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 Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]

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MessageSujet: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Jeu 21 Aoû - 14:51           
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La chevauchée avait été rude pour Cathy et son cheval. Elle avait dû solliciter l’aide des passeurs près de la faille au ciel, afin d’accéder à Jasdéràn. Les gens étaient intéressés de voir une semi aveugle quitter Equalza seule. Souvent on la questionnait, elle en profitait pour glaner des informations utiles sur sa trajectoire. Elle croisa nombre de voyageurs de passage, dormit dans des villages ou à la belle étoile. Une seule fois, elle fut inquiétée. Elle n’avait pas entendu venir les brigands dans son dos. Une pierre heurta sa tête et elle tomba de cheval. Sa monture, heureusement pour elle, ne s’enfuit pas. En revanche, elle se cabra devant l’un des trois brigands et lui fracassa le crâne à grands coups de sabots. Une giclée sanguinolente atteignit la Conteuse, qui se redressait déjà. Elle tira son épée de son fourreau, sans pour autant distinguer les deux hommes devant elle.
« Haha, elle est armée, dit l’un.
- Pose donc ça gentiment. Faudrait pas te blesser, dit l’autre.
- Ecartez-vous, je ne compte pas vous tuer. Partez !
- Mais c’est qu’elle nous menacerait en plus ! Oh mais regarde, elle est aveugle !
- Je ne suis pas aveugle, je suis mal-voyante, et je vous le répète, partez ! »
Loin de l’écouter, les deux canailles lui demandèrent sa bourse, sans se soucier de leur camarade mort par terre. Ils continuèrent d’avancer, toutes armes dehors, et la Conteuse n’eut d’autre choix qu’intervenir. Comme elle entendait le souffle de l’un de façon très distincte, elle parvint à localiser facilement, elle l’écarta d’un coup du plat de sa lame dans la tête. L’homme, sonné, mit une ou deux secondes à se remettre, mais il avait le crâne dur. L’autre en avait profité pour bondir, et tenta de surprendre Catherine, qui s’était déjà reculée dans l’attente d’un assaut. De nouveau, elle les prévint, mais de nouveau, ils n’écoutèrent pas. Ils s’y mirent à deux pour la coincer, sans succès. Elle désarma le premier, eut plus de mal avec le second, meilleur bretteur. Néanmoins, ses leçons d’escrime, petite, lui revenaient et elle se laissa guider par le bruit que faisait son adversaire. Elle le blessa au bras et à la jambe. Quant à l’autre qui tentait de reprendre son arme, un second coup sur la tête eut raison de lui. Elle parvint à s’en tirer avec deux brigands en fuite, son cheval, et seulement une ou deux estafilades sur sa chemise. Le morceau de tissu, un peu grand pour elle, avait toujours tendance à souffrir de ses combats. Elle était obligée de repriser souvent les anciennes affaires de son compagnon.
Ceci mis à part, la route fut paisible. Et elle parvint sans trop de peine à se remémorer la route du village, quitte à faire demi-tour une ou deux fois. Passer les minces palissades de bois que les habitants avaient laissés suite à l’attaque de la Mage fut un soulagement. Elle descendit aussitôt de sa monture pour se détendre les membres et le dos. Ce fut Adèle qui l’accueillit. Elle avait encore grandit semblait-il, depuis la dernière fois, lorsque Catherine la prit par les épaules, ses cheveux également avaient poussés en de longues boucles.

« Tu es de plus en plus belle décidément. Grande, avec de beaux cheveux. Laisse-moi voir ton visage.
Elle passa ses doigts sur les traits du visage de la jeune fille, pour en parvenir à la même conclusion.
- Ca va en faire des jalouses dans le village.
- Il y en a quelques-unes oui. Mais le principal sujet de conversation ce mois-ci, c’était toi Catherine. Tout le monde croyait que tu allais rater la commémoration.
- Ma parole, je ne vois pas comment… Qui a dit ça ?
- Tout le monde. Ca fait longtemps que tu n’es pas passée.
- Où est ma mère, Adèle ?
- Maman est aux champs, tu sais, depuis quelques temps, un seigneur de Jasdéràn nous a apporté des semences pour faire de nouvelles cultures en bordure du village. Le seigneur passe en chercher une partie tous les mercredis. »
Adèle avait depuis un moment déjà pris la fâcheuse habitude de prendre sa mère pour la sienne. Déjà assez peu ravie d’avoir eu affaire à l’enfant en premier, Catherine se hâta vers les champs où le village travaillait sous le soleil. Il faisait beau ce jour-là, sans que la chaleur étouffât les travailleurs. La Conteuse attacha les brides de sa monture à un arbre et fit appeler sa mère.
« Cathy ! J’ai cru que tu ne reviendrais jamais ! Tu as raté le rendez-vous de la nouvelle-lune, deux fois ! Certains commençaient même à me raconter d’horribles histoires, comme si d’un coup toi aussi tu étais disparue !
- Enfin maman, je suis désolée, mais j’avais bien prévenu la dernière fois que je partais pour Equalza, que je comptais m’y installer. J’ai continué à passer jusqu’à présent, mais je ne peux plus autant qu’avant.
- Mais tu te rends quand même compte que s’il t’arrive quelque-chose, je ne serai même pas au courant ?
- Qu’est-ce que tu veux qu’il m’arrive ?
Elle se rendit compte de la stupidité de ses paroles, et se rappela l’attaque dont Solan et elle avaient fait l’objet à Ilistil. Elle blêmit. Sa mère s’en rendit compte et s’inquiéta.
- Il s’est passé quelque-chose c’est ça ? Dis-moi Cathy, je t’en prie…
Un petit attroupement s’était formé autour des deux femmes. Catherine était désemparée.
- La sorcière m’a trouvée. Elle a saccagé mon appartement d’Ilistil, et je suis partie.
- Par le Reflet, Cathy ! Cette fois c’est fini tu restes au village.
- Maman…
- Ici au moins nous aurons un œil sur toi ! Tu ne pars plus pas la peine de discuter ! Comment as-tu réussi à t’en tirer à Ilistil ?
La Conteuse savait que discuter était peine perdue. Alors elle expliqua :
- Elle ne s’en est pas prise directement à moi. C’est comme si elle avait voulu me faire peur et me prendre au piège. Heureusement, un homme m’a aidé à m’en tirer.
Sa mère prit d’abord le temps d’intégrer l’histoire, comme le reste du village. Puis comme le silence se prolongeait, Catherine craignit qu’il n’y eut autre chose.
- D’accord… d’accord… et cet homme, qui était-ce ?
- Enfin maman ce n’est pas vrai ! C’était quelqu’un que j’ai croisé dans la rue, voilà ! A quoi tu penses ?
- A rien, voyons Cathy… »
Déjà à bout de nerfs, Catherine quitta les champs, et rentra chez elle en vitesse. Elle déposa dans son ancienne chambre ce qui restait de ses affaires et s’allongea aussitôt sur son lit. Elle s’endormit pour ne pas réfléchir à la cérémonie de commémoration pour laquelle elle s’était déplacée.

