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 Les Valmir: l'esprit de Toal

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MessageSujet: Les Valmir: l'esprit de Toal   Sam 14 Juin - 17:27           
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Voici la deuxième légende que je voulais faire. Enjoy!



I.
Salim Valmir, jeune chasseur du village de Toal, arpentait la route qui menait à son village à dos d’âne. Il était fier car ce jour était un grand jour, il allait officiellement devenir chasseur. Il aurait un partenaire. Il ne savait pas encore qui cela serait. L’un des défauts de Salim était d’être solitaire. La compagnie des autres chasseurs l’ennuyait et les femmes ne l’intéressaient pas. Il mâchait sa pomme en regardant le village se dessiner sur l’horizon. Le soleil tapait en cette période de l’année. Salim se remémora alors toutes les créatures que l’on pouvait chasser avec ce temps. *Lapins… Sangliers sauvages…* Il soupira. *Rien de très intéressant. J’ai besoin de chasser quelque chose de plus gros !* Un autre défaut de Salim était son impatience, sa soif de défi. Mais cela faisait de lui un combattant implacable, toujours prêt à surmonter les difficultés. Par contre, il lui arrivait de perdre des proies à cause de cela. Il ne se faisait pas assez discret et alertait par mégarde son gibier.
            Le jeune homme arriva au village. Il laissa son âne devant la hutte et y entra. Il salua sa mère et ne put s’empêcher de humer la bonne odeur dans l’air. *Hum… Du lapin aux lentilles. Mon plat préféré !* D’ailleurs sa mère l’appela pour dresser la table et manger. Il ne se fit pas prier et s’empressa d’obéir. Comme d’habitude, il ne sortit que deux assiettes : pour sa mère et lui. Lorsque cette dernière le servit, elle lui dit :
« -Pour mon grand fiston. Aujourd’hui et un grand jour pour toi. Tu vas devenir chasseur. Je t’ai fais ton plat préféré pour être au meilleur de ta forme ! »
« -Merci Maman ! »
Salim vida son assiette à très grande vitesse. En plus d’être une grande guérisseuse, comme toutes les femmes du village, la mère de Salim était une excellente cuisinière. Elle avait essayé de transmettre son art à son fils, mais ce dernier préférait déguster plutôt que de faire. Cela l’amusait et elle avait abandonné l’idée. Elle était contente quand elle le voyait sourire après avoir fini son assiette. D’ailleurs, elle n’avait pas fini son assiette que son fils lui demanda s’il pouvait se resservir. Le repas se termina dans le calme et la bonne humeur. Salim racontait à sa Maman tout ce qu’il voulait faire une fois devenu chasseur. Une fois le repas fini, il mit ses plus beaux habits de chasse et prit ses armes : un couteau de chasse et un arc. Le jeune homme se dirigea ensuite vers la grande place. Deux feux d’à peu près un mètre de haut y brûlaient en son centre. Le chef du village se trouvait à proximité ainsi qu’une autre personne. Le village s’était réuni autour de la place. Salim fendit la foule et se présenta devant le chef.
« -Bien. » commença le plus vieux des trois.
Un silence se fit dans l’assistance.
« -Nous sommes réuni en ce jour pour accueillir en ce jour un nouveau tandem. A ma gauche, je vous présente le musicien du groupe : Octave Relig. Et à ma droite, je vous présente le chasseur : Salim Valmir. »
La foule applaudit. Salim profita de ce moment pour la regarder. Il cherchait sa mère. Elle se trouvait en face de lui, légèrement sur la gauche. Il lui sourit et elle lui rendit la pareille.
« -Messieurs, veuille à présent vous placer entre les feux, face à face, votre poing droit pointé vers l’autre. »
