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 Missive piégée [PV Alidane Dextrae]

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MessageSujet: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Mar 30 Aoû - 23:23           
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    Une missive venait de m'arriver. Étrange, elle m'étais adressé personnellement et c'était Larea qui vint me l'apporter en personne. Il avait la mine méfiante et je le rassurais d'un regard avant de lui prendre la lettre des mains :

    « Je te remercie Larea, tu peux disposer a présent »

    Mais le dragon, sous sa réelle forme, resta devant moi et me regarda d'un air féroce. Apparemment, il avait vu l'émetteur de cette missive : Alidane Dextrae, d'où cette méfiance. Cependant, je lui ordonnais d'un regard de disposer et il s'envola, a contre cœur, dans un battement d'ailes furieux qui fit s'envoler de la poussière. Je le regardais sans sourciller en me demandant pourquoi Lady Alidane m'avais invité a Rièza, dans son royaume.
    Oli tourna la tête vers moi. En plus d'une « gouvernante », j'avais une conseillère à mes cotés. Je souris alors qu'elle me réprimandais par pensées :


    * Tu devrais te méfier de ce genre de missive Allen. Cela ne présage rien de bon *

    Peut être, mais le contenu de cette lettre m'intriguais. En effet, Lady Alidane semblait vouloir me parler de la cause des dragons et, lorsqu'on venait a parler de mon peuple, il était normal que je me sente concerné.
    Lentement donc, je regardais l'horizon, en communiquant mes intentions a Larea. Je ne voulais pas qu'il se fasse du soucis et lui demandais, par pensée, de garder le royaume de Jasérdàn pendant mon absence.
    Je demandais également a Oli de rester en dehors de tout ça. L'animal eut un cri indigné avant de s'envoler vers le château tandis que je reprenais ma forme de dragon rouge. Mon corps écailleux s'allongea donc et j'allais m'envoler cependant...
    En effet, Larea me barra la route. Le dragon noir s'était interposé et me regardais avec défi et inquiétude mêlée. Je repliais donc mes ailes

    * Larea ne soit pas si méfiant. Je n'ai rien a craindre. De plus, la bienséance me demande de répondre a cette invitation. Garde le château en mon absence et veille sur Oli s'il te plaît *

    Mais le dragon noir attaqua et me fonça dessus. Sans que je ne puisse comprendre quelque chose, j'étais plaqué contre le sol. Apparemment Larea ne voulait rien entendre donc il fallait encore que ça se termine par la force.
    Me relevant je dépliais mes ailes avec forces tout en ouvrant la gueule en montrant les crocs. Laera tenta de me mordre a la patte mais j'esquivais. Nous nous reculâmes donc et Larea me toisa tout en analysant les issues tandis que je faisais de même.
    Là où un œil extérieur voyait un combat a mort entre deux dragons, moi je voyais plutôt une sorte d’entraînement. Nous continuâmes donc d'attaquer chacun de notre cotés, l'un contre l'autre, jusqu'à ce que je ne montre des signes de fatigue.
    Larea s'était entraîné, cela faisait plaisir a voir. Me redressant sur mes pattes, je repris ma forme d'humain ailé pour poser ma main sur les ailes de mon intendant en prenant la parole :


    « Me voilà rassuré. A présent je sais que Jasérdàn ainsi que son peuple seront bien protégés. Je te félicite et suis fier de toi Larea »

    Le dragon noir se redressa également, comme un soldat qui se mettrait au garde a vous. Puis, il s'envola dans les airs pendant que je reprenais mon apparence de dragon. En quelques coups d'ailes, j'arrivais près de Rièza et me posais sur le sol.
    Cependant, je n'avais pas vu que je n'étais pas le bienvenu apparemment. En effet, des gardes armés m'accueillirent tandis que je m'attendais a croiser Lady Alidane. Montrant les crocs je me défendais en reculant. Larea et Oli avait ils eu raison de se méfier ? Étais je tomber dans un piège ? Cela semblait plus que probable