Le lendemain, elle nettoyait la maison pendant que tout le monde était aux champs, Adèle et les enfants nés après la malédiction jouaient dehors. Cathy balayait la terrasse sans grand enthousiasme quand un enfant vint à sa rencontre. Elle ne le connaissait pas, n’en avait du moins pas pris le temps.

« Dis Catherine, on fait quoi quand quelqu’un approche du village ?
- Tu ne sais pas de qui il s’agit ?
- Non, jamais vu.
- Bon, je vais aller à sa rencontre. Si jamais il y a un problème, appelle ceux qui sont aux champs.
Catherine délaissa son balai et la poussière de sa terrasse, et s’aventura à la rencontre de l’inconnu. Elle ne tarda pas à entendre des bruits.
- Qui va-là ? »

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Jeu 21 Aoû - 22:37           
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Elle était partie depuis voilà maintenant dix jours de sa contrée natale, suivant le fleuve tranquille qui part de la montagne jusqu'à sortir de du Bois Ancien. Sur le chemin, il n'y eut aucun signe de présence humaine, ni même des autres races qui étaient pourtant friandes de cette forêt calme où y règne la nature en grande maîtresse. L'un des seuls endroits au monde le lui racontait souvent Nóm, le sage du village qui lui aussi avait voyager à travers le Continent Double. Il le lui racontait qu'il avait vu les dirigeantes du monde actuel duquel nous sommes exclus, du fait qu'ils sont eux-mêmes en quelque sorte une guilde avec leurs valeurs et leurs serments et le tout gouverner par un Chef, notre bien-aimé Tulkas. Cependant, il l'avait souvent mise en garde par rapport aux humains soumis à l'un des ces trois clans et tout particulièrement ceux soumis à Dame Alidane Dextrae de Kerdéreth, commandante de la guilde de l'Ombre des Gardiens. Selon lui, les personnes de cette guilde n'étaient pas recommandables et essayeraient par tous les moyens possibles de la recruter, usant de tous les arguments, et mêmes de violence si elle se révélait indispensable aux yeux de leur chef. Par la suite, il le lui fit jurer de se méfier des humains plus que n'importe quelle autre race, au même titre que les Ondines, Magmentules et autres créatures n'aillant que pour unique but que la mort elle-même.

C'est avec des frissons qu'elle se rappela de ce qu'elle savait sur les nombreuses créatures mortelles de ce monde, en priant vainement ne pas être confronter tout de suite à ce genre de peste. Le temps qu'elle apprenne à se défendre mieux qu'elle ne le fît déjà, elle se savait faible sous sa forme humaine et pallier à ce fait était une nécessitée si elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle durant son périple. Plus elle serait discrète mieux ce sera, de plus Elros et ses cheveux faisaient déjà d'elle quelqu'un de spécial, alors il était inutile d'attirer encore plus les regards. Son voyage s'annonçait bien dur, elle le savait, mais cela ne la découragea pas, elle avait mesuré le danger et elle resta sur son idée malgré les menaces. La liberté était un appel bien trop fort.

En sortant du Bois Ancien, elle croisa le regard d'un Fidélius poster contre un arbre gigantesque, à qui elle fit un signe de tête avant de lui faire éclore un lys sous le museau. Fleur que renifla lentement la bête avant de lui répondre d'un discret brame et de recoucher sa tête sur ses pattes avant et la laisser partir. Il savait qui elle était puisque cette éphémère créature vivant dans sa précieuse forêt en harmonie avec celle-ci, ne s'en servant que pour se nourrir de façon modeste et en protégeant ses habitants. Ils se complétaient et se respectaient mutuellement bien que les Fidélius soient bien plus forts, possèdent une plus grande longévité et sont bien plus efficace que ces simples Naléïs. Mais ils saluaient leurs intentions sans se mêler à eux pour autant.

Haelza parcourut les plaines de l'Observatrice pendant deux jours encore avant de commencer à manquer de nourriture pour elle et surtout pour Elros qui n'en restait pas moins un carnivore. Ce qui la fit se presser pour trouver un village pour s'alimenter le plus vite possible, malgré l'allure lente de son Fury. Ce n'est que le lendemain matin du troisième jour dans les plaines qu'elle put apercevoir un village. Certes barricadé comme une grande prison, mais cela n'en restait pas moins un village, ce qui soulagea la jeune femme qui craignait de voir son animal tomber à la renverse à tout moment à cause de la faim. C'est alors qu'une grande jeune fille aux longs cheveux bouclés apparut devant les portes grandes ouvertes du village, en la regardant fixement.


