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 Le village de Toal

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MessageSujet: Le village de Toal   Dim 1 Déc - 12:18           
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[HRP: Bien le bonjour à tous et à toutes en cette matinée ensoleillée! Vous trouverez ci-dessous la légende du village dont est originaire Tibara. Pour plus de clarté, je l'ai fais en trois partie que je posterai séparément. Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne lecture et à plus tard dans un rp!!]





I.
La nuit tombait sur le village de Toal. Un feu avait été allumé sur la place du village. Quelques personnes s'étaient réunies. Un vieil homme fumait un calumet en regardant vers le feu.

"-Papy! Papy! Raconte-moi une histoire!"
"-Calme-toi mon petit. J'arrive. T’ai-je déjà raconté comment le village s'est créé?"
"-Non Papy. Raconte-moi!"
"-Très bien. Cela remonte à presque 200ans en arrière, lors d'une après-midi ensoleillée et tranquille..."

***

200ans plus tôt...

"-On va l'avoir! On va l'avoir!" Encouragea un chasseur.
"-Je te suis!" S'écria son partenaire.

Ils redoublèrent d'effort pour poursuivre leur proie. Celle-ci, un cerf, courait dans la forêt à toute vitesse. Il sautait les branches mortes et les arbustes d'une très grande facilité. Le cerf entrevit son point de fuite. Il arriva à une cascade. Par chance, il réussi à la traverser grâce à un arbre mort, qui faisait le lien entre les deux berges. Voyant dans ce passage une opportunité de tuer leur proie, l'un des chasseurs utilisa son arc et visa. L'animal poussa un dernier cri avant de tomber dans la rivière. Le deuxième chasseur se jeta à l'eau pour aller le récupérer. Il le tira jusqu'à la berge, où son compagnon l'aida à le sortir de l'eau.

"- Quel proie! Nos femmes seront contentes!"
"-Je ne te le fais pas dire. Bon, à qui est-ce que revient l'honneur de le porter jusqu'au village?"
"-Normalement c'est ton tour."
"-Quoi? Je ne crois. Il y a deux jours, tu as sauté ton tour!"
"-Je ne m'en souviens pas." Plaisanta le chasseur.
"-Laisse-moi te rafraîchir la mémoire."

Le deuxième chasseur se chamailla avec son ami. Ils plaisantèrent plus qu’ils se battaient. Mais cette ambiance bonne enfant leur avait fait oublier leur environnement. Un ours affamé avait été attiré par l'odeur du cerf mort et par le bruit. L'ours observa la scène. Il y avait deux bêtes qui le séparaient de son repas. L'animal, pourtant peureux, décida d'attaquer devant les gestes plus ou moins agressifs des bêtes.
Les deux chasseurs avaient fini de se s’embêter. Il y en avait un au sol et l’autre par dessus, l'immobilisant.

"-Je crois que j'ai gagné!"
"-Derrière toi! Un ours!"
"-Mec tu pourrais faire plus original. On m'a déjà fait plus original."
"-Sérieusement! Fais gaffe!" Cria le chasseur au sol.

Le deuxième homme, ayant sentit la crainte de son collègue, se retourna. Il ne vit que trop tard l'ours. Par instinct, il protégea sa tête avec ses bras. Cela lui sauva la vie, du moins sur le moment, car il se reçu un grand coup de patte en direction de sa figure. L'homme roula sur la berge avant d'arrêter sa course dans un peu d'eau. Le deuxième chasseur tenta tant bien que mal de se relever et de dégainer un couteau en même temps. Seulement l’ours était plus rapide et plus fort que lui.

« -Merde ! Allez Réveille-toi mon frère! » Cria-t-il envers son collègue.