Les deux jeunes gens s’exécutèrent. Salim sentit son cœur battre plus vite que la moyenne. Il était fier de lui, fier d’être là, fier du moment. Il se tenait bien droit. Le jeune homme croise le regard de son nouveau coéquipier. Ils ne se quittèrent pas du regard l’un l’autre. Ceci était un gage de confiance et de courage. Si l’un des deux détournait les yeux ou même se mettait à rire, c’est qu’il démontrait une faiblesse au niveau de la concentration ou de la force mentale. Les flammes se reflétaient dans les yeux des partenaires. Cela ne faisait qu’intensifier l’échange visuel. Salim aimait ça. Le chef commença une danse autour des deux feux tout en chantant. C’était une incantation. Les flammes se tordirent et elles vinrent lécher les avant-bras tendus entre elles. Au lieu de brûler, les flammes dessinaient un tatouage. Il était fin et faisait le tour du poignet. Il était exactement le même pour les deux jeunes hommes. Salim avait rêvé de ce moment depuis si longtemps. Enfin il pouvait être un vrai chasseur. Le chef arrêta sa danse et dit :
« -Vous voilà ainsi lié à vie par ces tatouages. Peut importe la distance à laquelle vous vous trouvez l’un de l’autre, s’il l’un de vous est en danger, il scintillera. Si vous êtes blessé, ce dernier sera rouge. Est-ce clair ? »
« -Oui. » Répondirent unanimement les deux jeunes.
« -Bien, maintenant passons à l’épreuve. Celle qui va vous permettre de vous consolider. L’épreuve de chasse ! »
La foule s’exclama de joie.
« -Vous avez jusqu’au couché du soleil pour nous ramener autant de gibier que possible. L’échec n’est pas une option. Sur ce, l’épreuve commence maintenant ! » S’écria le chef.
Salim et Octave se dirigèrent en trottinant vers la forêt. Ils ne savaient pas encore quoi chasser, mais ils étaient gonflés à bloc d’optimisme. Salim jeta un dernier coup d’œil en arrière et fit un dernier salut à sa mère.  Cette dernière lui répondit et s’en alla chez elle. Elle passa la porte et s’appuya contre le mur. Des larmes se mirent à couler sur ses joues. *C’est un adulte maintenant…* Pensa-t-elle. Elle serra dans des mains son collier. *Vois-tu mon amour ? Notre fils a grandit. Le vois-tu de là haut ? Je t’en prie, protège-le.*
Salim et Octave s’était fait silencieux depuis leur entrée dans la forêt. Ils ne savaient pas quoi se dire mais surtout ils ne voulaient pas faire fuir des proies. Le duo s’était caché dans un buisson. Salim utilisa sa vision pour repérer une quelconque âme qui vivait. *Là !* Il tapa sur l’épaule de son camarade et pointa la proie. C’était un lièvre. Avec un langage des signes improvisé, Salim demanda à son collègue s’il pouvait l’attirer vers eux. Octave acquiesça de la tête. Le chasseur ne savait quel instrument son allié jouait. Ce dernier sortit une flûte de pan et ferma les yeux. Soudain il les rouvrit, son regard était différent : plus puissant, plus profond. Octave joua de son instrument. La forêt fût l’âtre d’une très belle musique. Le lièvre leva la tête et commença à marcher dans leur direction. Il semblait hypnotiser. Salim décocha une flèche et visa. La musique ne le dérangea pas dans sa concentration et tua le gibier. *Et de un !* Salim voulut se lever mais il remarqua quelque chose. Octave n’avait pas attiré qu’une seule proie ! C’était du pain béni pour le chasseur. La chasse fût très bonne. Salim était heureux. Il jubilait. Octave était plus réservé, même si au fond il était tout aussi content que son collègue. La nuit tombait petit à petit. Les deux jeunes gens rentraient au village.
 