« Excusez-moi Mademoiselle...! » fit-elle de loin à la demoiselle.

Malheureusement, celle-ci s'enfuit en courant à l'intérieur du village, ce qui lui fit un sacré choc.
*Ce peut-il qu'elle ait eue peur d'Elros ? Ou même de moi qui sait ? Qu'est-ce que cela peut-il présager si même les plus jeunes font preuve de telles réactions à mon égard ? Fais-je finir sur le bûcher et me faisant laminer de pierres ? Par les anciens Fidélius, faites que je me trompe...* . Elle avança donc de plus en plus doucement, et descendit même du dos de son Fury tout en le tenant par la fourrure de son cou, ne sachant à quoi s'attendre. Si jamais elle allait devoir fuir ou même protéger son compagnon d'une éventuelle attaque de la part des hommes, dont il se méfie déjà comme la peste. C'est donc avec une légère peur au ventre qu'elle avançait vers ce village, qui n'avait peut-être jamais vu d'autre race que la leur, dans l'ignorance la plus totale. Jusqu'à ce qu'une femme arrive non loin d'elle et lui demande ;

« - Qui va-là ?
- N'aillez crainte, je vous prie, nous ne sommes pas des brigands ni des voleurs !
Hum... Je suis Haelza Ker'Oilossë. Et lui, c'est Elros, ma monture. Nous venons du Bois Anciens et nous cherchons un endroit un nous nourrir et dormir pendant quelques jours le temps de repartir, en aillant repris quelques forces. Voyez-vous, nous avons épuisé nos réserves il y a de cela deux jours et nous vous serions reconnaissants si vous pouviez accepter notre requête. Est-ce... Possible ?
»

Haelza était plus que prudente sur le choix de ses mots pour éviter à tout prix d'effrayer cette personne, en vu de l'échec de leur première rencontre avec l'une des habitantes. De toute sa petite taille, elle suppliait intérieurement de se faire accorder le gîte malgré son manque d'argent qu'elle avait pris soin de ne pas mentionner. Elle n'avait clairement pas assez et était prête à presque n'importe quoi pour pouvoir nourrir son Fury et elle-même si elle en avait l'occasion. Mais avant tout, il lui fallait gagner la confiance des villageois. *Espoir, espoir... Comment ne pas te perdre dans un moment pareil ?*

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Ven 29 Aoû - 16:49           
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Une voix douce répondit à sa question. Une jeune femme certainement, accompagnée par un animal qu'elle ne discernait pas. Comme la voix lui inspirait confiance et qu'elle savait qu'au village, entourée par tous les habitants, elle ne craignait rien, Catherine s'approcha de la nouvelle venue. Ce qu'elle demandait était somme toute raisonnable, et fut un temps, les Valeureux Solitaires étaient en ces lieux renommés pour leur hospitalité. Hospitalité qui les avait perdus.
« Enchantée Haelza Ker'Oilossë, mon nom est Catherine Sairilyss. Vous êtes arrivée au village des Valeureux Solitaires. Votre demande est certes raisonnable. Nous ne saurions vous refuser le gîte et le couvert. Cependant, sachez que notre communauté est éplorée depuis la trahison d'un étranger en ces lieux. Il se peut que les habitants soient méfiants envers vous. Et je le serai moi-même, si je tiens à ma vie. Je vais vous montrer les écuries pour votre monture. Restez près de moi, que je puisse vous voir. De plus les habitants ne pourront pas s'inquiéter de votre présence si vous m'accompagnez.
La Conteuse voulut s'approcher de la monture. Toutefois, même avec sa vue défaillante elle finit par s'apercevoir qu'il ne s'agissait pas d'un cheval. Il lui semblait être très clair, à la fourrure épaisse. Puisqu'elle ne pouvait savoir de quoi il s'agissait sans s'approcher plus, et qu'il n'était pas convenable de le faire, elle s'arrêta en route. Elle se trouva un peu idiote parée ainsi en plein élan, mais se rattrapa en indiquant la route à la nouvelle arrivante, dont elle discernait au milieu du vert du paysage la chevelure d’une blancheur éclatante.
- Et où allez-vous donc depuis les Bois Anciens ? Le voyage vous intéresse-t-il ? J’ai moi-même beaucoup voyagé, nous pourrions avoir matière à discuter. »
L’enfant qui tout à l’heure s’était enfui se trouvait sous une avancée de toit. Il se tenait à une poutre et scrutait dans leur direction, sans que la Conteuse ne le discerne. Depuis le début de son voyage, sa vue s’était détériorée encore. Elle se rappelait sa visite chez le guérisseur lui annonçant qu’elle ne tarderait pas à devenir aveugle, et cela lui serrait la gorge en y pensant. Elle n’était toutefois pas femme à laisser les choses paraître si facilement. Il faudrait creuser longtemps avant de trouver la souffrance qui l’habitait.
Bientôt, d’autres habitants rejoignirent l’enfant au dehors. C’étaient les rares personnes à ne pas être allées aux champs. Ils semblaient méfiants et ne s’intéressaient à la scène que de loin. La Conteuse discernait leur mouvement à la périphérie de son champ de vision. Cela l’irrita un peu de savoir qu’Haelza pourrait en être incommodée. Elle l’amena néanmoins jusqu’à la maison qu’elle partageait avec sa mère et Adèle. Il lui semblait peu probable qu’il reste une pièce de libre dans la demeure pour abriter l’étrangère. Cependant, elle avait bien de quoi lui proposer à boire et à manger.