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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Mer 31 Aoû - 16:29           
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Accoudée à la rambarde du balcon de ses appartements, Alidane regardait avec orgueil son royaume qui s'étendait devant elle. La capitale déroulait ses ruelles sombres plusieurs mètres plus bas, les passants paraissaient insouscients, bien qu'il ne soit pas rare d'observer dans une impasse certains d'entre eux se faire détrousser ou agresser. Ses yeux erraient sans qu'elle sache vraiment où, ses pensées voguaient sur des eaux agitées par les tempêtes, sans que personne ne puisse rien en savoir.
Elle était rentrée au palais à la suite de la réunion à laquelle elle avait assisté avec les autres dirigeants, et bien que le côté sanguinaire de la capitale lui ait manqué, elle se sentait à nouveau étouffée par ses suivantes, tellement inquiètes pendant son absence, ainsi que l'agitation qui régnait dans son palais. De plus, la colère ne l'avait pas quittée depuis qu'elle avait revu ses deux voisins, et surtout depuis que le Sire Dionack lui avat annoncé une intrusion en ses terres. D'ailleurs elle envisageait à son encontre une vengeance qu'il ne risquerait pas d'oublier pour cet affront. Le problème résidait néanmoins dans le fait qu'elle ne savait pas encore en quoi elle consisterait.

Elle essayait en vain d'y réfléchir, mais elle n'avait décidément pas la tête à cela. Elle préfèra rapidement se lancer dans la contemplation d'une scène de meurtre dans la rue d'en face. D'habitube, les assassins étaient plus discrets, et ses gardes veillaient à conserver un minimum d'ordre. Toutefois rien ne vint à l'encontre de ces hommes qui dépouillèrent leur victime avant de la tuer. Il fallait dire qu'il n'avait strictement aucune chance face à eux, chétif comme il était... C'est alors qu'Alidane eut une idée.


* Non... je ne m'abaisserais pas à cela... quoique. *

Il était en effet scientifiquement prouvé que si elle mettait un terme à la vie du roi, celui-ci ne lui nuirait plus, et il aurait alors suffisemment payé pour ce qu'il avait fait... Non, elle n'avait pas le droit... Et pourquoi d'abord ? Elle avait tous les droits ! ... Alors quoi maintenant ? Elle était décidée ? Depuis le temps qu'elle mourrait d'envie de leur montrer, à tous ces ingrats, qui était Alidane Dextrae de Kerdéreth !
Aussitôt, elle se précipita vers l'intérieur, passa devant une série de miroir où on ne put la discerner. Alidane se rua jusqu'à son bureau, ouvrit un tiroir et en sortit une plume, un parchemin et un encrier. Puis elle essuya la plume sur un mouchoir pour en chasser toute trace de graisse, et s'apprêta à coucher les premières lignes sur le papier lorsqu'une pensée lui vint. Un assassinat était une chose qui se préparait ! Elle devait d'abord bien penser son acte.

Un frémissement la parcourut toute entière lorsqu'elle songea à toutes ces âmes qu'elle avait déjà volées, dont celle de son époux. Elle semblait soudain frêle dans sa longue robe diaphane, celle-ci qu'elle ne portait que très rarement, quand personne n'était suceptible de la voir. Elle était bien trop claire pour qu'elle ne se montre avec au milieu du beau monde, selon elle. Elle tenait à conserver son image. Cette robe était composée de plusieurs voiles de tissus fins et précieux, comme assemblés à la va-vite dans un drapé à l'air désordonné qui trouvait sa source au niveau de la poitrine, et n'avait pas de manches. Peut-être que si le visage de la reine n'avait pas été si dur, elle aurait pu lui apporter une note angélique.

Alidane passa près d'une heure à mettre son plan en place. Le roi dragon n'avait aucune chance de s'en tirer avec elle ! Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle regagna son bureau, torturant par moment ses cheveux de ses doigts. Elle écrivit d'une écriture un peu trop rapide, même si elle tentait de s'appliquer le plus possible. Il fallait qu'Allen Dionack ne se doute de rien. Puis elle la fit porter par l'un de ses messagers, auquel elle demanda instamment de se dépêcher, sans quoi il aurait de gros problèmes. Ses pensées s'agitaient dans sa tête comme elle pensait au crime qu'elle s'apprêtait à commettre. Elle savait au fond d'elle que ce n'était pas du tout une bonne idée, mais cela ne l'intéressait pas. Elle était tout simplement aveuglée par sa soif de vengeance (même pour un fait mineur), par sa soif de sang.

