, puis retourna dans la cuisine bien décidé à faire sortir de son mutisme son démon !

Mais alors devant le seuil de la cuisine, une sorte de peur primale l’assailli. Il y avait quelque chose dans la cuisine. Quelque chose de dangereux. Toute trace de colère avait subitement déserté son visage pour ne laisser plus que de la crainte, elle se rappela avec horaire que son autre enfant était justement dans cette cuisine ! A cette pensée, sans même réfléchir elle ouvrit la porte à la volé.

-Je n’accepterais pas une seule critique de plus, lâcha une ombre proche de la porte menant sur la cours. Peu m’importe qu’il soit Roi ou Dieu, je tuerais sans faute tous ceux qui essaieront de m’éloigner d’Elles. Si son fils était né dans quatre ans, il serait mort pour avoir osé me séparer d’Elle, même sans le vouloir.

Merry était pétrifié à la vu de cette ombre indistincte provenant de la cours. Cette chose, elle ne pouvait pas être humaine ! L’ombre sur le sol semblait se mouvoir comme si elle était vivante ! Ce n’était pas juste un tremblotement due à un feu qui aurait éclairé difficilement une personne, non, c’était vraiment comme si cet ombre avait une volonté propre. Sans un mot Merry tomba à genoux, à la fois fasciné et terrorisé par cette voix grave et calme au ton pourtant si dur.

-Un simple mortel, fut-il roi, devra me tuer sur place plutôt que de m’arracher à cette forge, et de me priver du seul moyen que j’ai de payer ma dette auprès d’Elle. Mais toi, Merry, tu as toujours été bonne pour ce gamin aussi je préfère encore alourdir ma dette plutôt que de te supprimer purement et simplement. Sache seulement que je paye toujours mes dettes, et le prix à payer pour qu’Elle épargne ta vie sera d’autant plus lourd que c’est la sienne qui sera en danger.

La voix était grave,  mais s’était adoucis sur la fin. Et même si le message prenait la forme d’une menace, rien de tel ne se dégageait de cette voix. Mais l’air ambiant était devenu pesant.

Pétrifié, Merry vit l’ombre disparaitre de la cuisine brusquement. Mais elle le savait, l’ombre n’était pas loin. Incapable d’aligner deux pensée cohérente tant son esprit refusait ce qu’elle avait pourtant deviné, la jeune femme resta prostré sur le seuil de la cuisine à regarder le sol sur lequel s’était tenu l’ombre de cette personne.  
Un certain laps de temps passa. Une seconde, une heure, une année, elle n’aurait pu le dire. Puis une terrible secousse traversa le sol. Une secousse que Merry reconnu instantanément tant celle-ci l’avait marqué. Une secousse qu’elle n’aurait pas pu reconnaître tant les conséquences de celle-ci avait bouleversé sa vie à jamais. Dans un sursaut de volonté, elle se glissa jusqu’à la fenêtre et regarda au traverse de celle-ci.

Il faisait nuit, et au fond d’elle-même elle espérait bien qu’elle ne pourrait rien faire voir. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Une torche illuminait l’extérieur du cratère d’une lumière mourante. Mais la vraie lumière ne venait pas de là. Elle venait du cratère. Une lumière liquide d’un rouge sang hypnotique semblait se dégageait de celui-ci. On aurait dit que cette lumière liquide remontait du cratère comme l’aurait fait l’eau d’un puits. Quelque chose était au milieu de ce cratère. Quelque chose, ou quelqu’un.

Merry regardait effaré ce terrible spectacle sans pouvoir détacher ses yeux de cette magnifique mais inquiétante couleur. La lumière liquide ne semblait pas pouvoir s’éloigner du cratère, et restait toute proche de celui-ci. Elle semblait se rapprocher de seconde en seconde d’un véritable liquide lorsqu’une sorte d’onde figea brutalement cette onde lumineuse. Toute la lumière liquide qui avait débordé du cratère se rassembla alors en une masse qu’on aurait dit solide au dessus du cratère en un instant. Cette perle rouge sang resta quelque secondes en place, comme suspendu sous les étoiles, puis soudain elle explosa, illuminant la nuit d’une couleur rouge aussi magnifique qu’éphémère.