« Entrez ! Bienvenue dans la maison de ma mère. Faîtes attention à la marche. Si ça ne vous embête pas, votre monture peut rester dehors du temps que nous trouvions où la loger. Nous lui apporterons à boire et à manger tout à l’heure.
La Conteuse entraîna Haelza dans la petite pièce qui servait de salle à manger, avec sa table sous la fenêtre, l’escalier qui menait aux chambres, la porte donnant sur le cellier. Catherine chercha à tâtons une chaise où faire assoir son invitée et finit par entrer en contact avec l’une d’entre elle.
- Je vous en prie, asseyez-vous ! Je vais vous préparer de quoi vous rassasier. Nous irons ensuite chercher où vous loger.
Catherine se mit à éplucher quelques légumes qu’elle trouva au cellier, et alluma le feu dans la cheminée. L’opération lui prit un petit moment, car même après des années d’expérience, discerner comment se portait les flammes n’était toujours pas sa tasse de thé. Elle ajouta quelques épices ramenées par elle d’Equalza. Elle servit le tout ainsi qu’une tranche d’un jambon posé sur le plan de travail sous un torchon dans une assiette à Haelza.
-Si vous n’aimez pas quelque-chose, n’hésitez pas à me le dire.
La jeune femme s’assit et laissa sa voisine se rassasier. Elle n’allait pas lui poser des questions tout de suite, mais comptez bien le faire dès qu’elle serait en état de lui répondre. Elle se releva néanmoins pour servir de l’eau. Elle s’aperçut qu’il restait des épluchures un peu partout et s’empressa de les ramasser. Cependant, comme elle n’avait pas fait attention aux verres et qu’elle ne se rappelait pas où ils étaient, elle les renversa, heureusement loin d’Haelza.
- Excusez-moi. Je suis maladroite. »
Elle finit tout de même par lui servir son verre avec un sourire, et nettoya.

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Lun 1 Sep - 13:57           
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Haelza se sentait fébrile face à cette femme qui avançait vers elle, essayant de calmer son compagnon ainsi que son cœur qui dansait bien trop vite dans sa poitrine. La méfiance des habitants, elle l'avait ressentit bien assez tôt sans l'aide de ses sens d'Osmo, mais maintenant que le public devenait de plus en plus important, elle se sentait oppresser par ces yeux qui la dévisageaient sans pudeur. Les femmes dans leur maison, les enfants jouant dans le village, les vieux et les infirmes... Tous avaient quitté leur place pour vérifier si cette étrangère était bel et bien une enfant aux cheveux blancs et à la monture féroce. Une enfant qui semblait hors du monde et du temps, une sorcière sans doute ? Des souvenirs remontèrent ainsi qu'une souffrance et une peine secrètes et taboues régnaient sur ce lieu selon ce qu'elle discernait dans les pensées de ces personnes en face d'elle. Attristée d'être perçue comme une éventuelle menace pour le premier village dans lequel elle demandait l'asile, elle n'espérait pas grandes faveurs de leurs parts si jamais ils voulaient bien d'elle pour une nuit. La femme s'approchait d'elle sous son regard triste et mal à l'aise, jusqu'à ce que celle-ci s'arrête à une distance convenable.

« Enchantée Haelza Ker'Oilossë, mon nom est Catherine Sairilyss. Vous êtes arrivée au village des Valeureux Solitaires. Votre demande est certes raisonnable. Nous ne saurions vous refuser le gîte et le couvert. Cependant, sachez que notre communauté est éplorée depuis la trahison d'un étranger en ces lieux. Il se peut que les habitants soient méfiants envers vous. Et je le serai moi-même, si je tiens à ma vie. Je vais vous montrer les écuries pour votre monture. Restez près de moi, que je puisse vous voir. De plus les habitants ne pourront pas s'inquiéter de votre présence si vous m'accompagnez.
Son don ne l'avait, encore une fois, pas trahie. La trahison est l'une des pires choses à faire subir aux hommes, qui sont malgré tout une race loyale et fidèle. Brisé, cette confiance une seule fois revient à la perdre définitivement, car le doute s'immiscera toujours dans leurs esprits quoi qu'il arrive. Et c'est d'ailleurs là-dessus que son patrimoine humain est rester très encré, car pour elle aussi il était essentiel d'avoir foi en ses compagnons pour pouvoir mené à bien certaines opérations. Pour l'une des rares fois de sa vie, elle comprenait et était du même avis que les humains, mais elle ne put vraiment se réjouir de cette nouvelle. L'hostilité se faisait sentir envers son cher Elros et la jeune femme n'avait pas l'air de savoir quel animal se trouvait à porter de sa main. Pourtant, Haelza laissa faire, malgré qu'elle ait planté son regard dans celui de la dénommer Catherine et ses yeux étrangement trop bleus. Un bleu qui lui semblait bien familier dans la description qu'elle aurait pu faire de ceux-ci. * Se pourrait-il qu'elle...? Oui, elle a du mal à distinguer, elle ne voit que des formes floues avec des tâches noires. Ses yeux sont presque aussi bleus que la description que mes amis ont fait des miens lorsque je ne suis plus sous cette forme... Elle bascule dans les ténèbres. * Elle fut tiré brutalement de sa contemplation lorsque l'intéressée se remis à parler.
- Et où allez-vous donc depuis les Bois Anciens ? Le voyage vous intéresse-t-il ? J’ai moi-même beaucoup voyagé, nous pourrions avoir matière à discuter.»