Pendant plus d'une heure, elle resta alongée sur son lit, l'esprit vide. Elle avait repoussé les affaires du royaume au lendemain, et n'attendait l'arrivée du roi de Jasdéràn que dans une demie-heure. La suzeraine pensait se changer dans ce laps de temps, mais elle était pour l'instant bien trop obnubilée par le plafond qui s'étendait au-dessus d'elle. C'était d'ailleurs la première fois qu'elle remarquait cette fresque à droite de la porte d'entrée qui courrait jusqu'à son lit et elle se promit de la faire remplacer.
À peine voyait-elle un autre détail qui l'énervait qu'elle entendit du bruit dans la grand-cour. Ses gardes hurlaient quelque chose d'indistinct mais qui sonnait comme une alerte à ses orielles. Brusquement anxieuse, elle se leva, gagna en trois pas son bureau sur lequel elle se saisit son poignard, et avança lentement jusqu'au balcon. Au milieu des jardins qui occupaient la cour au pied de la façade de pierres noires, elle distingua le dragon rouge qui était sensé lui rendre visite aux prises avec ses gardes.


* Déjà ?!*

L'affrontement tournait au vinaigre. Si elle n'avait pas été si sûre de ses projets, Alidane aurait laissé ses hommes faire le sale travail à sa place. Mais elle sortit vivement de la pièce dont elle claqua la porte, sa robe flottant derrière elle. Ceux qui la croisèrent dans le couloir semblèrent surpris de la voir, néanmoins ce n'était pas ce qui la préoccupait. Elle déboucha dans les jardins, son pas si déterminé et son regard si dur que son accoutrement jurait étrangement dans le décor. Les plantes idylliques qui l'entouraient, destinées aux yeux des visiteurs plus qu'aux siens, ne changèrent rien à sa colère alors qu'elle s'approchait à grand pas. À une vingtaine de mètres de la scène, elle hurlait déjà, plus énervée que jamais :

GARDES ! Reculez immédiatement ! Qui vous a donné la permission de vous attaquer à ce dragon ?

* Il est à moi !*, faillit-elle ajouter.

Les hommes étaient abasourdis. En général, on les punissait parce qu'ils laissaient entrer une personne qu'ils auraient dû intercepter, et voilà qu'aujourd'hui on leur demandait de laisser le passage à un inconnu ! En habitués des colères de la reine, ils se reculèrent toutefois prestement et se mirent en garde, se redressant avec un air de peur dans les yeux.


Bien votre Majestée.

Alidane Dextrae était satisfaite, elle les repoussa dédaigneusement avant de se planter devant Allen, un sourire trop tranchant pour être vrai plaqué sur le visage.

Si vous voulez bien me suivre.

Sans attendre de réponse, elle s'élança du même pas qu'elle était venue vers son palais. Sous le soleil, sa robe scintillait, ce qui la rendait encore plus étrange. La reine se rappela alors qu'elle la portait toujours, et que son poignard était encore dans sa main. Elle étouffa un juron.

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Dernière édition par Alidane Dextrae le Ven 2 Sep - 11:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Jeu 1 Sep - 12:45           
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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Ven 2 Sep - 11:24           
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Dans quelle situation s'était-elle encore empêtrée ? La voilà, plantée au milieu du jardin, faisant fi des convenances avec sa Majestée Allen Dionack de Jasdéràn, qu'elle comptait d'ailleurs assassiner, dans cette robe... un poignard à la main. Qu'aurait dit sa mère en la voyant ?
Aussi idiot que cela puisse paraître, ce qui lui avait fait reprendre ses esprits un court instant était sa robe. Ce morceau de tissu qu'elle se retenait tout juste de qualifier d'abominable lui faisait penser à ses parents. Elle savait se qu'aurait dit sa mère si d'aventure elle s'était trouvée là. Elle là voyait presque, près du massif à sa droite, son nez dédaigneux et son dos droit, les bras croisés, la fixer d'un regard accusateur.


* Tu as l'air d'une souillon dans cette tenue. Que fais-tu là, immobile, pendant qu'un invité de marque attend ? Tu veux prendre racine ? C'est comme cela que je t'ai élevée peut-être ? Et tes convenances « Majesté » ? Quelle honte aurais-je à ta place. On voit même cet affreux bandage à ton épaule. C'était nécessaire vraiment. Et tes corsets où sont-ils ? Et tiens-toi droite bon sang ! *

L'illusion était plus vraie que nature. Elle avait vraiment l'impression que sa mère était parmi eux, qu'elle la sermonnait une énième fois. Alors sans même y prêter attention elle se redressa. Son enfance la rattrapait bien plus vite qu'elle ne l'aurait cru.