Mais ce dernier ne semblait pas vouloir bouger. L’Ours, enragé par les gestes de la bête, l’attaqua. L’humain offrit un peu de résistance, mais il allait rapidement flanché. Soudain, une musique se fit entendre à travers les arbres. Elle était douce, calme, tranquille. *Ca y est, c’est la mort qui vient me chercher* Pensa le chasseur. Cela était faux, car l’Ours ne l’attaqua plus. Il grogna mais recula, ce qui permit au chasseur de ce relever. La musique semblait plus proche que lorsqu’il était au sol. L’homme se tourna vers la provenance du son. Un homme inconnu était en train de jouer dans une petite flûte. Il observa ensuite l’Ours, qui semblait être calme. Le musicien continuait de jouer tout en avançant. Puis, arrivé à hauteur du chasseur, s’arrêta de jouer et dit :

« -Allez enfuis-toi ! »

L’Ours, qui semblait avoir compris le message, s’en alla à travers les arbres. Le chasseur observa la fuite de l’animal avant d’observer l’homme qui venait de lui sauver la vie. Il était impassible, calme. Lorsqu’il tourna la tête, il sourit au chasseur avant de lui indiquer de la tête la rivière. Ce dernier, revenant à la réalité de l’instant se précipita vers son ami. Il était bien sonné et saignait au niveau de la joue et du bras. Mais concrètement, il était en vie. Le chasseur appliqua des bouts de tissus sur les plaies et dit :

« -Il faut retourner au village pour chercher un guérisseur ! »
« -Ou est votre village ? » Demanda le musicien.
« -Un peu plus au nord. »
« -D’accord. Prenez votre proie, je m’occupe de votre ami. Je vous suis. »
« -Merci infiniment monsieur. »
« -Remerciez-moi quand votre ami sera tiré d’affaire. »

Ils prirent chacun leur affaire et marchèrent aussi vite qu’ils pouvaient vers le village. Le chasseur, plus endurant que le musicien, l’avait légèrement distancé. Il alla donc chercher sa femme dans sa hutte. Après une rapide explication, elle le suivit jusqu’à l’entrée du village, où le musicien venait à peine d’arriver. Il posa le second chasseur au sol et recula. Il souffla un instant. La femme du premier chasseur commença immédiatement les soins. Une petite foule s’était formée autour de l’événement, prêt à aider.

« -C’est profond mais réparable, dit-elle. Il a perdu beaucoup de sang. Son âme n’a pas été touchée, c’est un bon point. Il n’a besoin que de soins physiques. Transportons-le chez lui ! Je le soignerai sur son lit. Il me faut de l’eau et des serviettes ! » Ordonna-t-elle à la foule.

Tout le monde savait quoi faire. Personne ne se marchait sur les pieds. Le partenaire du chasseur resta avec le musicien et l’invita dans sa hutte. Ce dernier ne refusa pas de s’asseoir et de boire un peu. Le chasseur, même inquiet, resta auprès du musicien. Il n’allait pas le laisser seul alors qu’il venait probablement de lui sauver la vie et celle de son ami.

« -Ce soir, vous mangerez avec nous. Je ferai cuire ce cerf en votre honneur ! » S’exclama le chasseur.

Le musicien répondit d’un geste de tête et l’homme de Toal alla voir comment s‘en sortait sa femme. La guérisseuse était en train de porter les soins. Elle transpirait beaucoup. Même si elle n’avait pas à soigner l’âme du blessé, elle devait utiliser ses pouvoirs pour refermer les plaies. Elle aurait pu le faire avec du fil mais l’urgence de situation lui avait fait prendre ce choix. De petites orbes vertes, semblables à des paillettes, sortaient des mains de la guérisseuse et tournaient autour de la blessure. Petit à petit, la blessure se réduisit. Une fois celle-ci assez refermée, elle arrêta son geste, car elle était épuisée. Elle prit une grande respiration avant de panser la blessure. Elle voulut se relever mes ses jambes refusèrent. Son mari vint alors l’aider à se lever. Ils quittèrent la chambre pour aller dans la pièce principale. Là se trouvait la femme du blessé.