Elle semblait bien curieuse et semblait, à la grande surprise de la Naleïs, ne pas avoir peur ou ne ressentir ne serait-ce qu'une pointe d'hostilité à son égard. Mais malgré cette preuve évidente que lui apportaient ses sens, la défensive convenait bien mieux à la jeune voyageuse qui ne se sentait en sécurité, pas plus que pour son Elros et son apparence pourtant dissuasive. Les hommes n'ont aucune limite ni pitié se répétait-elle pour ne pas relâcher son attention, car un excès de confiance est bien la dernière chose à faire en terrain aussi dangereux. Il ne fallait pas qu'elle parle de trop pour éviter de se faire capturer, elle en avait plus peur que de toutes les Magmentules et les Esprits malveillants de ce continent. C'est donc un pied après l'autre qu'elle suivit son hôte, tête basse et capuche sur la tête pour ne pas avoir à regarder les villageois tout en gardant la main fermement agripper à la fourrure de son Fury. De son allure lente, elle avança dans le village, comme un fantôme flottant sur le sol, tout en veillant à garder cette Catherine non loin d'elle. Ils marchèrent durant quelques minutes qui lui parurent des heures avant d'arriver face à la petite chaumière dans laquelle elle allait être reçue et héberger pour au moins la nuit. Son aspect chaleureux et convivial ne détrompait pas sur le mode de vie des personnes qui y vivent. Catherine l'invita à entrer, prit les devant et laissa Haelza la suivre avec son animal avant de l'emmener dans une petite salle à manger d'une taille modeste, quoi qu'aussi grande que celles des grandes tentes en peau de bête de son village natal. Elle contempla alors l'environnement de ces humains sédentaires du mieux qu'elle le put, inventent discrètement Elros à se cacher sous la grande table qui trônait fièrement au milieu de la pièce. Pendant ce temps, son hôte lui tira une chaise du mieux qu'elle put, tout en restant silencieuse, la Naleïs s'assit et lui fit un signe de tête en guise de reconnaissance.

« - Je vous en prie, asseyez-vous ! Je vais vous préparer de quoi vous rassasier. Nous irons ensuite chercher où vous loger... Si vous n’aimez pas quelque-chose, n’hésitez pas à me le dire. »

Elle le lui avait servi à manger dans une petite assiette de terre cuite avec en supplément une tranche de jambon généreuse. Les légumes avaient l'air délicieux dans leur jus et elle commença à les mangers avec appétit, montrant bien l'état de faim dans laquelle elle était. Songeant qu'elle serait souvent confrontée à cet ennemi puisqu'elle ne chassait, ni ne pêchait pour manger car le goût des animaux lui retournent l'estomac. Il fallait donc qu'elle pense à ce faire une petite réserve de nourriture pour pouvoir manger pendant au moins une semaine, voir plus si jamais elle devait encore affronter des plaines immenses comme ici. Les soupes seraient surement le meilleur choix, conserver dans quelques barils ainsi que des légumes à manger cru comme la carotte ou la mâche... Elle réfléchissait tellement qu'elle ne fit à peine attention lorsque Catherine renversa un verre sur la table. Relevant la tête, elle regarda tout d'abord la table puis la jeune femme qui se confondait en excuses. *Pourquoi s'excuse-t-elle ? Ce n'est que de l'eau...* Se demanda-t-elle alors qu'elle donna sa tranche de jambon à Elros qui jappait à ces pieds pour avoir le droit de manger.

« - Ce n'est rien voyons, l'eau est inoffensive et de plus, vous devenez aveugle. Vous avez toutes les raisons de vous faire pardonner, croyez-moi, je sais bien de quoi je parle. C'est toujours dur de devoir se contentez de ténèbres à la place des magnifiques paysages que l'ont à pus contempler sa vie durant. Elle prit alors la main de son hôte dans ses deux mains et la regarda dans les yeux. Mais il n'appartient qu'a vous d'en faire une force. Vous êtes bien une demi-fée si mon intuition de ne me trompe pas, il est rare qu'elle me fasse défaut. »

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Dim 21 Sep - 15:13           
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Pour Catherine, le temps c’était arrêté au moment où Haelza avait pris sa main entre les siennes. Elle ne l’avait pas vue venir, et elle restait songeuse quant à ses paroles. Ce moment lui rappelait ses précédentes rencontres… Solan, Daora… des étrangers qui s’étaient immiscés jusque dans sa vie à une vitesse stupéfiante. Et pendant un moment, elle avait partagé un peu de leur histoire également. Elle sentait qu’il était sur le point de se passer la même chose avec Haelza. Elle semblait lire en elle facilement, comme si elle avait l’habitude de le faire avec les autres.
Catherine s’assit près d’elle pour poursuivre leur conversation, et se rapprocher un peu de cette inconnue qui venait de pénétrer dans les ennuis d’un village dont elle n’avait pas idée. Elle repensa à son enfance, à ses parents qui lui avaient interdit d’aller réclamer ses ailes. Elle avait d’abord mal vécu cette annonce, puis s’était faite une raison. A quoi bon réclamer une chose qui pouvait la tuer ? Ainsi maintenant, il était légitime de se demander si elle était vraiment une demi-fée. En théorie, n’ayant pas d’ailes, elle était surtout une humaine, statut qui lui avait par ailleurs toujours convenu.

Elle était également une « presque aveugle ». C’était ici de notoriété commune. Elle voyait à peine son interlocutrice au milieu des flaques sombres et du flou qui encombraient son regard. Ca n’avait bien sûr pas toujours été le cas, et souvent, alors qu’elle se réveillait le matin, elle avait envie de fouetter l’air de ses bras pour chasser les ombres de ses yeux, jusqu’à ce qu’elle se rappelle que c’était impossible. Elle fut une fois de plus emplie de nostalgie. L’époque où elle y voyait clair lui semblait bien loin, et pour dire la vérité, elle ne se rappelait nullement du visage de son père, très peu de celui de son amant de l’époque. Elle se souvenait du contour de son visage qu’elle avait souvent retracé de ses mains, comme pour s’en imprégner. Mais elle avait perdu les couleurs, la chaleur, les sourires et les regards, ce qui lui manquerait toujours. Aucun retour en arrière n’était possible, et pour cela aussi elle s’était faite une raison.
Elle chercha Haelza et recouvrit sa main de sa main libre, les laissant reliées par un lien ténu au milieu du silence de la cuisine. Des yeux elle ne voyait que le clair, et certes une vague mais discernable profondeur.