* Laisse-la donc tranquille, fit une autre voix surgie de son passé. Ma puce, comment tu trouves la robe que je t'ai offerte ? Je suis ravi de te la voir porter. Elle te va comme un gant. *

Son regard s'adoucit alors qu'elle se retournait. Derrière elle, près du kiosque au centre du jardin, son père. Il avait toujours le sourire si doux qu'elle lui avait connu, et ses cheveux en bataille malgré tous les efforts de sa mère pour les discipliner rien qu'un peu. Le même sourire commençait à naître sur ses lèvres, celui-ci qu'elle lui avait si souvent rendu, quand elle se rappela qu'ils étaient morts tous les deux. Ils disparurent dans la seconde, happés par le néant, et la trêve prit fin.

Alidane cacha le poignard dans un repli de sa robe et mena le roi à l'intérieur. Elle s'aperçut bien vite qu'il lui avait parlé mais qu'elle n'avait rien entendu. Pour rattraper ce mal, elle se mit en tête de l'observer. Par le Reflet comme il avait l'air énervé ! Elle ne lui avait jamais vu un tel air. Surprise, elle se dirigea vers le salon où elle l'invita à prendre place à ses côtés avant de s'enfonçer dans un fauteuil. Elle devait absolument se reprendre avant de commettre d'autres erreurs. Son plan était tombé à l'eau, il fallait qu'elle en trouve un autre, et sans qu'Allen ne s'en doute. Elle commença donc à réfléchir tout en prenant la parole, avec un visage le plus sincère possible :


Je crains d'avoir manqué au protocole. Il faut croire que votre arrivée m'a tellement surprise que j'en ai oublié l'usage. Je n'attendais votre venue que bien plus tard mais vous avez l'air d'avoir accouru aussitôt après que l'on vous ait livré ma missive. C'est tout à votre honneur bien sûr.

Où avait-elle la tête vraiment ? Non, là elle était trop courtoise. Allen allait se douter de quelque-chose. Elle se composa donc l'expression si dure qui la caractérisait, la nuançant d'un sourire à peine marqué. Puis elle défroissa sa robe d'un revers de la main avant de se remettre à réfléchir. Si elle le tuait maintenant, cela ferait mauvais genre, assassinat à la va-vite, et ce n'était pas digne d'elle. En plus il risquait de hurler ce qui ameuterait à coup sûr ses suivantes, et son sang allait tacher les meubles. Déjà qu'elle allait être la principale suspecte du crime une fois celui-ci commis puisqu'elle serait la dernière à l'avoir vu, il resterait des preuves et des témoins oculaires. Elle serait certainement pendue sans concessions. Il fallait donc qu'elle attire Allen vers l'extérieur de Riéza, afin qu'on le voit ressortir du château. De là elle n'aurait qu'à... dire qu'il avait malencontreusement chut du bord du continent, qu'un monstre l'avait fauché ou bien simplement qu'elle l'avait perdu en route. Elle avait enfin son plan, sauf qu'il fallait trouver une raison pour l'attirer à l'extérieur et que, pour l'instant, elle n'en avait pas. Elle n'avait qu'à jouer un peu avec la nourriture avant de passer à table.

Le salon était richement meublé comme toutes les pièces du château. Et ici encore des miroirs s'étalaient sur les mur, reflétaient même la pièce au milieu des fresques du plafond. Cela pouvait s'avérer quelque peu étouffant, surtout que l'on ne s'y reflétait pas à l'intérieur, que la pièce s'y répétait à l'infini dans un jeu de reflets étourdissant. Alidane aimait bien travailler sur le malaise de ses invités, c'était un fait établi, et peut-être ces glaces faisait-elles partie de l'effet qu'elle voulait donner. Mais elle ne voulait pas qu'Allen se perde dans ce cadre ou bien il serait par la suite impossible de le faire sortir.


Après cet accueil disons... mouvementé, je crois que allons pouvoir commencer à parlementer. Je vais faire servir à boire dans mes appartements, nous y seron plus à l'aise et à l'abri de domestiques trop indiscrets...