« -Ton mari a besoin de repos. Tu t’en sortiras toute seule ? »
« -Oui, merci beaucoup. Tu as besoin de repos. Je panserai à nouveau ses plaies demain matin. Va manger et te reposer. »

La guérisseuse acquiesça l’ordre de l’autre femme, guérisseuse également. Le chasseur ramena sa douce chez lui. Elle marchait tranquillement en s’appuyant sur son bras. L’homme se demanda si le musicien s’était en allé ou non. Il voulait tellement le remercier. Lorsqu’il arriva dans sa hutte, le musicien ne s’y trouvait pas. *Mince, où a-t-il bien pu aller ?* Se demanda le chasseur. Il laissa sa femme se reposer et partit en quête de son sauveur. Il marcha prestement dans le village. Soudain, il entendit de la musique. C’était exactement le même instrument que dans la forêt. *Ça ne peut être que lui*. Il se fit à ses oreilles et se laissa guider dans le village. Il arriva sur la place principale. Le musicien s’y trouvait. Mais il n’était pas seul. Une troupe d’enfants se massait autour de lui. Ce dernier jouait de sa flûte, pour le plus grand bonheur des enfants. Le chasseur, ne voulant pas interrompre ce moment, retourna vers sa hutte et commença à préparer le cerf. En se concentrant, il arrivait à entendre le musicien jouer. Les sons lui firent le plus grand bien et l’apaisa. Même s’il était inquiet pour son ami, il ne ressentit plus aucun stress et son corps se détendit. Le musicien changea plusieurs fois d’instruments. Cela décrocha des « Oh ! » et des « Ah ! » chez les enfants. La nuit commençant à tomber, les enfants commencèrent à partir. Le chasseur revint vers la place, s’avança vers l’homme et lui dit :

« -Vous êtes quelqu’un d’un très grand réconfort. Je ne me suis pas sentit aussi apaisé depuis très longtemps. »
« -Ce n’est que ma modeste musique. Je voulais occuper les enfants, pour ne pas qu’ils voient votre ami blessé. Comment va-t-il ? »
« -Il a besoin de repos, mais grâce à vous, il est sortit d’affaire. Je vous dois une reconnaissance éternelle. »
« -Ce n’est que trois fois rien. Je me suis trouvé ici par hasard. »
« -Venez me raconter tout cela autour d’un bon repas. Vous êtes mon invité !»
« -Ce n’est pas de refus. »
***
Le vieil homme tira une longue bouffé de fumée. Il la recracha dans le ciel. L’enfant, qui avait suivis l’histoire depuis le début, s’impatientait de la pause du narrateur.

« -Que s’est-il passé ensuite ? Dit-moi Papy ! »
« -Il est tard mon enfant. Je te raconterai la suite demain soir. Maintenant va te coucher. »
« -Papy, avant d’aller dormir, dis-moi : Pourquoi la femme du blessé n’a-t-elle pas aidé la guérisseuse ? Tu as dit qu’elles étaient soigneuses toutes les deux. Je ne comprends pas. »
« -Vois-tu mon petit, deux personnes ne peuvent secourir une même personne en même temps. Chaque guérisseur a une magie différente. Et si on additionne ces magie sur une seule personne, cela peut lui causer plus de mal qu’autre chose. Comprends-tu ? »
« -Oui, en fait, la personne qui commence à soigner  quelqu’un s’en occupe jusqu’au bout. »
« -C’est exactement ça. Maintenant va dormir. »

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MessageSujet: Re: Le village de Toal   Dim 1 Déc - 15:27           
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II.


Le lendemain, le même enfant attendit autour du feu. Il avait un bébé emmitouflé dans ses bras. Il le berçait. Le grand-père était là, son calumet dans la main.