« Comment sauriez-vous de quoi je parle, à moins d’être aveugle ? En tout cas, il apparaît toujours difficile de faire une force de ses faiblesses. Pour ma part, même si j’ai assez bien réussi à développer mes autres sens, je ne dirai pas que cela me procure une force. »

Elle en avait fait du chemin, mais si ses suppositions s’avéraient exactes, alors ce serait la première fois qu’elle rencontrerait une autre malvoyante. Cela lui paraissait cependant peu probable, car son invitée s’était de son avis très bien orientée jusqu’à la maison. Elle devait néanmoins ôter ce doute.
-L’êtes-vous ?
La jeune femme en face avait tous les atouts pour deviner qui elle était, elle l’avait bien compris, sans trop savoir par quel mécanisme. Mais puisqu’elle aimait connaître les histoires du début, il lui fallait trouver une raison. Quant à la race de son invitée, c’était Semi ou Naleï, à n’en pas douter. Il suffisait de voir les bois sur sa tête. Bien qu’elle n’y voit pas très bien, elle trouvait cela en parfaite harmonie avec sa silhouette gracile et ses cheveux blonds.
-Je suis en effet une demie-fée… mais je n’ai pas d’ailes. J’y ai renoncé pour des raisons compliquées. Il apparaît impossible que je me les approprie. Mais de quelle nature est donc cette intuition qui vous a fait dire cela ? Je m’avoue curieuse, c’est que je suis Conteuse vous comprenez, et j’aime en apprendre toujours plus sur les gens que je croise.

Haelza avait bien entamé son repas tout à l’heure, avec un  appétit qui ne laissait aucun doute. Elle pensa qu’elle devrait peut-être la laisser continuer, mais l’intérêt qu’elles avaient l’une pour l’autre semblait réciproque. Il aurait été dommage pour elle de rater une occasion de connaître celle que le village allait bientôt héberger. Elle se souvint alors de leur conversation à l’extérieur.
-D’ailleurs, je crois que vous n’avez pas répondu à ma question : que faîtes-vous loin de chez vous ? Où allez-vous ? Sans vouloir être indiscrète.  Et ne vous en faîtes pas, vous pouvez continuer à manger pendant que nous parlons, cela pourrait durer un moment. Si vous avez encore faim, je vous préparerai autre chose. »

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Dim 22 Fév - 16:06           
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Le temps s'était arrêter, comme ci Haelza avait quelque chose de sage et de profond alors qu'elle ne considérait ces mots comme de simples politesses, si habituelle au peuple Naleï des montagnes. Cependant la jeune femme semblait troublée par les vérités qu'elle avait proférée, un point sensible avait été touché et libérer alors des souvenirs l'enveloppent comme une tempête. Souvenirs dont Haelza n'a accès que par les sentiments que ceux-ci provoque chez Catherine. Mais aussi nombreux soient-ils, la tristesse qui régnait était palpable.

Le manque, le regret et ma colère était au cœur de tout ceci sans la moindre lueur d'espoir. Une atmosphère morbide avait pris la place de ce qui devait être des souvenirs heureux, sans la moindre chaleur et sans la moindre vitalité. Haelza ressentait tout comme un catalyseur et l'apaisa sans sourciller, comme pour garder la profondeur propre à sa race, mystérieuse et sage. Son regard était droit dans les yeux de son interlocutrice sans pour autant être malveillant, il semblait qu'elle allait devoir jouer un rôle dont elle ne soupçonnait pas encore l'importance. En cette femme règne les même ténèbres que dans le village tout entier, un mal rongeant dont elle était décidée à se débarrasser puisqu'il semblait capable de lui attirer des ennuis. C'est donc par cette motivation à la base égoïste qu'elle allait s'immiscer dans l'histoire de ce village.


« Disons que mon cas est particulier. Au moment même ou nous parlons je distingue vos traits aussi finement qu'avec des yeux d'elfes. Cependant, comme tous Naleï je possède deux autres formes : une animale et une hybride et c'est ici que le mal me gagne. Il se trouve que depuis ma naissance, je suis aveugle sous ma forme animale. Totalement aveugle. Imaginer pour nous, ce que signifie un aveugle dans le monde animal : c'est un arrêt de mort.
Mon mal m'affecte comme vous, un peu plus chaque jour sous ma forme hybride et j'ai bien peur que mon métabolisme tout entier ne s'infecte et que je ne sois condamnée au même ténèbres toute ma vie, qui est tout de même plus longue que la vôtre dans un monde qui n'es rarement le vôtre. Je suis comme vous.
C'est donc pour cela que je suis partie de chez moi, ma véritable raison de m'en aller c'est de découvrir le plus de choses possible avant que mes yeux ne meurent. Car le temps m'est compter, mon désir de profité de ce que le monde peut nous offrir en spectacles fut plus puissant que mon devoir de rester près des miens saine et sauve. Je prends beaucoup de risque car je suis une puissante Naleï, capable de plier la nature et les éléments à ma volonté au fur et à mesure que je vieillis, mon acharnement à vivre m'aillant forcée à développer mes autres talents, j'en suis devenue plus forte que ceux qui voient. Et lorsque l'on sait que ceux de ma race sont rares, en plus de mes dons, je ferrais une proie de choix pour les dirigeants de ces mondes… C'est donc une aventure dangereuse avec plus ou moins de succès que j'entame avec mon fidèle Elros, mon Fury gardien…
»


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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Jeu 9 Avr - 10:02           
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[HRP : Désolée c'est un peu court ^^]

Catherine écoutait les confidences de la Naleï, pendant que dehors, on commençait à rentrer des champs pour manger. La rumeur des conversations s'éleva bientôt dans les rues, et les ombres se profilèrent à la fenêtre. Le bruit avait couru qu'une étrangère était arrivée, et tous semblaient inquiets à cette simple idée. D'autant plus qu'elle se trouvait avec la Conteuse.
Celle-ci n'y prêta d'abord pas attention. Puis lorsqu'Haelza eut fini, elle se leva. Elle venait de percevoir la voix d'Adèle dans la rue. Celle-ci devait venir chercher son repas. Elle n'entendait pas encore sa mère.

