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 La vagabonde et le rôdeur [Pv Esezael]

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MessageSujet: La vagabonde et le rôdeur [Pv Esezael]   Dim 28 Juil - 17:20           
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Madame prendra bien un verre ?
Mademoiselle… Oh non merci j’ai déjà relativement mal à la tête. Vous n’auriez pas plutôt de quoi me sustenter après un long voyage ?
Mais bien sûr mademoiselle. Vous venez de loin ?
Certes, on peut dire ça comme ça. Du nord dirons-nous
Je vois, vous cherchez quelque-chose ? Si je peux vous être utile.
Je cherche le repos. Et j’espère le trouver par ici.
Il n’y a pas plus reposant qu’une contrée désertique Madame. Vous y trouverez tout le repos nécessaire. Qu’est-ce que je vous sers ?
Mademoiselle…  Vos tartes forestières ont l’air plutôt appétissantes…
Excusez-moi. Une tarte forestière ! Qu’est-ce que je vous mets d’autre ?
Une chambre pour ce soir c’est possible ?
Ah mais bien sûr mademoiselle ! Installez-vous, ça ne sera pas long.

A travers la vitre grisâtre quelques pauvres âmes passaient de-ci de-là. Partie à l’aube même, la souveraine avait gagné un petit village, le plus au sud de son pays. Ici le temps qui s’égrainait au rythme des nombreux grains de sables du désert tout proche paraissait très dissemblable à celui qui s’écoulait dans le nord. Alidane savait bien qu’elle avait nettement moins d’emprise dans cette région, trop loin des lames de ses soldats. Des mouvances rebelles y voyaient le jour de-ci de –là, on distinguait d’ailleurs parfois quelques hommes nomades aux allures peu commode et bien armés, qui ne portaient aucun blason sur leur tunique. La révolution attendait Alidane au bout du parcours, sauf si elle redressait la situation, mais depuis ces étranges attaques de monstres sa marge de manœuvre se réduisait de jour en jour. Elle avait changé ses ordres aux armées pour qu’elles passent d’un statut de répression de la population à un statut de sauvegarde du pays. Ses troupes patrouillaient en ce moment même, non plus pour empêcher la population de commettre des actes répréhensibles envers sa majesté, mais pour exterminer le plus de monstres possibles et déterminer d’où ils venaient. D’après certaines rumeurs, le redoutable monstre des marais qui régnait en maître des Infranchissable aurait même quitté sa cachette…
Ces mesures pour les armées avaient remporté du succès, ainsi que celles qu’elle avait prises ensuite pour verser aux villes une somme nécessaire à la construction de remparts solides, mais il restait cependant un problème. Partout, on la disait complice des monstres, de la force maléfique qui les commandait. Or, il n’en était rien. Bien au contraire, la reine faisait tout son possible pour maintenir la tête de son royaume hors de l’eau. Mais ce n’était pas ce que pensaient les gens, et plus encore qu’avant, elle craignait pour sa couronne. Les armées ne pistaient plus les rebelles à son régime, ils étaient donc libre de faire ce que bon leur semblait, de recueillir toujours plus de troupes, alors qu’elle-même n’avait plus de temps à perdre à parlementer avec son peuple et à faire campagne pour augmenter sa popularité. C’était pour elle un temps révolu, et elle déclinait de jour en jour. Elle ne comptait toutefois pas baisser les bras, et si elle avait quitté son château pour trouver le repos, elle avait aussi d’autres buts en tête.
Puisque le sud était la région où ses soldats patrouillaient le moins, c’était là que le plus de monstres pullulaient. Comme souvent, elle s’était donc éclipsée sans rien dire du palais pour voir ce que faisait la population de l’intérieur, c’est-à-dire au milieu des ruelles, en passant inaperçue. Peu de personne pouvait la reconnaître quand elle ne portait pas ses majestueuses toilettes, et qu’elle n’était si maquillée, ni coiffée, et sans ce dédain habituel qu’elle gardait sur son visage de souveraine. Elle infiltrait sa propre population, car elle avait des raisons d’être inquiète. La veille alors qu’elle se baladait comme à son habitude dans le palais, et qu’elle passait devant les nombreux miroirs vides de visages, son sang c’était glacé. Un homme qu’elle ne connaissait pas et aux yeux assassins se dessinait dans l’une des glaces. C’était absolument improbable, d’autant plus qu’elle était seule dans le couloir, et pourtant… A l’ouïe de pas un peu plus loin, elle avait sursauté et s’était retournée. Ce n’était qu’un simple suivant. Quand elle avait de nouveau fait face à la glace, l’homme avait disparu. Elle avait des raisons de penser qu’elle n’avait pas rêvé, et que ce mystérieux reflet avait quelque-choses à voir avec les monstres. Après tout, les reflets n’avaient-ils pas tous été bannis après Amendatir ?