Alors qu'elle allait poursuivre, son regard tomba sur l'une des entrées de la pièce. Il y avait eu un mouvement juste là, il y avait à peine deux secondes. Elle était sûre d'avoir vu la tignasse de la plus jeunes de ses suivantes disparaître derrière le mur. Alors comme ça on écoute aux portes ? Alidane s'excusa et se leva, se pressa jusqu'à la pièce d'à côté. La gamine était bien là, et elle ouvrit de grands yeux effrayés lorsqu'elle la vit débouler. La suzeraine se pencha vers elle pour lui murmurer, sur un ton sans équivoque :

Tu as de la chance que nous ayons un invité tel qu'Allen Dionack petite sotte, parce qu'autrement je me serais occupée de toi personnellement. Quoique tu ne perdes rien pour attendre.

La suivante frissonna. Elle la congédia d'un geste avant de revenir vers Allen, une main sur la hanche. Alidane lui demanda de la suivre et elle le dirigea vers ses appartements, l'entraînant de ce fait dans une série de corridors, et happa un valet en passant.

Notre meilleur vin dans mes appartements pour notre invité.

Celui-ci s'inclina avant d'aller chercher le sommelier. La suzeraine ouvrit les portes de ses appartements, et s'installa dans un siège devant la table basse, en désignant un autre au Sire Allen.

J'espère que vous aimez les vins d'Évola Messire.

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Dernière édition par Alidane Dextrae le Ven 2 Sep - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Ven 2 Sep - 18:32           
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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Dim 4 Sep - 12:19           
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Le liquide vermeil inondait les verres. La surveillance d'Allen était retombée. Elle n'avait plus qu'à trinquer... oh, elle savait déjà à quoi : à sa santé bien sûr ! Elle était décidément d'une perfidie sans bornes. Alors pour ne pas tout de suite avoir à lever son verre, et en grande amatrice de la boisson, elle apprécia le vin qu'on venait tout juste de lui servir. Sa couleur lui rappelait toujours plus celle du sang, couleur qui se mariait parfaitement avec les arabesques flamboyantes de la tapisserie de ses appartements. Puis elle se décida enfin à trinquer et lança, sur un ton presque charmeur tant elle se laissait déjà envoûter par le vin :

À votre santé Messire !

Pendant qu'elle goûtait sa coupe, toute sa maîtrise disparut brusquement. Alors qu'elle aurait dû mettre plusieurs minutes pour la finir, elle ne prit que quelques misérables gorgée et se fit resservir. Elle avait un léger mal de crâne, mais rien de bien méchant. La vue un peu floue peut-être ? Elle ne s'en rendit pas compte, abîmée qu'elle était dans la contemplation du breuvage. Et alors qu'elle terminait son deuxième verre et partait pour un troisième, Allen, qui lui avait tout juste fini sa première coupe, l'appela d'une voix étranglée. Comme dans un rêve, elle commença à se sentir flotter. Elle le vit qui se relevait, les ailes frémissantes, et se transformait en dragon, écrasant en partie ses meubles, avant de s'effondrer. Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle compris l'empleur de ce qu'il se passait. Le vin ? Empoisonné ? Elle fixa le liquide qui oscillait alors que sa main tremblaient de plus en plus, avant de laisser tomber le récipient de cristal qui alla se fracasser sur le tapis. Le rouge se répandit sur le sol tandis qu'Alidane se sentait vaciller. Et elle n'eut que le temps de voir des ombres s'avancer vers eux avant de se sentir sombrer, et d'aller rejoindre son verre sur le sol.

« Attendez Mademoiselle ! Attendez ! Ne bougez pas tant, voyons !

Oh, mais dépêchez-vous Isabelle. Je vous dis que je vais être en retard !

Un âge où on pouvait encore lui donner des ordres sans craindre la pendaison. C'était si bizarre d'y retomber... La princesse attendit qu'on lui donna bien l'autorisation de se lever et elle sauta littéralement du siège, virevolta dans la chambre comme une hirondelle de retour au printemps. Ses suivantes tentèrent de la canaliser un moment mais, comme cela restait vain, elle préférèrent plutôt lui laisser sa joie de vivre, radieuse qu'elle était dans la robe que venait de lui offrir le souverain son père. Elle avait l'air tellement enthousiaste ! La porte claqua alors, et la jeune fille s'arrêta aussitôt de tourner sur elle-même. Sa mère entra, raide comme un piquet et la démarche solennelle. Elle venait examiner sa fille qui s'était automatiquement redressée à son arrivée. Madame Dextrae en fit le tour, mains sur les hanches, ses yeux se faisant inquisiteurs. Les suivantes encourageaient l'Altesse par des gestes dès que sa Majesté avait le dos tourné, ce qui provoquait chez elle un rire qu'elle tentait tant bien que mal de retenir.
Enfin, la suzeraine s'arrêta, toutes les femmes dans la pièce retenaient leur souffle. Certains valets étaient même venus épier la salle depuis la porte, collés contre les murs de pierres claires encore apparentes à cette époque qui s'alignaient dans le couloir. Sa Majesté se redressa encore plus, si c'était possible, et dévisagea sa fille restée immobile tout au long de l'examen.