"C'est un long parcours qui vous attend pour découvrir le monde. Mais je suis certaine que vous y arriverez. Nous sommes la preuve que rien n'est impossible. Maintenant excusez-moi, mais comme tout le monde rentre des champs, notre conversation va certainement se trouver troublée. Ma mère et une enfant orpheline qu'elle garde sous sa protection, vont bientôt rentrer.
Comme pour lui donner raison la porte s'ouvrit et Adèle suivit de la mère de Catherine entrèrent, vêtues de robes de travail de coton. Elles posèrent leur chapeau dans l'entrée avant de se diriger vers la cuisine, où elles trouvèrent la Conteuse et sa protégée.
-Alors les gens disaient vrai, nous avons une invitée. Tu t'occupes d'elle ?
La Conteuse se trouva soulagée que sa mère n'ait pas montré d'inquiétude vis-à-vis du fait qu'elle ait accueilli la nouvelle venue, et lui sourit. Adèle était quant à elle restée sur le pas de la porte de la cuisine.
-Je m'occupe de tout, ne t'en fais pas. Maman, Adèle, je vous présente Haelza. Elle voyage et s'est arrêtée pour prendre du repos. Haelza, voici ma mère et Adèle, dont je vous ai déjà parlé.
-Surtout ne vous dérangez pas, nous sommes juste venues manger un morceau. Je vais préparer à manger. Vous avez déjà mangé ?
-Prépares à manger pour toi et Adèle, je m'occupe du reste je te dis.
-Bien bien! Adèle ne reste pas plantée là. Viens saluer notre invitée et m'aider à préparer.
L'adolescente eu un léger sursaut et se mit en mouvement. Elle salua rapidement Haelza et se mit au travail avec une certaine réticence qui ne lui était pas habituelle.

Catherine avait laissée un peu de place aux arrivantes du côté du plan de travail, puis revint vers la Naleï.

-Que diriez-vous de sortir un peu ? Je pourrai ainsi vous montrer le village pendant qu'Adèle et ma mère se reposent un peu."
Depuis l'autre côté de la cuisine, la mère de Catherine leur adressa un sourire, pendant qu'Adèle ne lâchait pas des yeux la préparation du repas.

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Ven 7 Aoû - 18:43           
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À la fin de son récit, Haelza entendit les villageois rentrer de leurs champs grâce au boucan de leurs pieds martelant le sol, il faut bien avouer que les humains -aussi avancés pouvaient-ils être- n'avaient pas assimilés certaines méthodes de survie, comme le silence en l’occurrence. Comparer à la douceur des pas de la naleï sur le parquet usé de la maison, ceux des humains lui paraissaient presque éléphantesque. C'est ainsi qu'à la fin de sa tirade, Haelza tourna machinalement la tête vers la porte d'entrée en accompagnant les paroles de son hôte.

« C'est un long parcours qui vous attend pour découvrir le monde. Mais je suis certaine que vous y arriverez. Nous sommes la preuve que rien n'est impossible. Maintenant excusez-moi, mais comme tout le monde rentre des champs, notre conversation va certainement se trouver troublée. Ma mère et une enfant orpheline qu'elle garde sous sa protection, vont bientôt rentrer. »

La porte s'ouvrit alors sur la jeune demoiselle qu'elle devina être l'orpheline à son apparence d'adolescente, suivit par la femme qui devait être la mère de son interlocutrice. Deux personnes qu'Haelza regarda avec la plus grande bienveillance accompagnée d'un sourire discret mais néanmoins remarquable. Cependant, les deux femmes ne semblaient pas enchantées de la trouver assise dans leur foyer à profiter de leurs vivres ainsi que de l'hospitalité de Catherine. Ce qui peut aisément se comprendre, comparer aux réactions des autres villageois lors de son arrivée. Bien que la mère ne laissât rien transparaître, l'Osmo le sentait, cette petite pointe d'inquiétude comme une mauvaise herbe dans un parterre verdoyant et plein de santé. Quant à la sœur de Catherine, sa peur était nettement plus visible puisque cette dernière marqua une pause sur le pas de la porte de la cuisine.

Et pendant que la mère et la fille discutaient d'un éventuel repas, humaine et naleï s'observaient toutes deux avec la même intensité, bien qu'Haelza le cacha mieux que la jeune demoiselle qui semblait se perdre dans sa contemplation, semblait-il à mi-chemin entre effroi et curiosité dans un silence absolu. Ce n'est que lorsque Catherine demanda à l'orpheline de saluer Haelza que celle-ci se mouva, d'abord dans un sursaut de surprise avant de s’exécuter et de se remettre au travail, non sans ronchonner. Quant à Haelza, elle tourna la tête vers Catherine comme si elle était sortie d'une profonde réflexion.