Dans la cuisine, une jeune qui regardait par la fenêtre s’écroula inconsciente alors qu’une ombre s’écroulait à son tour au fond du cratère. Une chape d’obscurité tomba en même tant que cette ombre, et la Nuit repris ses droits sur ce fragment de monde qui lui avait été pendant un temps confisqué.
Obscurité et silence était de retour sur la forge.
 
Souvent, les mythes vont servir à faire briller une réalité peu reluisante. Ils servent à rassurer les hommes, à leur expliquer ce qu’ils ne peuvent comprendre. On dit aussi que chaque mythe prend sa source sur un fond de vérité.

Mais dans ce cas, que penser de l’histoire de Faber, le faiseur de miracle ?
Sa légende est si brillante qu’elle a fini par s’éclipser elle-même. Cela ne vous choque-t-il pas qu’une histoire puis s’auto-faire disparaître ? Je vois bien que si. Vous frissonnez à ce que je vois. Et vous avez raisons.  Vous l’avez sans doute déjà devinez, mais si l’histoire de Faber est devenu si éblouissante, c’est tout simplement parce qu’elle se devait d’occulter les ténèbres insondable qui l’ont engendré. Mais malgré tous les efforts des conteurs, il y a des  mythes dont on ne peut faire disparaître la part de ténèbres. La question est alors de savoir si celui qui a été engendré par les ténèbres peut finir par s’affranchir de celles-ci par on ne sait qu’elle miracle, ou si au contraire il n’a d’autre choix que s’y noyer comme tous ceux qui ont cru pouvoir y échapper…

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Voici enfin la suite ! J'ai mis du temps à m'y remettre et finalement je m'y suis remis! Enfin, presque. Cette suite ne représente qu'un petit tiers de la partie suivante qui aurait du se faire en deux parties, et que je ferai finalement sans doute en trois ! 

Voici donc la deuxième partie de l'histoire de Faber : 

Le réveil !

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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Jeu 10 Déc - 14:57           
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C'est vraiment cool! Smile j'adore la façon dont c'est raconté. On visualise très bien l'histoire avec les yeux de merry, et c'est un excellent point de vue pour le spectateur contemplatif et avide d'en savoir plus.
Je ne saurais bien sûr conclure ce message sans une petite mise en garde concernant l'orthographe. Il faut te relire! ^^
Il reste donc deux parties si je comprends bien?

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~


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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)   Ven 11 Déc - 0:24           
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J'avoue que j'ai zappé l'orthographe sur ce coup. Déjà d'habitude, ce n'est vraiment pas glorieux, mais là je devais me lever tôt le Samedi, donc j'ai préféré aller dormir. M'enfin, c'est pas une excuse. 

Oui et non. 

Les deux parties restantes concernent la suite de l'arc réveil. Je pense qu'il y aura encore un acte après, mais il sera largement amputé de la fin de l'histoire de Faber. La fin de son histoire sera donné avec l'histoire de Flandre qui prendra place avant et après lui (pour le temps de l'histoire raconté tout du moins), et qui du coup accompagnera Faber jusqu'à aujourd'hui. 


Techniquement, Faber et Flandre ne seront qu'un seul et même personnage du point de vu Rp, car inséparable au sens propre. (Cf plus tard pour la raison Very Happy) Mais s'ils ne forment qu'un perso, et que j'aime beaucoup Faber, je pense la dominante de leur histoire sera quand même Flandre. Et cela pour les raisons qui seront détaillé un peu après le début de l'histoire de Flandre mais qui aura pour origine le passé de Faber ^^ (Qui a dit je faisais les choses simplement ?)

J'ai bon espoir de finir Faber pendant les vacs de Noel, et si je suis motivé, y'a moyen que je termine Flandre dans la foulé. En effet, pour elle, l'histoire devrait être plus courte. Atypique, elle aussi, elle sera tout de même plus "normal" que Faber. Normalement.

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MessageSujet: Re: New perso 1/2 (Work in progress :p)              
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New perso 1/2 (Work in progress :p)

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