« -On forme une bonne équipe non ? » Demanda Salim.
« -Oui. Je suis d’accord. En apprenant à se connaitre, on serra meilleur. »
« -Tu as raison. »
Mais dans toute cette joie, quelqu’un observait la scène depuis une place cachée. « Hum… » Lâcha-t-il avant de partir. Il marcha dans la forêt avant de retrouver son cheval ailé. De nuit, il vola vers un petit village. L’homme, qui portait un capuchon et une cape entra dans une taverne. Sans prêter attention à son environnement, il s’assit à une table. En face de lui se trouvait quelqu’un tout aussi camouflé.
« -Qu’as-tu appris ? » demanda l’homme.
« -Salim, je veux dire… votre fils, vient d’être un vrai chasseur. »
« -Bien. Il me tarde de le revoir. Son destin ne fait que commencer. Continue de l’observer. »

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MessageSujet: Re: Les Valmir: l'esprit de Toal   Sam 14 Juin - 17:39           
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II.
Quelques mois plus tard…


Salim et Octave avaient appris à ce connaitre. Ils se faisaient mutuellement confiance. C’était l’un des meilleurs binômes de jeunes du village. Salim s’était perfectionné au couteau. Il utilisait toujours son arc, mais affectionnait particulièrement de chasser proche de sa cible. Il aimait les sentir, les voir de près étudier leurs comportements. Le musicien magnait son instrument avec grâce et facilité. Les sons qu’y sortaient de son instrument étaient purs. Ce n’étaient pas un simple enchainement de notes. Non, Octave jouait d’une telle manière que cela prenait aux tripes. C’était un tout autre niveau de musique. Les sons s’adressaient directement à l’âme. Salim était impressionné. Son regard envers les musiciens avait changé. Il savait qu’ils étaient moins puissant, physiquement, mais ils étaient des gens respectables.
Ce jour-là, le Duo avait été envoyé dans les montagnes, proche du village. Il faisait froid. La neige recouvrait les flans de la montagne et la forêt en début d’ascension. Ils durent laisser leurs chevaux en bas de la côte et monter à pied. Les déplacements d’Octave furent entravés. Il avait les jambes lourdes. Quand à Salim, il s’était entrainé à marcher dans des endroits difficiles. Ceci ne lui posait donc aucun problème.
Le but de la mission  des chasseurs était d’enquêter sur l’apparition des bêtes sauvages proche du village. Des loups des montages étaient venus chasser dans les plaines. Ils avaient aussi dévorés quelques élevages qu’il y avait au village. Ceci n’était pas normal car les loups avaient de quoi chasser dans leur habitat. Il y avait donc une raison et les chasseurs en avait déduit que les réserves de nourritures des loups étaient taries. Il ne restait plus qu’à découvrir pourquoi. C’était cela aussi la chasse, et Salim l’avait compris. Pour pouvoir chasser sans réduire la faune, il fallait que tout le monde ait un territoire.
Ayant développé un bon esprit de déduction et d’analyse, Salim avait été choisi comme chasseur capable pour cette mission. Son seul défaut est qu’il avait le sang chaud. Un peu trop. Il aimait les défis. Il pouvait même parfois être impatient. L’autre défaut du groupe venait d’Octave. Ce dernier était un peu trop réservé et indécis, ce qui l’empêchait parfois de faire le bon geste. C’est à cause de ces raisons que le groupe n’était pas le meilleur du village, mais un des meilleurs. Mais dans l’ensemble, ils se débrouillaient.
Salim avait tous ses sens en alerte pendant qu’ils marchaient. Il n’y avait pas beaucoup de bruit. On pouvait entendre par ci par là des bruits d’animaux courant dans les feuillages. Mais le son n’était pas la spécialité du chasseur. Il laissait cela à son ami. Il cherchait surtout des indices visuels. Il ne tarda pas à en trouver. Un arbre avait une grosse entaille. Un peu plus loin, il y avait des branches cassées et du sang. *Vu la position du sang, ce n’est pas un animal qui a fait cela. Si je recoupe cette information avec l’entaille dans l’arbre qui ressemble à celle d’une hache, je peux donc en déduire qu’il y a quelqu’un qui habite ici.* Pensa Salim. Il fit part de ses déductions à son collègue et ils suivirent la direction du sang sur la neige. Après quelques mètres, il n’y avait plus que des gouttes, plus difficile à suivre. *J’y pense, il n’y avait aucune trace de pas autour de la zone. Ils ont donc un destrier ailé ? Possible.*