Cela ira. Mais arrange-moi cette mèche qui dépasse de ton chignon.

Bien Madame.

La « mèche » qui dépassait de son chignon, c'était sa frange. Alidane n'en tint pas rigueur à sa mère, qu'elle avait toujours dû nommer « Madame ». Celle-ci quitta la pièce et le silence perdura. Les valets dans le couloir guettaient le moment où elle disparaîtrait à un coin. Lorsque cela fut fait, des félicitations fusèrent un peu partout dans la pièce. L'euphorie était devenue générale. Ne voulant surtout pas contrarier sa mère le jour de sa présentation, l'Altesse s'empressa de retenir sa frange par une barrette en argent qui irait bien avec sa robe et courut dans le couloir, ses suivantes à ses trousses, la course rendue difficile par ses talons.

Elle arriva au niveau de la salle du trône et défroissa sa robe. Depuis cet endroit, contre le marbre du seuil, elle distinguait uniquement ses parents. Pourtant elle savait qu'Ils étaient là et surtout, qu'Il était là. C'était la première fois qu'elle allait se retrouver en face de lui, son coeur battait à tout rompre. Le souverain de Kerdéreth lui adressa un clin d'oeil encourageant et alors, sans plus hésiter, elle s'avança dans la pièce... »

Une impression de froid lui fit reprendre connaissance. Elle ouvrit difficilement les yeux et entrevit les sous-sols de son palais. Une masse rouge et floue se trouvait à l'extrême droite de sa vision, brillait par endroits. Elle s'examina elle-même. Sa robe était tachée de rouge. De rouge ? Elle était blessée ? Non, se rassurer, à l'odeur ce n'était que du vin. Néanmoins elle sentait ses bras lui faire mal et découvrit lorsque sa vue se précisa que quelques bouts de cristal y étaient plantés.
Sa tête lui tournait. Que s'était-il passé ? Elle reporta son attention sur le mur de droite. À son pied, un dragon qu'elle reconnut comme étant Allen Dionack était enchaîné au sol. Elle se releva avec toutes les difficultés du monde et tenta de se servir de son pouvoir de Mage pour user les chaînes du souverain (tant qu'il était ainsi assommé il ne risquait pas de la voir, et sa réputation de reine ténébreuse n'était pas en danger), mais elle se heurta à une résistance magique. Elle se rabattit ainsi sur la porte qui s'opposa de même à toutes ses tentatives.

Alidane ne comprenait pas ce qu'il se passait. Elle était dans son palais ! Qui avait le droit de la retenir captive de la sorte ? Personne. Qu'on la relâche immédiatement alors ! Elle se mit à hurler cela en tambourinant contre la porte. Elle entrait dans une rage folle. Ceux qui avaient commandité cela allaient le payer !

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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Dim 20 Nov - 13:59           
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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Lun 21 Nov - 21:53           
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VOUS ME LE PAIREZ !!! VOUS M'ENTENDEZ ? SORTEZ MOI DE LÀ TOUT DE SUITE...

Les mots moururent dans sa gorge alors qu'elle partez dans une quinte de toux. La main contre le battant de la porte, elle glissa lentement jusqu'au sol, haletante. Sa vision lui semblait altérée, et ses hurlements lui avaient bouché les oreilles. La rage au ventre et dans le coeur, les cheveux en bataille et la haine dans le regard, elle releva franchement la tête pour un dernier cri qui finit de lui couper la voix. Elle mit une main devant sa bouche pour toussoter encore un peu, la poussière de cachots rendant son humeur d'autant plus massacrante. La moindre de ses respirations était à présent un morceau de lutte, une vengeance personnelle. Un frisson lui parcourut le dos et lui fit lever la tête. Dans le brouillard de ses idées noires, Allen Dionack aparut alors juste assez tôt pour qu'elle l'entende prononcer les paroles qu'il lui jetait au visage. Alidane sera les poings, se colère redoublant. Elle se dressa dans la seconde de toute sa hauteur et avança à grands pas vers lui, le saisit par les cheveux, profitant de l'impossibilité que le roi dragon avait de se défendre.