Vous avez fini mademoiselle ?
Oui c’était très bon. Tenez, gardez la monnaie, c’est pour votre amabilité.
Me… Merci beaucoup, mademoiselle. Bonne… Bonne journée !

Alidane se leva et prit la veste qu’elle avait posée sur le dossier de la chaise de bois et d’osier. Le patron de l’auberge poussa la chaise derrière, la regardant partir estomaqué. Elle lui avait laissé trois fois la somme désirée. La reine ouvrit la porte de l’enseigne et sortit dans la rue. Elle enfila sa large veste et rabattit sa capuche. Dehors les gens allaient et venaient, tous armés. Plutôt peu commodes ces gens du déserts. Elle observa de loin la construction d’un rempart et passa voir son cheval à l’écurie qui avait été fortement éreinté par l’allure que lui avait imposé sa maîtresse pendant le voyage. Le marché se tenait dans la rue principale du village, face à un château seigneurial plutôt désert. Il était rare de trouver un marché ouvert jusqu’à 18h, et c’était bien l’heure qu’il était à ce moment. Mais ici les marchands ne comptaient pas leurs heures, et pendant que certains étaient dans les champs, leurs collègues s’égosillaient derrière les étals.
Dix lys le miroir en bois de hêtre !, criait une femme sous les regards parfois étonnés parfois intéressés. Dix lys le miroir !
La souveraine s’approcha, intriguée. Elle n’avait jamais vu de sa vie quelqu’un vendre un miroir sur un étal. C’était quelque-chose qui ne se faisait plus depuis des siècles ! Ceux qu’elle entreposait elle-même au palais étaient de véritables antiquités.
Excusez-moi, depuis quand vendez-vous ceci ?
La femme d’une quarantaine d’année, maigre et sèche, qui se tenait derrière l’étal, la regarda comme si elle était née de la dernière pluie.
Depuis quelques jours déjà. C’est pour détecter les mauvais esprits.
Les mauvais esprits ?
Ceux qui rôdent autour de nous dans le monde de l’invisible. On a tous besoin d’un miroir par ce temps.
La reine s’éloigna avec dans son dos deux yeux perçants qui suivaient son trajet derrière la multitude de petites glaces entassées les unes sur les autres. Elle-même avait toujours un vieux miroir brisé sur elle, peut-être en aurait-elle besoin prochainement. En attendant elle continua ses observations, réfléchissant une chose puis une autre. Elle acheta au bout d’un certain temps quelques fruits de belle taille qui lui faisaient envie, mais elle tamponna un homme dans la rue et les fruit s’envolèrent pour s’écraser sur un autres.
Pardon, je suis un peu distraite.
C’est pas une période à être distraite madame, lui lança l’homme qu’elle avait heurté.
Mademoiselle, corrigea-t-elle en continuant sa route vers les remparts.