« -Octave, est-ce que tu peux écouter la zone, comme tu sais faire ? » Demanda Salim.
« -Pas de problème. Je m’en occupe. »
Octave s’assit en tailleur sur une vielle souche et ferma les yeux. Il écouta le moindre bruit, le moindre son venu de la forêt. Le jeune Valmir attendit que son ami ait fini. Il en oublia presque de respirer pour éviter de faire du bruit. Salim ne savait pas si, avec cet état de concentration, un bruit proche pouvait être interprété de manière assourdissant. Le musicien ne rouvrit les yeux qu’après avoir trouvé un son particulier, n’appartenant pas à la forêt.
« -Tu as raison Salim. Il y a un camp de personnes un peu plus loin. Dans cette direction. » Dit Octave en pointant entre deux arbres.
Salim en tête, ils marchèrent dans la direction voulue. Avec la densité des arbres, il était impossible au chasseur de distinguer quelque chose dans le ciel. Ce fut son odora qui lui apporta une réponse. *Du feu…* Il y avait un camp pas loin, Salim en était sûr. Il avait reconnu l’odeur de la chair cuite. Il s’empêcha de saliver et de succomber à des pensées alimentaires et marcha vers l’origine de l’odeur. Toujours avec son compagnon avec lui, ils s’arrêtèrent derrière un fourré. Ils venaient de trouver la source du problème. Un groupe de dix barbares avait élu domicile ici. Salim remarqua un pégase rustre, préparé pour la chasse. C’était la réponse aux traces de pas inexistantes.
Le binôme observa alors le groupe. Ils étaient habillés avec des peaux de bêtes qu’ils venaient de chasser. La nourriture s’entassait dans un coin, en attendant d’être cuite. Ils avaient chassé n’importe comment, et de tout. Salim était enragé. Premièrement, ils n’avaient pas le droit d’être là, ces terres étant réservées à la nature et à la chasse. Puis avec leur méthode, les barbares allaient réduire à néant la faune locale. Le chasseur se leva, et bondit à découvert. Il marchait d’un pas rapide. Octave ne l’avait pas suivi. Il avait l’habitude de se battre, s’il devait se battre, que contre des animaux, pas des humains.
« -Hey vous là-bas !! Vous savez que vous tuez des animaux qu’il ne faut pas tuer. Après nous en avons plus. Et puis c’est interdit de faire un camp ici. C’est le territoire des Toaliens!! » Cria Salim.
« -La ferme, petit. »
L’homme qui avait répondu se leva. Il était massif, il avait les dents jaunes. Il jeta ce qu’il était en train de manger dans le feu. Il avait les cheveux gras. Sa négligence corporelle se voyait également sur sa hache. Elle était émoussée.
« -On s’installe où on veut. Et si tu n’es pas d’accord, c’est la même chose. On se fait plaisir avec la chasse. Après on ira dans ton village pour s’occuper des femmes ! Nous sommes considérés comme des barbares. C’est faux, on profite de ce que l’on ne veut pas nous donner. »
Il se mit à rire et les autres l’imitèrent. *Certainement pas. Je ne laisserai pas toucher au village.* Salim sortit son couteau et se mit en garde. Ce n’était pas un expert en combat. Il s’était entrainé avec les autres chasseurs mais le combat était une chose différente de la chasse. Cette dernière réclamait de l’observation, de la patience et de la précision. Dans un combat, c’était différent. Il fallait être fort, rapide et habile. C’était ce que pensait Salim. Or, il ne le savait pas encore, mais il se trompait.
« -Oh ! Tu veux te battre ? Très bien. Voyez les autres, nous sommes persécutés encore une fois. Et pourquoi ? Parce que nous voulons vivre. » S’exclama le chef des barbares.
*Ce type a un discours bizarre. Ses mots ne collent pas avec sa façon de vivre. Ce n’est qu’un discours pour me faire douter. Il veut se convaincre lui-même.* Pensa Salim. Le barbare prit sa hache et courut en direction du chasseur. Même s’il était plus massif que Salim, l’homme était rapide. Mais le Toalien avait de la ressource. Il esquiva les premiers coups et contre-attaqua avec son couteau. *Mais que fout Octave ?* Salim ne pouvait s’empêcher de regarder rapidement vers le buisson.
« -Tu as quelqu’un que tu protèges ?, interrogea le barbare. Les gars ! Fouillez ce buisson ! »
« -Octave, fuis !!! » Hurla Salim.
Le musicien commença à courir à travers les arbres. Mais il ne fit que quelques mètres, un homme avait chevauché le pégase et avait embroché l’ami de Salim. Ce dernier, voyant cela, hurla de rage. Il se rua alors avec une telle férocité contre le chef des barbares. Ce dernier riait tout ce qu’il pouvait. Le couteau de Salim n’arrivait pas à percer les couches de vêtements de son adversaire. Les autres barbares l’encerclaient. Il était seul contre une dizaine de personnes. Sa vengeance maladroite, mêlée à de l’inquiétude du nombre, lui fit perdre ses moyens. Le barbare fit mouche avec ses coups de hache. Il avait entaillé plus ou moins profondément des parties du corps de Salim. Ce dernier, à bout de souffle et de force, tomba à genoux. Ses blessures saignaient. Un peu trop. Sa vision se flouta. Il attendit sa mort. Mais le coup fatal n’arriva jamais. Dans un brouillard, Salim vit une agitation autour de lui. Il n’entendait plus rien, seulement un sifflement. Il tomba au sol. Après quelques secondes, il vit deux ombres au dessus de lui.
« -Soignez-le… chef veut le voir. » Entendit-il avant de perdre connaissance.

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MessageSujet: Re: Les Valmir: l'esprit de Toal   Mer 20 Aoû - 15:08           
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III.