"-Tu es impatient n’est-ce pas?"
"-Oui papy. La suite! La suite!"
"-D'accord. »




***

Le chasseur se réveilla. Les rayons du soleil perçaient les volets de pailles et s’infiltraient dans la chambre. L’homme embrassa sa femme et la laissa se reposer. La veille, elle avait soigné son ami. De plus ils avaient parlé avec le musicien toute la soirée. D’ailleurs, où était-il ? L’homme de Toal se dirigea dans la pièce principale. Il avait installé un lit pour le musicien au coin du feu. Ce dernier ne se trouvait pas dans son lit. Il avait même plié consciencieusement les couvertures. Le chasseur sortit de sa hutte et essaya d’écouter son environnement. Il n’y avait pas de son de flute. *Serait-il parti ?* Se demanda l’homme. Par acquis de conscience il se dirigea vers la place. *Ouf il est là*. Le musicien était en train de montrer des danses aux enfants. Ces derniers s’amusaient comme des petits fous.
« -Vous voila ! » S’exclama le chasseur.



Le musicien stoppa ce qu’il était en train de faire et échangea une poignée de main avec le chasseur. Les enfants continuèrent de pratiquer ce qu’ils venaient d’apprendre.

« -Je vois que vous vous occupez des enfants. »
« -Oui. J’aime bien m’amuser avec eux. Et puis j’aime bien danser. Cela fait du bien au corps et à l’esprit. Vous devriez pratiquer. »
« -De la danse ? N’est-ce pas réservé à la haute société ? »
« -Pas du tout. Mais je ne pratique pas ce « type » de danse. Laissez-moi vous montrer. »



Le musicien alla devant les enfants et les motiva. Il tapa un rythme avec ses mains et il se lança. Les enfants le suivirent. Cela pouvait paraitre simple de prime abord, mais il y avait de la difficulté. Avec leur bonne humeur, les enfants avaient attiré certains adultes autour de la place. Le musicien-danseur s’arrêta et regarda la foule.

« -Prenez place ! Venez-vous amuser ! »



Certains adultes virent, d’autres restèrent à regarder. Le danseur réexpliqua les gestes à faire et tout le monde dansa. Les rire se firent entendre. Même le chasseur, pourtant un peu septique, y prit du plaisir. Mais il dû prendre congé, car il voulait aller voir sa femme et son ami.  La première allait bien. Elle mangeait du pain et du cerf froid de la veille avec un verre de lait. Il l’embrassa avant d’aller voir son ami. Ce fut la femme du blessé qui l’accueillît. Ils allèrent dans la chambre.

« -Il va mieux. Le repos fera le reste. Je dois remercier ta femme pour ce qu’elle a fait. Même si je suis également guérisseuse, comme nous toutes d’ailleurs, ta femme est la meilleure dans son domaine. » Expliqua la mariée.
« -Tu aurais fait la même chose pour moi. Je l’ai appelé en première par instinct, mais tu aurais été totalement capable de gérer la situation. »
« -Si tu le dis. » Soupira la femme.


Voyant son amie lasse et fatiguée, il eu alors cette idée :


« -Viens danser. Le musicien de hier, qui est un très bon danseur, est en train de faire danser la foule. Cela te changera les idées. »
« -D’accord. Laisse-moi lui changer ses bandages et j’arrive. »




Le chasseur attendit la femme devant l’entrée. Elle prit soin de son mari et l’embrassa dans son sommeil. Attentionnée, elle lui prépara quelque chose à manger. Les deux amis se dirigèrent vers la place. Il y avait de plus en plus de monde. Certains frappaient des mains, d’autres des pieds. D’autres encore, chantaient. Le danseur était de plus en plus noyé dans la foule. Tout le monde s’amusait. Le chasseur entraina inconsciemment son amie. Ils dansèrent pendant tout le matin. Les villageois, voulant faire durer le plaisir, amenèrent des vivres sur la place et un banquet improvisé commença. La femme du blessé retourna chez elle. Son mari était réveillé, mais pas levé. Elle l’aida avec le plus grand soin. Le collègue du blessé ne tarda pas à arriver.