« Que diriez-vous de sortir un peu ? Je pourrai ainsi vous montrer le village pendant qu'Adèle et ma mère se reposent un peu.
- Oh ! Quelle belle idée vous avez là, j'en serais ravie. Il me semble que pour vous aussi, les humains, les bonnes manières imposent de se présenter lorsque nous sommes étrangers n'est-ce pas ? Cela permettra sûrement une mise en confiance de la part de vos congénères qui n'ont pas l'air rassurer de ma présence ici. Qu'en pensez-vous ? Il me semble aussi bon de laisser Elros ici, à moins que cela dérange ? Très chères dames, cela vous pose-t-il un quelconque ennui que je laisse mon animal dans votre demeure, je peux aussi bien le mettre dehors, tout dépend de vous. Je ne voudrais en aucun cas abuser de votre hospitalité, n'étant qu'une étrangère qui ne saurait comment se rendre utile... »


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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]   Mer 6 Juil - 17:15           
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La Conteuse écouta en souriant la réponse de la Naleï. Celle-ci avait bien raison de penser que des présentations s’imposaient. En temps que Conteuse, Catherine se sentait tout particulièrement disposée à s’en occuper. Heureusement qu’Haelza était tombée sur elle ! Elle allait pouvoir intercéder en sa faveur auprès des hommes et des femmes du village, en choisissant minutieusement ses mots.

Pour ce qui était de la monture d’Haelza, Catherine était également d’accord sur le fait qu’il ne fallait d’abord pas l’amener se promener dans le village. Il lui fallait s’occuper de cela avant toute chose.


Il n’y a pas de problème pour que vous laissiez ici votre monture ! Si elle veut bien rentrer par ici, je vais lui faire traverser la maison pour la conduire vers le jardin. C’est un endroit relativement abrité des habitants, qui devrait lui convenir. Il y a quelques buissons qui devraient la masquer à la vue des passants les moins attentifs. Je vais également lui trouver une écuelle où lui laisser à boire.

Catherine se mit en mouvement et, ni une ni deux, trouva une écuelle pour l’animal, et lui fraya un passage discret à travers la maison. Elle revint ensuite vers la jeune voyageuse.

- Bien ! Une bonne chose de faite ! Je vais maintenant vous présenter au village. Ça ne va pas être mince affaire, mais j’espère bien être à la hauteur ! Nous allons bien voir si je respecte ma réputation de Conteuse, et si les habitants ont toujours confiance en moi. Je les connais tous, depuis toute petite. Je sais comment ils sont. Venez, suivez-moi ! Nous allons les intercepter avant qu’ils ne rentrent chez eux.

Elle ouvrit la porte et céda le passage à son invitée. Le temps qu’elle sorte, elle épousseta sa chemise, remit ses affaires en place, et s’assura en passant une main dans ses cheveux qu’elle était toujours présentable. Elle poussa un soupir d’expectative en sortant de la maison, ne sachant trop sur quel pied danser face aux villageois. Elle était en train de mettre en place une approche positive de la situation. Elle commença donc par laisser apercevoir son sourire amical, et s’avança, se repérant au son pour s’orienter vers les villageois.

Dès que les habitants la virent arriver vers eux, ils stoppèrent leurs activités quotidiennes; Un tel laissa la sangle de cheval attachée à une rambarde plutôt que de le rentrer à l’écurie, une autre laissa à terre les récoltes de la matinée, sur le perron de la maison, ou bien encore un autre stoppa son attelage débordant de rondins en direction de la grange en plein au milieu de la rue. Catherine les salua tous, les uns après les autres, prit des nouvelles de certains qu’elle n’avait pas encore vus au cours de son bref séjour. On lui demanda comment avait été son voyage, si la vie en Equalza était toujours aussi plaisante qu’on le racontait, ou encore si elle assisterait à la cérémonie. Elle laissa d’abord la Naleï en retrait, puis une fois au coeur des conversations, l’invita à se joindre à elle.

Le fait qu’elle accompagne Catherine sembla les rassurer un peu, même si la plupart des gens gardaient leurs suspicions bien encrées dans leur tête. Il était difficile pour la Conteuse de leur en vouloir pour cette attitude. Elle les comprenait même assez bien. C’était pour cela justement qu’elle avait envie de leur présenter Haelza : pour les aider à passer outre leur suspicion. Elle profita de l’arrêt des rumeurs pour reprendre la parole.


Tant que nous sommes presque tous réunis ici, je souhaiterais vous présenter Haelza Ker’Oilosse ! C’est une voyageuse qui vient prendre un peu de repos parmi nous au cours de son parcours. J’espère que vous l’accueillerez comme moi les bras ouverts. C’est une Naleï, qui cherche à profiter du monde, avant que celui ne se dérobe. En effet, mes amis, comme moi, Haelza souffre de problèmes de malvoyance, et je dirais même plus de cécité. Celle-ci l’affecte sous forme animale. Le destin nous a fait nous rencontrer, toutes deux, malvoyantes qui avons préféré la route au foyer. Alors j’espère que vous aussi, vous choisirez de l’accepter."

Aussitôt, tous les regards se dardèrent vers l’étrangère, mais il n’y avait plus d’animosité en eux. Ils comprenaient la voyageuse comme une semblable de l’une des leurs. Dès lors, ils s’escrimèrent à lui proposer de goûter à certains des mets les plus populaires du village. Ils tombèrent finalement d’accord que le mieux était d’organiser un grand repas en extérieur, afin de pouvoir profiter du soleil, et de tous pouvoir profiter du repas de chacun. Les Musiciens se mirent en quête de leurs instruments, les Chanteurs se rassemblèrent pour s’accorder, les Danseurs voltigeaient déjà en tous sens dans l’attente du rythme, les Conteurs se joignirent à Catherine pour trouver de bonnes histoires qui occuperaient le repas. Tout le monde courrait à droite à gauche pour ramener le nécessaire pour le repas. Catherine sentit revenir la légendaire hospitalité des villageois de jadis, des Valeureux Solitaires.

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MessageSujet: Re: Jour des morts, rencontre aveugle [PV Haelza]              
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