~.~.~.~.~.~.~.~.~.~




Dernière édition par Alidane Dextrae le Mer 31 Juil - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vagabonde et le rôdeur [Pv Esezael]   Mar 30 Juil - 20:30           
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Encore une mission qui l'envoyait de l'autre côté du continent double. Ses deux dernières quêtes l'avaient forcé à sillonner tout Equalza et à assassiner une personne en pleine Kaélen. Il s'en était fallu de peu qu'il se retrouve en prison, pour peu que les gardes arrivent à le suivre à travers les bois. Mais il valait mieux ne pas retourner dans ces environs trop prestement: même s'il avait pris soin de masquer son visage, il n'était pas impossible qu'on le reconnaisse. Heureusement, on ne lui demandait pas d'aller en Jasdéran mais en Kerdéreth. A la pointe Sud de Kerdéreth. Le terrain désertique ne le mettait pas à son avantage et la distance séparant son auberge d'Aldaràn et ces steppes constituait un obstacle à l'acceptation de la requête. Mais Esezael n'avait pas le choix. Sa bourse, contenant l'essentiel de ses économies, ayant, mystérieusement, disparu pendant son sommeil. Sa rage, contrée par sa raison, ne put l'empêcher de se diriger vers cette lointaine destination. Le délai de la mission ne lui permettant pas de faire le voyage de façon régulière, il déroba un cheval dans une écurie proche de la ville et se rendit au bord du continent double, au bord du ciel.
Bien sûr qu'il s'était entraîné. Bien sûr qu'il avait essayé de voler. Et bien sûr qu'il avait réussi! Cependant sa nature de démon n'était connue que par ses parents adoptifs et il tenait à ce que cela reste le cas. Il avait une devise: "Moins ton ennemi en sait sur toi, plus tu en sais sur lui". En fait, ce n'avait pas beaucoup de sens, mais c'était ce qui dictait sa conduite. Voila pourquoi il s'était retiré, au bord du vide, pour prendre son envol. Chris n'aimait pas ces grandes ailes noires qui créaient l'effet d'une plaie dans le ciel. L'homme retira ses vêtements supérieurs et ses ailes prirent place là où il n'y avait, qu'un instant plus tôt, l'air pur d'Equalza. Il s'envola.
La sensation de l'air le long de son corps lui procurait un sentiment de bonheur suprême. Seulement il ne pouvait pas se permettre de profiter de l'instant à cause des vents importants qu'il affrontait déjà, des potentiels ennemis qu'il affronterait peut-être et de la fatigue qu'il affronterait sûrement. Sa destination était une des cascades que les fleuves formaient en se jetant dans le vide.
Epuisé par le voyage, il se ressourça au bord de l'onde quelques heures puis repris sa route. Il n'allait cependant pas en direction du désert mais le longeait par le nord: Chris tenait à se renseigner sur cet endroit encore inconnu pour lui. Un hameau finit par se dessiner à l'horizon. Peu de vie, aucun commerce. C'était parfait, d'autant plus que la nuit tombait. Chris s'adossa contre un mur dans une des seules ruelles de l'endroit et attendit qu'un homme sorte de chez lui. La filature commença. Le rôdeur n'avait pas mis sa bure mais ses vêtements noirs lui permettaient d'éviter une course poursuite s'il se faisait repérer: il est moins terrifiant de le croiser avec ces habits qu'avec une capuche sur la tête. L'homme fut rattrapé et le jeune démon le plaqua contre le mur. L'obscurité ne permettait pas de voir leurs visages respectifs.


Dis moi ce que tu sais à propos du désert.

Sa voix avait eu suffisamment d'effet sur l'indigène qui fit un rapide, mais complet, résumé de la vie dans le désert. Chris le remercia et l'assomma. Mais le jeune homme se sentait étrangement mal. Ce n'était pas dans son habitude d'extorquer des informations de cette façon, ou du moins, pas à des innocents. Il laissa quelques Lys sur le corps inanimé du pauvre homme.

*Je hais ces ailes*

Maintenant, il allait vers le désert, profitant de la nuit pour éviter le combat. Ses vêtements n'étaient pas faits pour marcher dans la poussière. Chris se changea donc intégralement pour une tenue plus appropriée aux vents des steppes. Mais le village où il se rendait se trouvait beaucoup plus proche que ce à quoi il s'attendait, ce qui lui permit de se mettre immédiatement au travail. L'investigation de nuit ne fut pas très efficace et il dut renoncer. Le but de sa mission était un simple cambriolage, ce qui était de plus en plus rare en ces temps troublés, mais cela devrait attendre le lendemain.
Au petit matin, Esezael consulta à nouveau son ordre de mission à l'auberge et constata qu'il avait en fait un peu plus d'une semaine pour l'effectuer et rentrer. Aujourd'hui serait une journée de repos, bien qu'il garda les oreilles ouvertes en permanence. Les étals de marchands connaissaient une importante clientèle, relativement à la taille de la ville bien sûr. Chris fut étonné de la présence d'une marchande de miroirs bien qu'il ne s'en étonna pas plus que ça. Il avait revêtu ses habits habituels et errait ainsi, dans la ville. C'est par hasard qu'il trouva la maison qu'il devait infiltrer. Un banc, adossé aux remparts de la cité, lui offrit un point d'observation alliant une grande discrétion et un point de vue quasi-parfait. Mais de la journée il ne vit pas âme rentrer ou sortir de cette demeure. Aux environs de six heures du soir, il partit en direction du centre ville, toujours agité. Observant tous ces habitants, il s'imagina leurs vies possibles: cet homme là était-il un simple paysan ou un chasseur redouté? Cependant, il fut interrompu par la collision que subit le paysan-chasseur avec une brassée de fruits. Mais ce qui attira l'attention du jeune démon, ce ne fut pas les fruits mais la femme qui les portait. Esezael était quelqu'un de physionomiste et il était certain de l'avoir déjà rencontrée, ou du moins aperçue. Il l'entendit exiger se faire appeler mademoiselle et vu le ton qu'elle employa, ce n'était pas la première fois qu'elle le disait aujourd'hui. Voilà un moyen de toucher une corde sensible. Il la suivit un moment et finit par l'aborder, emporté par sa curiosité.