Salim se réveilla au bout de quelques jours. Il sentit tous ses membres lui faire mal. Mais il était vivant. Il ne se souvenait pas très bien des derniers événements. Il y avait eu un combat, des morts. Sa mémoire fut malheureusement assez précise pour se souvenir du trépas de son ami. Salim se dit que c'était de sa faute. Le jeune Toalien ouvrit les yeux et porta une main à sa tête, lourde et résonante. Il était dans un lit. Se mettant en position assise, il observa la salle. Elle était éclairé par une unique bougie non loin de lui. Mais le chasseur pouvait voir la lumière nocturne à travers l'un des murs. Après quelques essais pour marcher, il réussit à atteindre la porte. Celle-ci était coulissante et en bois. Salim n'eut aucune difficulté à l'ouvrir. Il marcha jusqu'à la rambarde, en face de lui, et s'y appuya, se sentant fébrile. L'architecture des lieux lui fit penser à un temple. Il était de forme carré et disposait d'une cours interne. Le chasseur profitait de la vue lorsque quelqu'un parla :

« -Tiens, le jeune prodigue est réveillé. Le chef veut te voir. Suis-moi. »
« -Où suis-je ? » Demanda Salim, qui était encore vacillant.
« -Tu le sauras bien assez tôt. Suis-moi. Toutes les réponses à tes questions sont entre les mains du chef. » Expliqua l'homme mystérieux.

N'ayant aucun moyen de savoir si cela était un piège ou tout simplement une invitation, Salim marcha en direction de l'homme. Le chasseur essaya de distinguer un quelconque signe sur son interlocuteur, mais une cape et une capuche gardaient le mystère autour de la personne. Le Toalien s'appuyait régulièrement sur la rambarde. Il était blanc comme un linge. Salim sentit que l'homme s'impatientait, mais il ne bougea pas le pouce pour aider le jeune homme. Ils passèrent une porte, cette fois-ci à doubles battants. L'homme fit une sorte de salut et alla se caler dans un coin de la sombre pièce. Salim réunit toutes ses forces pour marcher droit sans la rambarde. Mais il se laissa choir en entrant dans la pièce. Il n'était pas encore remit de ses blessures.

« -Allons mes frères, donnez un coup de main à ce jeune homme. » Parla un autre homme.

Pendant un instant, Salim crut reconnaître une voix familière. C'était une voix qu'il y avait dans ses souvenirs, mais il n'arrivait pas à mettre un visage sur cette voix. Deux hommes le portèrent sur une chaise, en face de celui qui semblait être le chef. Ce dernier posa ses coudes sur le bureau. Salim préféra se caler dans son fauteuil, dans la position la moins inconfortable possible. Un détail n'échappa pas cependant au chasseur. L'homme en face de lui avait un tatouage à son poignée droit : comme les chasseurs de Toal. Cela n'échappa au chef qui eut un petit sourire.

« -Bien, tu es devenu fort Salim. Tu seras un bon assassin. » Commença le chef.
« -Excusez-moi. Mais se connaît-on ? » Interrompit l'intéressé.
« -Comment ? Tu ne reconnais pas les membres de ta famille ? » Paru offensé l'homme.

Ce dernier retira sa capuche de son visage. Salim eut alors un choc. Évidement que la voix du chef lui paressait familière : c'était son propre père ! Il avait une immense cicatrice sur qui parcourait le visage de la tempe droite à la joue gauche. Salim avait des sentiments contraires en lui. Il avait envie de pleurer, de le prendre dans ses bras. Mais il sentit également une grande colère monter en lui : comment avait-il pu abandonné sa mère et lui ? Pourquoi n'avait-il pas donné de ses nouvelles ? Ce fut cette dernière émotion qui s'exprima en Salim. Il se leva de sa chaise et tenta de baffer son père. Mais le père en question fut plus vif que lui. Il força Salim à se rasseoir en tordant le bras de son assaillant. Le jeune chasseur avait des larmes aux yeux : des larmes de colère, mais également de tristesse.


« -Pourquoi ? » Réussit-il à dire.

Comprenant le sens de la question de son fils, Agathon Valmir répondit avec des yeux remplis de fierté, d'assurance et d'autorité :

« -Je me devais de vous protéger. Mon métier réclame la plus grande prudence. Je ne pouvait pas vous mettre en danger ta mère et toi. »

Il relâcha l'étreinte et se rassit. Il attendit que son fils se rasseye du mieux qu'il pouvait avant de continuer.