« -Tu es debout ! Comment te sens-tu ? »
« -Oui. J’ai un mal de tête... »
« -Tu m’étonnes. Repose-toi. Prends soin de toi. » Rassura le chasseur.




Les chasseurs échangèrent une poignée de main émotive. Le musicien apparu dans l’entrebâillement de la porte. Ce dernier sourit au chasseur blessé.

« -Je vous dois la vie musicien. Que puis-je vous offrir pour cela ? Qu’est-ce qui vous ferrez plaisir ? »
« -Rien du tout. Je ne cherche pas un gain particulier. D’ailleurs je ne vais pas abuser de votre hospitalité. Dès que la fête sera fini : je m’en irai. »
« -Allons ! Restez un peu !, intervint le blessé. D’ailleurs, je ne vous ai pas invité pour vous remercier. »
« -D’accord. »




La chasse de l’après-midi fut bonne pour la plupart des chasseurs. Quelques jours plus tard, sans danser, la chasse fut maigre. Les chasseurs remarquèrent qu’ils manquaient de concentration, de calme. Ils étaient tous d’accord sur un point : il manquait de la musique, de la danse. Ils se mirent à chercher le musicien sur toute l’Ile. Ils le trouvèrent au pied d’une cascade, jouant de la flute. L’homme ne résista pas aux supplications des chasseurs. Ils lui demandaient de revenir. Il leur apprit ainsi toutes les danses qu’il connaissait et il joua tout son répertoire. La chasse fut bien meilleure. Mais pas seulement la chasse, l’ambiance du village fut au beau fixe. Les enfants se mirent à confectionner des instruments de musique sous les directives du mélomane.

***

« -C’est comme cela que la musique arriva au village ? » Demanda l’enfant.
« -Oui. Beaucoup d’enfants apprirent à jouer de la musique. Tout le village avait remarqué qu’avec un peu de musique, tout passait mieux. Les gens dansèrent pour le plaisir, mais aussi pour le courage, l’unité.» Expliqua le vieil homme.
« -Et c’est comme cela que les gens formèrent les binômes : un musicien et un chasseur. »
« -Oh non mon petit. Cela n’a pas était tout simple. Rapidement les gens se mirent à former des clans. Les musiciens trouvèrent les chasseurs trop brutaux et inversement, les chasseurs trouvèrent les musiciens trop « mou ». »
« -Ah bon ? Mais je ne comprends pas. »
« -Je t’expliquerai. Allez, rentre chez toi. Ta maman va s’inquiéter. Et le bébé va prendre froid. »
« -Oui papy. »




Le vieil homme termina de fumer son calumet avant d’aller se coucher à son tour. Il était perdu dans ses pensées. Il repensait à son histoire et à l’évolution du village.



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MessageSujet: Re: Le village de Toal   Dim 15 Déc - 22:34           
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III.

Le prochain soir, l’enfant attendit une nouvelle fois le grand-père. Ce dernier arriva, sans se presser. Le petit ne dit rien et attendit en silence. Comme à son habitude, le vieil homme alluma son calumet et prit deux bouffées. Il les recracha dans le ciel avant de dire :

« -Bien, où en étais-je ? »
« -Les musiciens et les chasseurs. Ils ne s’aimaient pas. »
« -Ah oui, très bien. Cela s’est sentit dix ans après l’arrivée du musicien… »

190ans plus tôt…

Deux jeunes hommes, à peine 18 et 17 printemps, s’entrainaient à l’épée. Pour leur sécurité, elles étaient en bois. L’un d’eux avait l’avantage. C’était le plus âgé. Il était légèrement plus grand et plus robuste. L’autre se contentait de défendre. Il était moins habile avec une épée que son adversaire.

« -Les garçons ! » Appela une fille.