Excusez-moi mademoiselle, mais je crois vous avoir déjà vu quelque part...



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MessageSujet: Re: La vagabonde et le rôdeur [Pv Esezael]   Mer 31 Juil - 15:49           
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Les remparts étaient illuminés par un soleil déjà plus frais qu’en milieu d’après-midi. Un soleil doré comme on en trouve que dans le désert, ces éclats rougeoyants brusquement apaisés par le sable chaud sur lequel l’esprit de la lumière harassé pouvait se ressourcer. La reine aimait son pays désertique. Quand elle il pensait, elle se faisait la remarque que vivre sur une terre placide d’herbe verte l’aurait profondément ennuyée. Elle aimait voir les dunes bouger au fil des vents, les oasis tantôt asséchées, tantôt gorgées de vie, l’air flouté par la chaleur au-dessus de ses steppes qui faisait danser la maigre végétation. Une lutte permanente de la nature, sur la nature. Beaucoup plus de leçons à tirer que d’une prairie de fleurs bigarrées.
Elle avait fait venir du bois du nord quelques jours plus tôt pour les travaux. Des murs de pierre surmontés d’une barrière de bois taillée de pointes. C’était un dispositif qui tenait à se montrer aussi dissuasif que défensif. Elle aperçut un Mage, qu’elle reconnut à la tenue traditionnelle de ceux qui considéraient leur classe comme un ordre à part entière, et fréquentaient les écoles de magie, formée d’une longue robe noire cintrée, peut appropriée au désert. Elle avait en effet confié à certains Mages de l’école de magie de Riéza la mission de jeter des sorts de protection autour des villes du pays, du moins pour ceux qui en avaient la capacité.
Elle observa un instant le manège qui s’organisait autour des murs, petit balais incessant d’allées et venues. La dizaine de personnes qui s’activait ici, autant de petites fourmis effectuant un travail répétitif et fatiguant, dansaient sous le soleil en costumes du désert, foulards, voiles, et autres tissus clairs ou sombres, relativement peu colorés. Se rapprochant de plus en plus, elle atteignit une chaîne humaine où les gens se faisaient passer des pierres à tour de bras. Devant le tas de pierre, et vérifiant qu’une mèche rebelle barrait bien son visage pour masquer au mieux ses traits, elle proposa son aide et souleva la rocaille pendant les 10 minutes nécessaires à acheminer ce qui restait du tas de cailloux.

Merci mais excusez-moi d’où venez-vous madame ?
Mademoiselle… Je viens de loin. Le plaisir est pour moi.

Elle repartit dans la rue en sens inverse quelques mètres plus loin, à l’ombre, et attacha ses cheveux en queue de cheval malgré la fraîcheur car soulever des pierres au soleil, elle qui n’était pas reine pour effectuer de pareilles tâches, avait fait perler quelques gouttes de sueurs sur sa peau. Ce fut à ce moment qu’elle entendit une voix qui venait de la rue à quelques pas d’elle, à ses côtés. Elle tourna son visage dans cette direction, sans réaliser au premier abord que cela pouvait se montrer imprudent face à quelqu’un qui disait l’avoir déjà vu. Elle le détailla à son tour, puisqu’il ne s’était pas privé de le faire pour elle. Un homme de taille moyenne à première vue, pas désagréable au regard (il faut dire qu’elle croisait relativement peu d’hommes désagréables au regard), en tenue de sombre. Bien, et que lui voulait-il donc ? Rien de particulier, semblait-il. Il aurait pu arriver les mains dans les poches que ça aurait fait le même effet. Un simple curieux ? Peut-être.
Il était armé, mais qui ne l’était pas en ces temps ? Porter du noir, ce n’était pas là chose rare non plus en son pays… Néanmoins les tissus dans lequel étaient faits ces affaires n’étaient pas les plus légers, ni les plus courants, qu’on puisse trouver dans le coin pour se protéger de la chaleur. Pas d’ici.