« -T'as-t-on déjà conté l'histoire de la création du village ? »
« -Oui. Des dizaines de fois. » Répondit instantanément Salim, agacé par l'attitude de son père.
« -Bien. Tu sais donc que le musicien avait demandé à quelques personnes de veiller sur le village à sa place. Il avait transmis à ses plus proches amis certaines danses des plus compliqués, des plus folles mais aussi les plus meurtrières. Nous, les Valmir, sommes les descendants d'une de ces personnes. Nous devons donc veiller sur le village et le faire prospérer. » Expliqua Agathon.
« -En le désertant ? » Répliqua Salim.
« -Nos… (il chercha le mot approprié) aptitudes ne nous réclament pas au village. Et comme je t'ai dit, nous préférons rester dans l'ombre pour éviter de prendre des risques à nos familles. Ce n'est pas pour autant que nous ne veillons pas sur toi. »
« -Et que faîtes-vous de spécial ? Vous dansez devant l'ennemi pour le faire fuir ? » Se moqua Salim, qui trouvait la situation absurde.
« -Couard ! Répondit son père. (il se racla la gorge pour retrouver son calme) Nous sommes des assassins. Des gens entraînés pour amener la mort à nos ennemis. Nous prenons la vie de ceux qui osent affronter le village afin de laisser la vie des notre intacte ! Et aujourd'hui, c'est ton tour Salim. Tu dois protéger le village. Et pour cela nous allons te former. »
« -Je n'ai même pas pu protéger mon partenaire... » Marmonna le jeune chasseur.
« -Accepter la  mort d'un ami est la première étape de la formation. Ne te morfond pas pour les morts. Ton ami était un brave, il aura une place auprès des ancêtres. Je t'attends demain matin pour commencer l’entraînement. » Répondit froidement le père.

Salim ne savait pas quoi répondre. Il y avait trop d'éléments à analyser d'un seul coup. Mais il n'avait pas vraiment le choix. Ses blessures lui faisaient encore trop mal pour tenter de s'échapper. Il devait donc faire avec. Son père le congédia et il alla se recoucher, pensant à tout ce qu'il venait de voir et d'entendre.

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MessageSujet: Re: Les Valmir: l'esprit de Toal   Mer 20 Aoû - 15:20           
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IV.


L'entraînement de Salim avait débuté depuis quelques jours. Son père, malgré son caractère froid et autoritaire, était un bon professeur. Il avait appris à son fils comment manier une lame courte. Agathon avait également enseigné à son fils à écouter son corps, sentir tous ses muscles, ses articulations. Salim n'avait pas essayé de s'échapper du temple. Même s'il n’appréciait pas la manière dont vivait son père, il était d'accord sur le fait de protéger le village. Agathon avait expliqué à son fils pourquoi il n'était pas venu le chercher plus tôt : un assassin de la famille Valmir devait être un chasseur avec un grand courage et une détermination à toute épreuve. Et Salim avait les qualités requises. Ce dernier avait demandé qui étaient les autres membres du groupes. Agathon avait répondu de la sorte :

« -Il y a mon frère d'armes de la famille Falco, qui est également un des descendants des proches du Musicien. Certains sont des chasseurs qui ont perdu leur musicien. Ne voulant pas attirer les foudres du villages, ils ont préféré fuir et sont arrivé ici. D'autre sont des gens que l'on a formé pour être des mercenaires prêt à défendre le village. Enfin, certains sont des assassins formés par mes soins -ou de mon frère d'arme- pour remplir des contrats sur tout le continent double. Ce sont eux qui ramènent de l'argent des contrats ou des vivres, mais cela est plus rare. »

La réponse fut satisfaisante pour Valmir fils. Ce dernier donna plus d'ardeur à son travail. Il savait désormais que le village comptait sur ses performances pour vivre. Le père était fier de son fils, même s'il ne le montrait pas. Agathon demanda à certains assassins de s'entraîner avec son fils. Ce dernier progressait rapidement. Le père voulut l'emmener en mission, mais il ne savait pas s'il était prêt et Valmir père n'avait pas abattu toutes ses cartes dans la formation de sa progéniture.

Il prit pourtant le risque trois mois plus tard. Salim avait été accompagné par plusieurs assassins pour accomplir une mission sur le Continent Double. Cela fut une réussite. Le fils avait tout d'abord répugné le fait de prendre une vie, mais lorsque la sienne avait été en jeu, il dû passer outre ses sentiments. Les missions suivantes, Salim eut de moins en moins la nausée lorsqu'il prenait la vie. Il traitait cela avec indifférence.