Celle-ci se dirigea vers eux avec un beau sourire. La jeune fille, âgée elle aussi de 18 printemps, avait les cheveux blonds comme les blés. Elle est mince. Celle-ci ne laissait pas indifférent le plus vieux des deux garçons, ni le plus jeune. Ce dernier détourna alors la tête et regarda la fille. Les rayons de soleil frappaient la peau de la fille, rendant un magnifique reflet pâle. Ceci réchauffa le cœur du jeune chasseur. Mais cette vision de la beauté fut interrompue. Le chasseur se reçu un coup d’épée sur la tête qui le fit tomber à la renverse.

« -Hey ! Le combat n’est pas fini ! Regarde ton adversaire, sinon tu risques d’y passer. Je ne serrais pas tout le temps là pour te sauver la mise ! » Râla le plus vieux.
« -Je sais mais… »
« -Il n’y a pas de mais. Tu dois être imperturbable en combat. Les bêtes sauvages ne te feront aucuns cadeaux. C’est clair ? »
« -Oui mais… »
« -Arrêtez un peu de vous disputer, intervînt la fille. Karl, tu râles tout le temps contre lui, tu sais très bien que ce n’est pas un chasseur dans l’âme. »

La jeune fille s’agenouilla auprès du garçon et examina sa blessure. La douceur de ses doigts sur la peau du jeune homme lui fit accélérer ses pulsations cardiaques. La tête de la fille ne se trouvait qu’à quelque centimètre de la sienne. Il sentit son odeur, vit la beauté de ses yeux. Ils étaient d’un vert pétillant, déconcertant.

« -Tu n’as presque rien. Un petit peu de mon baume et ta blessure ne sera qu’un vilain souvenir. »

La jeune fille se releva et se tourna vers l’autre chasseur.

« -Karl, tu sais très bien que Fid est fragile. Tu dois faire attention. »
« -J’essaye de le rendre robuste, Adelys ! Mais je n’y arriverai jamais puisque tu le couves comme un poussin ! »
« -Je ne le couve pas ! Tu sais très bien que Fid n’est pas un chasseur ! Il préfère la musique. »
« -Bah ! Un vrai homme de Toal est un chasseur. La musique n’est qu’un divertissement ! Et puis de quoi tu te mêles ? Tu es une guérisseuse, comme toutes les femmes du village. Laisse nous tranquille. »
« -Seulement si tu arrêtes de l’embêter. »
« -Oui maman, bien sûr maman. » Se moqua le plus vieux.
« -Ce n’est pas drôle ! Allez viens Fid, je vais m’occuper de ta blessure. »

Ce dernier, timide et réservé, se laissa faire. Il rougit un peu de honte et se laissa guider. Il évita évidemment le regard de son collègue, surement noir. Vexé, il s’était retourné et avait croisé les bras. *Viens Fid, je vais m’occuper de ta blessure. Tsss… Tu verras un jour Adelys, je te montrerai que c’est moi le plus intéressant et ce jour-là je te demanderai en mariage.* Karl continua de ruminer avant de rentrer au village. Sur le chemin du retour, il eut une idée *Je sais ! Je vais chasser le plus gros gibier pour toi ! Comme ça tu ne pourras pas nier ma puissance !*

Le lendemain, une pluie torrentielle s’abattit sur le village. Avec cette météo, personne n’alla chasser. C’était le meilleur moyen de s’embourber ou de tomber dans un piège de la nature. Adelys était chez Fid, pour surveiller sa blessure. Elle n’était pas grave, mais la fille avait l’habitude de surprotéger ses amis. Fid, pour la récompenser, lui joua ses tous derniers morceaux qu’il avait composés. Il ne voulait pas l’avouer, mais c’était pour elle qu’il les avait écrits. La jeune fille l’écoutait avec un grand sourire, ce qui lui apporta un immense réconfort. Au bout d’un moment, la mère de Karl entra dans la hutte. Elle semblait inquiète et demanda aux jeunes :