C’est que je dois avoir une tête très commune, répondit la reine sans animosité.
Rien ne prédisposait la conversation à se poursuivre. Sauf peut-être l’intérêt qu’elle portait à ce qu’elle trouvait intrigant, et qu’on l’interpelle dans la rue était un fait intrigant. Du côté de cet homme, elle continuait à penser que c’était un curieux. Elle n’était pas reine pour rien, elle savait quand même repérer ce que cherchaient les gens. A son regard sur les choses alentours, elle put également confirmer son intuition qu’il était étranger à cet endroit. Mais venait-il simplement de Kerdéreth ? Rien ne pouvait confirmer ni infirmer ses pensées.

Vous en revanche, vous ne devez pas en avoir une, puisque je n’ai pas quelque impression de déjà-vu. On se connaît ? Je peux savoir à qui je m’adresse ?
Dangereux petit jeu auquel elle jouait, celui de l’idiote un peu curieuse, et surtout innocente, insoupçonnable. Et en même temps un rien pouvait la faire reconnaître. Par exemple cette simple phrase que toute personne censée devrait logiquement répondre à sa dernière question. « Je suis Monsieur… , mademoiselle. Et vous qui êtes-vous ? » « Personne. » Cela l’amena à remarquer que cet homme l’avait appelé d’instinct mademoiselle. D’instinct… ou quelque-chose l’avait-il poussé à le faire ? Mieux valait qu’il s’agît de la première hypothèse. En attendant, elle devait réfléchir à un nom de substitution, car elle ne comptait pas se dévoiler aujourd’hui. Daniela De Xerat. Allons-y pour ce nom-là. C’était la seule idée qui lui venait. Jouer un nouveau rôle ne la dérangerait pas outre mesure.
Dans tous les cas elle ne comptait pas rester planter là comme une imbécile en attendant qu’il lui réponde. Elle reprit sa balade dans la ville. Histoire de tester sa nouvelle connaissance. S’il était vraiment curieux il la suivrait, sinon il se contenterait de répondre à sa question et de se faire planter là. Impossible. C’était lui qui l’avait interpelée tout de même. Elle adorait qu’on la suive sans raison apparente.


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MessageSujet: Re: La vagabonde et le rôdeur [Pv Esezael]   Lun 19 Aoû - 18:33           
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Le soleil était de retour. Aïla n'en était pas mécontente, pour le premier jour des vacances d'été qui, aussi bien pour les élèves que pour les professeurs, s'annonçaient merveilleuses. Le problème, c'était qu'elle n'avait rien prévu pour passer le temps pendant ces deux mois sans travail. Et elle avait toujours ce même problème, ce qui avait le don de l'énerver royalement. Elle décida donc, après des heures de réflexion et d'essais (infructueux) de retourner au calme, de s'isoler, prendre, pour une fois, de vraies vacances, loin de cette ville, dans un lieu où personne ne la connaissait et où elle ne connaissait personne. Seulement, quel lieu choisir ? Elle fouilla dans son logement et finit par y dénicher une carte des Terres suspendues. elle l'examina, pensive et en vint, sans raison apparente, à se demander combien de personnes, dans ces Terres, savaient lire une carte. Elle réfléchit longuement, mais il éyait évident qu'elle ne trouverait jamais seule la réponse, ne connaissant même part la moitié du quart du huitième des personnes vivant dans ces terres. Elle choisit d'élire domicile quelque temps à proximité d'un désert, au sud de Kérdéreth. Les valises furent vite faites, et elle partit, sa carte à la main, ne sachant pas trop comment atteindre sa destination.

Finalement, au bout d'environ trois semaines, un peu par hasard, elle se trouva devant une sorte d'auberge. Sans chercher à savoir où elle était, abandonnant sa carte sur un muret vers le centre du village. Elle décida de stopper son voyage en ce lieu, et entra pour réserver "pour une durée indéterminée".

Il était environ dix-huit heures trente quand elle ressortit de l'auberge, après s'être installée et un peu reposée... pendant près de deux heures. Elle décida de visiter le village, histoire de pouvoir à peu près se repérer par la suite. elle croisa nombre de personnes, dont une jeune femme étrange... Elle semblait ne pas être originaire de cette terre non plus... Elle lui adressa un signe de tête amical, mais elle était déjà loin... Aïla la vit offrir son aide à des constructeurs. Partant dans la direction opposée, elle erra, sans but, cherchant son chemin pour retourner au centre du village. Elle se retrouva bientôt près du désert.

Mince, je crois que je me suis un peu trompée...



(en cours)

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MessageSujet: Re: La vagabonde et le rôdeur [Pv Esezael]              
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