Agathon décida que son fils était prêt pour devenir un assassin de la famille Valmir un an plus tard. Salim avait beaucoup pensé à sa mère. Il lui avait envoyé une lettre en cachette. Il avait respecté le souhait de son père en ne disant pas ce qu'il faisait et où il était, mais il voulait juste rassurer sa mère en disant qu'il était vivant. Lors d'une nuit plutôt fraîche, le père avait convoqué son fils dans la cour intérieure. Ce dernier, se doutant d'un entraînement nocturne, avait revêtu sa tenue d'assassin. C'était une tenue noire, légère, mais avec une fine côte de maille pour encaisser de léger coups. Cette dernière était un peu plus épaisse au niveau de la poitrine, pour protéger les points vitaux. Le point fort de cet uniforme était sa légèreté et maniabilité : cela permettait d'être furtif, discret et souple dans les gestes. Agathon arriva avec la même tenue d'assassin et six lames courtes. Cela étonna le fils, qui en plaisanta :


« -Depuis quand as-tu six mains père ? »
« -Recule veux-tu. Si tu ne veux pas y passer. » Se contenta de répondre le père.

Salim écouta et fit quelques pas en arrière. Pendant ce temps, le père disposa quatre de ses lames sur le sol, autour de lui. Il se débotta ensuite. Il voulut ressentir le sol sous ses pieds maintenant nus en bougeant ses orteils. En faisant cela, il apprenait beaucoup d'information sur sa zone d’entraînement. La fraîcheur de la nuit avait rendu le sol légèrement humide. Cela satisfaisait le père en tout point. Cela ancrait son corps encore plus facilement dans le sol. Un sol trop humide, boueux en somme, aurait ralentit ses gestes. Un sol sec lui aurait permis de jouir d'une agilité bien plus grande.

« -Ceci est la danse que nous a transmis le Musicien. Regarde. Et apprends. »

Agathon ferma les yeux. Il les rouvrit brusquement un instant plus tard. Il dégaina les deux lames qu'il avait dans son dos et commença à exécuter des gestes d'une rapidité et d'une souplesse jamais égalé. Cela sembla classique aux yeux de Salim. Mais la danse ne s'arrêtait pas là. Agathon prit une des lames entre ses doigts de pieds donna un coup dans le vide avant de lâcher l'arme. Cette dernière fut rattraper par le bras gauche de l'assassin, puis par l'autre pieds et enfin le bras droit de Valmir père. La lame avait été rejoint dans sa danse par les autres lames aux sols. Agathon donnait des coups dans le vides avec les différentes lames. Il couvrait tous les angles. Il n'hésitait pas à se battre sur une jambe, un bras, ou de manière classique. Toutes les lames tournoyaient autour de lui, sans jamais toucher le sol. Lorsqu'il arrêta sa danse, Agathon avait trois lames dans chaque mains. Salim ne put qu'applaudir. Le père retourna auprès de son fils et dit :

« -Ceci requiert la force des anciens. Es-tu prêt à devenir un vrai assassin ? »
« -Oui père. » Répondit fièrement Salim.

Les deux hommes allèrent dans une petite pièce retiré du temple. Valmir fils ne s'était jamais aventuré en ces lieux. Le père poussa une porte et il se retrouvèrent devant une grande plaque de marbre, reposant sur un autel. Agathon alluma les quelques bougies de la pièce. Il prit ensuite un calice, qu'il tendit à son fils.

« -Remplis le de quelques gouttes de ton sang. Bande ensuite ta blessure et agenouille-toi devant l'autel. »

Le fils se coupa alors les veines de son poignée gauche. La douleur ne l'atteignait plus. Le rude entraînement que son père avait fait subir à son fils lui avait permis de passer au dessus de cela. Il banda ensuite solidement ses veines avec un linge et s'agenouilla, comme son père lui avait demandé. Agathon posa le calice sur l'autel dit à son fils :


« -Joins tes mains devant toi et lis ce qu'il y a écrit sur la plaque. »

« -Ô grande Lilith Valmir. Je me tiens devant toi en ce jour pour devenir un assassin. Je serai le protecteur, le bras armé du village. Accordes-moi pieds lestes, mains agiles, discrétion, visée juste. Donnes-moi l'agilité du chat, la souplesse du serpent, la force d'un dragon et la sagesse du singe. Ô grande Lilith Valmir, première protectrice du village, veilles sur moi comme tu as veillé sur mes ancêtres et s'il venait m'arriver malheur, pardonne mes pêchés et accepte cette funeste âme auprès des tiens. »

Salim resta un moment sans bouger. Son père était également immobile. Soudain, il sentit comme un frisson dans son dos. Puis il lui sembla entendre quelque chose au loin. Cela semblait se rapprocher. Salim eut du mal à garder les yeux ouverts. Il ne lutta pas. « Salim… Salim… Salim... » c'était ce que semblait répéter la voix. Puis en un instant, une vision, des images, défilèrent rapidement dans sa tête. Il n'y comprenait rien. Et puis plus rien. Il ressentit à nouveau la chaleur de la pièce.