« -Vous n’aurez pas vu mon fils ? Il n’est pas rentré depuis ce matin. »
« -Non madame. Ne me dites pas qu’il est allé chasser avec cette pluie ! » S’exclama Adelys.
« -Il est partit ce matin sans me dire où il allait, mais je pensais qu’il se trouvait avec vous. »
« -Nous allons le retrouver, Dit Adelys en se levant. Fid tu me suis ? »
« -Oui…oui. »

Le garçon n’était pas confiant de sortir sous la pluie. Mais il n’allait certainement pas laisser son amie seule dans la nature. Il prit son instrument de musique –on se savait jamais- et une épée qu’il emprunta à son père. Les jeunes adultes partirent en direction de la forêt. Ils connaissaient assez Karl pour savoir qu’il s’était surement mis dans le pétrin tout seul. La pluie rendait le sol glissant. Plusieurs fois, Adelys dû se tenir à Fid.

« -Ou est-il à ton avis ? » Demanda Fid.
« -Je ne sais pas. »

Un cri déchira le routinier bruit de la pluie. C’était la voix de Karl. Elle provenait de la rivière. Avec la pluie, cela devait être un vrai terrain glissant. De plus, certains monstres aiment sortir pendant la pluie. Fid espéra que rien n’était arrivé à Karl. Même s’il pouvait être dur, Karl était un bon chasseur et un bon ami.

« -Je crois qu’on a la réponse. » Dit Fid.

Les deux amis se dirigèrent vers la rivière. Les flaques d’eaux étaient de plus en plus importantes. Adelys vit enfin Karl. Elle poussa un cri d’horreur quand elle vit dans quelle position il était. Il se faisait attaquer par des batraciens géants. Ils mesuraient un mètre de long pour un mètre de large. A six contre un, il ne pouvait pas faire grand-chose.

« -On doit l’aider !, S’alarma Adelys. Fait quelque chose ! »

Fid avait aussi peur qu’elle, mais il se devait de ne pas le montrer. Il dégaina son épée et fonça dans la mêlée. L’arrivé de son ami remonta le moral de Karl.

« -Qu’est-ce que tu fous là ? »
« -On est venu t’aider. »
« -On ? Ne me dit pas qu’Adelys est là ? »
« -Si. Mais ce n’est pas le moyen d’en parler. Dis-moi comment les battre. »
« -Ils viennent sans arrêt. J’ai beau en tuer, ils viennent encore et encore ! » S’exclama Karl.

Fid et Karl s’étaient mis dos à dos et repoussaient les grenouilles qui attaquaient. Lorsqu’une grenouille mourrait, une autre venait. Fid observa les batraciens. Un seul n’attaquait pas. Fid tua une grenouille. Le batracien exécuta alors un son. Une grenouille apparue sur le champ de bataille. *Ce doit être le chef. Si on le tue, on pourra réduire le nombre d’ennemis. Le son est simple. Si je peux le contrer avec ma flûte.* Pensa Fid.

« -Karl couvre-moi 2 secondes ! »

Fid planta son épée dans le sol et sortit son instrument.

« -C’est pas le moment de jouer de la musique ! » Cria le chasseur.

Mais Fid ne répondit pas. Il exécuta quelques notes avec sa flute. Un son dissonant en sortit. Ceci arrêta les grenouilles. Il continua de jouer. Les grenouilles prirent alors la fuite. Il ne restait plus que le chef. *Ce doit être un mâle.* Supposa Fid.

« -Karl, c’est le moment ! »
« -Je ne sais pas ce que tu as fais, mais finissons-en ! »

Les deux jeunes hommes foncèrent sur le crapaud. Celui-ci ne fit pas long feu. Fid rengaina son arme et fit signe à Adelys que le danger était écarté. Celle-ci se précipita vers Karl. Il ne s’en était pas rendu compte, mais il avait besoin de soin. Adelys n’avait pas tout à portée de main. Elle lui appliqua quelque soin mais ils devaient le ramener au village. Fid, qui n’avait plus peur, le prit par le bras et par la taille.