Croyez-moi sur parole sire Dionack, murmura-t-elle pour que sa voix ne marque pas un quelconque éraillement, s'il était de mon ressors de vous tuer tout de suite, je le ferai ! D'ailleurs parlons du but de votre visite. Vous croyez que j'ai apprécié l'intrusion de votre conseiller sur mes terres ? Vous croyez que votre incompétence ne me pousse pas à penser que, pour votre dignité même, il vaudrait mieux que je vous évince de votre trône ?, elle s'était remise à crier à présent, plus ulcérée par elle-même que par autre chose, Mais bon sang me pensez-vous vraiment assez stupide pour venir moisir avec vous si je voulais vraiment vous tuer en cet instant, hein ? Et le vin... le vin ! J'aurais dû le voir venir ! C'était un coup monté, pour sûr !

Au bord de la crise de nerf, la gifle d'Alidane partit toute seule, et Allen en prit malheureusement pour son grade. Il fallait croire que ce n'était pas leur jour, ni à l'un ni à l'autre. Néanmoins cela ne sembla pas bouleverser Alidane plus que ça. Elle se précipita à nouveau vers la porte sur laquelle elle tambourina de toutes ses forces. Ses mains ce matin encore parfaitement lisses étaient maintenant couvertes d'égratignures, et cela n'allait pas aller en s'arrangeant. Elle avait l'air alors d'être entrée dans un état de furie tel que rien ne pourrait plus l'arrêter.

Résignée au bout d'un quart d'heure, du moins pour un moment seulement, elle fit mine d'entamer un rapide tour de la pièce avant de se laisser tomber dans le coin opposé à sa position de départ. Elle fit place nette autour d'elle, en envoyant valser les cailloux à sa porté, dont certains décrivaient des trajectoires plus qu'étranges. Avec force, quelques frappèrent le plafond, ricochèrent au sol, heurtèrent la porte, et l'un d'entre eux atterrit même sur la tête du souverain enchaîné à quelques mètres d'Alidane.


Je vais tuer celui qui a commandité ça. Je vais le tuer... Je ne sais pas qui c'est mais il ne vivra plus longtemps. Oh que non... Ceci ne restera pas impuni. Je ne vais pas me laisser emprisonnée dans mon propre château. Jamais de la vie une telle chose ne se produira. Non non non...

*Enfin si on ne nous tue pas avant. *

Sa rage se mêla d'appréhension. Elle ne pouvait pas mourir maintenant ! Pas comme ça ! Pas comme la risée du continent, celle qu'on aura poignardé dans le dos. Une telle chose était tout simplement envisageable ! La souveraine commença alors à échafauder dans sa tête un plan pour sortir des cachots. Elle dressa ainsi rapidement une carte mentale des maints couloirs qui menaient jusqu'à leur prison. Puis comme elle trouvait qu'elle ne réfléchissait pas assez vite, elle se mit à faire les cents pas dans la pièce.

Cette révolte ne peut pas venir de mes domestiques, ils n'ont pas accès aux cachots. Cela vient forcément de la garde, à moins que les deux soient de mèche. Ou alors c'est extérieur, et dans ce cas le château entier est complice ! Quelle horreur... Peut-être qu'ils cherchent quelque chose, mais quoi ? Enfin... ce qu'il faut c'est sortir d'ici d'abord, et sans être repérés. Ensuite, on pourrait sortir par le passage derrière le miroir de mon cabinet de lecture... Il n'y a que mon intendant qui le connaisse ! Mais s'il faisait partie de la rébellion ? Par le Reflet je suis fichue...