« -Notre ancêtre vient de t'accorder sa bénédiction et te montrant la danse. » Expliqua Agathon.
« -Mais… Je n'ai rien compris aux images que j'ai vu. » Répliqua Salim.
« -Elle sont dans ta tête. L’entraînement permettra de déchiffrer ces images et de maîtriser la danse meurtrière. Ai confiance en toi, en ton corps, en ton ancêtre. Alors ces images deviendront des guides dans ton apprentissage, un chemin à parcourir. »

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MessageSujet: Re: Les Valmir: l'esprit de Toal   Mer 20 Aoû - 15:24           
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V.


Salim mit prêt de cinq ans avant de maîtriser la danse meurtrière de ses ancêtres. Il était devenu l'un des meilleurs assassins du groupe. Ce dernier s'était malheureusement réduit. Le frère d'arme Falco et son groupe avait trouvé la mort lors d'une mission qui s'était mal passé. Salim avait voulu venger la mort de ses frères d'armes. Il avait dû attendre une occasion. L'assassin avait parcouru de nombreuses fois les terres du Continent Double pour ses contrats. Il effectuait toujours ses tâches seules et les gratifiait toujours d'un succès. Il faisait du travail pour n'importe qui, tant qu'il pouvait payer. Salim était toujours heureux de ramener de l'argent pour le village. Il n'y était retourné qu'une fois, lors de l'enterrement de sa mère. Tout le village l'avait accueilli à bras ouverts. Il était fier d'avoir des gens sur qui compter. Le village n'avait que très peu subit d'attaque. Seuls quelques bandits égarés avaient subis le courroux des protecteurs.

La réputation de Salim sur le Continent Double augmentait en même temps que ses assassinats si bien que la Roi de Kerdereth lui-même demanda à l'assassin d'effectuer une tâche pour lui. Il devait tuer un groupe de personnes gênantes pour lui. Ce dernier avait promis une grosse somme d'argent en échange. L'assassin avait eu l'agréable surprise de devoir tuer les meurtriers de ses défunts frères d'armes. Il mit tout son cœur à la tâche. Ce jour-là, il avait effectué la danse meurtrière des Valmir, ce qui lui avait sauvé la peau d'une mort certaine.

Âgé d'une trentaine d'année, Salim était devenu le leader des assassins. Son père était tombé malade et n'avait plus la force de mener le groupe. Un jour somme toute classique, Salim fut convoqué en urgence dans la chambre de son père. Ce dernier était vraiment très malade et n'avait plus beaucoup de temps à vivre. Il était allongé sur son lit, faible. Le fils s'agenouilla à son chevet.

« -Mon fils. Je n'en ai plus pour longtemps. Je vais bientôt rejoindre nos ancêtres. Sache que même si je n'ai pas toujours été présent lors de tes jeunes années, tu as toujours été ma plus grande fierté. Je te souhaite toute la réussite que j'ai eu (il toussa longuement). Guide ce groupe aussi loin que tu peux. Continue de protéger le village comme tu le fais. (il  toussa à nouveau) Ah… grande Lilith... »
« -Je le ferrai père. Mais je compte changer quelque chose. Nous avons besoin nous aussi d'une proximité avec le village. Ces derniers ont le droit de connaître leurs protecteurs. Nous pourrons alors assurer une descendance et un futur au groupe, tout en perpétuant les traditions du village. »
« -Si tu penses que cela est bon… Je te fais confiance fils. »

Quelques heures plus tard, Agathon s'était éteint dans les bras de son fils. Ce dernier avait passé la soirée à prier ses ancêtres pour l'âme de son père. Il mit ensuite sa résolution en place. Le groupe rentra au village. Ils furent accueilli comme de vieux amis que l'on avait pas revu depuis longtemps. Salim se maria une guérisseuse nommée Barbara et ils eurent un fils, nommé Bastien Valmir. Salim diminua le nombre de contrat qu'il effectuait pour devenir le chef du village. Le nom Valmir assurait une protection presque « naturelle » au village. Salim retournait souvent au temple, dans les montagnes de l’île de la Connaissance, pour prier ses ancêtres et utiliser les lieux pour former les jeunes générations au maniement de la lame.

[Au cas où je le précise]

FIN!!!!!

[précision terminée]

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MessageSujet: Re: Les Valmir: l'esprit de Toal              
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Les Valmir: l'esprit de Toal

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