« -Allez mec. On va te ramener. »
« -Désolé… »

Fid n’eut pas le temps de répliquer. Des chasseurs arrivèrent pour les aider. Une fois au sec au village, Adelys soigna Karl. Il avait plusieurs blessures mais aucunes n’étaient fatales. Par contre, additionnées, elles pouvaient faire mourir quelqu’un. Fid était au chevet de son ami.

« -Dis-moi, qu’est-ce qui t’a pris de jouer de la flute en plein combat ? » Demanda le blessé.
« -Je ne sais pas, j’ai compris que les grenouilles obéissaient au son du crapaud. Alors j’ai tenté de faire l’inverse. »
« -C’était une bonne tactique. Mais risqué. »
« -Je sais, mais tu m’as protégé. Et toi ? Pourquoi étais-tu partit seul sous cette pluie ? »

Karl regarda dans la direction d’Adelys, qui avait le dos tourné. Fid avait suivi les yeux de son ami et compris. Il se retourna dans le lit avant de dire :

« -Rien de spécial. Je voulais te dire : j’aime bien ta musique.»

Fid laissa son ami se reposer et sourit. Il alla vers Adelys et l’embrassa sur le front, ce qui la surprit. Elle n’avait pas l’habitude qu’il soit avenant, lui si timide.

« -Prends bien soin de lui. C’est un très bon chasseur. »

Fid ne laissa pas le temps à la fille de répondre et sortit de la hutte. Il avait une idée et en parla au chef du village. Ce dernier écouta avant de répondre : « c’est une bonne idée ». Fid avait demandé au chef de former des groupes de chasse composés de musiciens et de chasseurs. Les premiers soutenaient les seconds avec la musique. Quelques groupes furent crée et les chasses furent correctes. Il y avait encore quelques ajustements à faire mais l’idée plu au village.

***

« -Et c’est ainsi que des groupes se formèrent. Les musiciens apprirent à soutenir les chasseurs. Les familles arrêtèrent de se disputer pour savoir s’ils devaient être chasseur ou musicien. Les jeunes avaient montré l’exemple. Depuis, les groupes sont formés par affinités. Il arrive que ce soit des frères ou des amis qui forment les groupes. Une fois l’affinité trouvée, un rituel est fait autour du feu avec le chef du village. Les deux personnes doivent présenter leur poignet droit entre deux feux. Grâce à une incantation magique, un tatouage se forme à cet endroit. Celui-ci permet de savoir si son coéquipier est en danger ou pas, quelque soit la distance.» Expliqua le vieil homme.
« -Dit Papy, qu’est-ce que tu es toi ? Musicien ou Chasseur ? Il y a toujours des crapauds géants à la rivière ? Pourquoi il y a une fête tous les ans ?»

Le grand-père ria de bon cœur.

« -Doucement mon petit doucement. Tout d’abord les crapauds ont été chassés de la rivière, mais certaines rumeurs, ou légendes, disent qu’il existe un gros crapaud vivant prêt d’une cascade. Il ne sort que pendant la pluie. Personne n’est arrivé à le chasser, ou du moins, personne n’en ai revenu. Ensuite les fêtes annuelles sont célébrées en l’honneur de la musique. Elles sont à la date où le musicien est arrivé au village. Et puis, pour mon cas, c’est une longue histoire…»
« -Tu me la raconteras ? »
« -Un jour, mon petit, un jour. Bon va te coucher mon enfant, il se fait tard. »

L’enfant se leva et rentra chez lui. Tibara, 8 ans, venait de trouver sa voie.

« -Je serrais le plus grand musicien du village ! »

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Le village de Toal

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