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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Mer 23 Nov - 18:49           
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MessageSujet: Re: Missive piégée [PV Alidane Dextrae]   Sam 10 Déc - 17:49           
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Elle avait l'impression que les murs prenaient de plus en plus de place autour d'elle. La pièce rétrécissait, et Allen lui donnait la migraine. Elle ne savait si ces sensations étaient un contre-coup de la drogue qu'on avait versé dans son verre... cela n'en restait pas moins désagréable. Elle se sentait oppressée et opprimée, comme un lion en cage. Son état d'énervement allait croissant, elle avait l'impression qu'elle allait exploser d'une minute à l'autre. Alors, pour ne pas ratatiner ce crétin d'Allen Dionack elle préféra se relever, lentement, marcher d'un pas rendu hasardeux par ses maux de tête, et se défouler contre la porte, ce qui lui fit plus de mal que de bien. Sa conduite n'était pas vraiment digne d'une grande Dame, mais elle savait être connue pour sa façade charismatique et ses déboires le reste du temps, cela ne l'inquiéta donc pas outre mesure, d'autant plus qu'elle n'estimait pas assez le roi dragon pour se montrer convenable envers lui. Sa colère reflua alors petite à petit, libérant une par une les cellules de son corps qui se détendit progressivement. Le trop plein d'émotion laissa place à la fatigue et elle se laissa tomber à terre, juste en face d'Allen. Ses yeux étaient plantés dans les siens mais son visage était sans nul doute plus amène et plus libre de sa hargne passagère. Ses traits étaient tout à coup plus sereins et elle poussa un soupir destiné à évacuer les dernières traces de sa colère.

Allen Dionack vous êtes un crétin, et un crétin sacrément englué dans ses idées qui plus est, laissa-t-elle tomber, mais sans animosité cette fois. Essayez de m'épargner vos réflexions sur ma personne s'il vous plaît. Les rumeurs ne font pas foi selon mon jugement, et je pense pouvoir avancer que personne ne me connais assez bien pour pouvoir les véhiculer avec ne serait-ce qu'un semblant de mérite. Et gardez également pour vous vos manières de médiateur. Si vous croyez que votre calme face aux événements m'impressionne, vous pouvez vous fourrer le doigts dans l'oeil.

Voilà qui devrait pouvoir le faire taire quelques secondes, temps qu'elle mettrait à profit pour réfléchir. Voyons donc les possibilités qui se présentaient à elle. Possibilité un : attendre l'arrivée d'un éventuel rebelle salvateur, ce qui pourrait prendre des heures et rien ne garantissait qu'il pourrait vraiment leur être utile. Possibilité deux : attendre l'arrivée des mutins et leur faire savoir à qui ils avaient à faire, ce qui n'allait pas nécessairement fonctionner. Possibilité trois : rompre les chaînes d'Allen ; problème, elle venait tout juste de prendre conscience des fers qui lui enserraient la cheville et qui la reliaient à lui. Possibilité quatre : écouter le lézard dire ce qu'il avait à dire avant de songer à une cinquième possibilité. Bon... il lui semblait vaguement que la quatrième possibilité était la plus probante, ce pourquoi elle finit par reprendre la parole, pour une fois sans faire de reproche.

Néanmoins, comme vous le préconisiez un instant plus tôt, enterrons un moment la hache de guerre. Je crois avoir compris que vous sous-entendiez avoir une solution à notre lamentable situation ? En ce cas je vous écoute ! J'ai hâte de savoir ce que vous comptez faire...

La souveraine se cala plus confortablement contre le mur auquel elle était adossée. Elle n'avait pas pour habitude de se retrouver assise sur de la pierre, et sa mère le lui avait toujours déconseillé, arguant que s'asseoir sur matière aussi inconfortable n'était pas bon pour sa personne. Le manque de fauteuil douillet étant toutefois indubitable, elle n'avait pour le moment guère d'autre solution. Son dos la fit souffrir à cause d'une pierre plus tranchante que les autres, et elle dut revoir à la baisse son estime pour l'architecture de son château. Pourquoi, par le Reflet, avait-elle laissé les sous-terrains dans cet état tout à fait inconvenant ? Elle devrait, une fois remise à la tête de sa nation et avoir fait moisir les commanditaires de son enlèvement dans ces mêmes cachots, les faire rénover on ne peut plus rapidement ! Mais ce n'était pas le sujet qui devait la préoccuper pour l'instant. Elle chassa ses pensées de sa tête, et prêta plus d'attention au discours qui n'allait pas tarder à franchir les lèvres de l'otage qui lui faisait face.

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Missive piégée [PV Alidane Dextrae]

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